LA SUBSTANCE DU RAPPORT GALLOIS

Le travail d'influence et de sape de Louis Gallois sur un gouvernement désorienté

Première approche

Didier BERTIN -14 novembre 2012

révisé le 17 novembre

 

Le Rapport Gallois fait 14 066 mots et a pu être réduit à 1 965 mots en conservant sa substance.

Quatre types d'argument y sont développés qui donneront lieu à une analyse économique dans un second temps.

La clef de l'argumentaire de Louis Gallois est que la relance que François Hollande avait promise ne servirait à rien, si la consommation suscitée se portait sur des produits étrangers.

Il est vrai que les entreprises ont souffert d'un manque d'investissements et d'innovations  en raison de la prédominance financière des objectifs de leur gestion qui ont en fait révélé la rigidité et l'approche  tronquée de leurs dirigeants.

Louis Gallois met en avant l'avantage du développement de  l'industrie dont il est issu.  Sa formation est aussi atypique que celle de François Hollande: HEC et ENA et exclut tout caractère scientifique souhaitable dans l'industrie comme il le laisse entendre lui-même.

Louis Gallois n' a été un sympathisant socialiste que dans le cadre de ses études à l'ENA et est surtout  perçu comme un patron de grandes entreprises.

Son rapport néglige complètement les autres activités économique, les services, qui prennent généralement une part croissante dans les PIB des économies développés. L'Allemagne a maintenu son industrie particulière qui fait son image de marque, comme pour la France la grande distribution, le tourisme et la mode qui sont aussi des activités respectables. Louis Gallois est impressionné par l'Allemagne comme beaucoup de Français; le mot Allemagne revient un trop grand nombre de fois dans son rapport. Cette admiration française est d'ailleurs exploitée par General Motors pour sa filiale OPEL qui leur parlent en allemand dans ses publicités: "Wir leben Autos". Le premier ministre n'est d'ailleurs pas un économiste mais un professeur d'allemand. Même Angela Merkel se permet de nous proposer des plans de gestion économique.

Pour le moment nous nous contenterons de séparer les arguments favorables, des hypothèses économiques à vérifier ,des prises de position idéologiques de droite incompatibles avec le mandat donné aux élus par les électeurs. Ces hypothèses seront contrôlées dans un autre rapport.

Nous mettrons de coté la demande de promotion professionnelle  de Louis Gallois au cœur de ce rapport et cela est sans risque puisque le ridicule ne tue pas.

LE PLAN GALLOIS ANNOTE

Annotations en italique et rouge

1-Arguments favorables

• En 2010, les dépenses de R&D en France ont représenté 2,24 % du PIB. La France demeure parmi les pays les plus actifs de l’OCDE en matière de R&D publique.

• L’industrie française a encore de solides positions. Ce sont également de grands groupes puissants plus nombreux qu’ailleurs. Ils constituent cependant un avantage décisif dans la compétition internationale : les 200 premières entreprises françaises emploient 28 % des salariés des secteurs marchands. Elles réalisent 62 % de la recherche industrielle et 50 % des exportations.

• La France est une terre d’émergence de PME innovantes.

• Nos ingénieurs et nos personnels techniques sont bien formés et sont appréciés à l’étranger. • Il y a en France un acquis d’expérience et de compétences industrielles qui reste considérable.

 

2-Hypothèses économiques à vérifier  

• La compétitivité de l’industrie française régresse depuis 10 ans.

• le déficit croissant du commerce extérieur marque nos difficultés à la fois vis-à-vis des meilleures industries européennes et face à la montée des émergents. Mauvaise note pour les dirigeants.

• La perte de compétitivité industrielle est le signe d’une perte de compétitivité globale de l’économie française. L’industrie et les services qui lui sont associés sont clés; Ils sont les plus directement exposés à la concurrence internationale et sont la base du commerce extérieur.

• L’emploi dans l’industrie est plus qualifié que la moyenne et il a un effet multiplicateur plus fort sur les autres emplois. Certains services demandent aussi une forte qualification.

• L’industrie porte une très large part de la recherche et de l’innovation , en revanche, la dépense de R&D des entreprises françaises a représenté seulement 1,4 % du PIB contre 2.24% du PIB pour la dépense de R&D publique.

• La part de l’industrie  -hors construction- dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011, nous situant désormais à la 15e place parmi les 17 pays de la zone euro, bien loin de l’Italie (18,6 %), de la Suède (21,2 %) ou de l’Allemagne (26,2 %). L’emploi industriel -hors construction- s’est également continuellement dégradé : il est passé de plus de 26 % de l’emploi salarié total en 1980 (5,1 millions de salariés) à 12,6 %, en 2011 (3,1 millions de salariés), la France perdant ainsi plus de 2 millions d’emplois industriels en 30 ans.  L’accroissement de la concurrence étrangère, expliquerait entre un tiers et la moitié de ces destructions d’emplois sur la période récente (2000-2007). Nous aurions souhaité voir les chiffres avec la construction qui est une industrie importante.

• L’industrie allemande est positionnée sur un segment de gamme supérieur est moins sensible au facteur prix. C'est l'image de marque du mot allemand qui ne nous parait pas enviable.

• Les pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est bénéficient de coûts unitaires de production plus faibles que l’industrie française. Oui pour des productions à basse valeur ajoutée.

• Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été conduite à préserver sa compétitivité-prix au détriment de sa compétitivité hors-prix. En raison du manque d'investissement . Les industries françaises ont été contraintes de baisser leurs marges de 30 % à 21 % sur la période 2000-2011, alors qu’elles progressaient de 7 points en Allemagne.

• Cette évolution a eu pour conséquence de dégrader leur taux d’autofinancement (64 % en France en 2012 contre 85 % en 2000 et près de 100 % en moyenne dans la zone euro). Taux ou capacité d'autofinancement , avant ou après distribution avant ou après impôts.

• La raréfaction du crédit touche actuellement plus directement le financement de la trésorerie alors même que le crédit interentreprises reste défavorable aux fournisseurs. Mais est indispensable à la vente. Les entreprises se sont trop endettées et leur marges ont été réduites par les frais financiers.

• La principale préoccupation pour l’avenir concerne l’évolution du financement en fonds propres. elle reste de moitié inférieure à ce qu’elle était avant la crise (6,4 milliards d’euros levés en 2011 contre 12,7 mil liards d’euros en 2008), freinant la croissance des PME, notamment chez les acteurs innovants. La réticence aux fonds propres vient de la nécessité d'augmenter leur rendement. Certaines entreprise rachètent même leurs propre actions ce qui augmentent inutilement le recours aux banques.

• Les entreprises ne peuvent être exclusivement soumises aux impératifs souvent de court terme des marchés financiers; il faut le faire comprendre aux dirigeants.

• Il faut apporter un « ballon d’oxygène » aux entreprises pour l’investissement et d’amorcer la montée en gamme. Si les dirigeants n'améliorent pas leur gestion ce ballon ne sert à rien, s'ils l'améliorent ce ballon n'est pas nécessaire.

• En tout état de cause, le produit du choc de compétitivité doit être clairement orienté vers l’investissement et l’innovation, et non utilisé, pour des distributions de dividendes assez généreuses dans la période récente ou des augmentations de salaires. Mais le capitalisme est un système libre, les dirigeants feront ce qu'ils voudront; ils se vantent parfois de ne pas dépendre de l'autorité de l'Etat.

• L'Éducation est à la base de la compétitivité d’un pays. Elle mérite une priorité absolue et l’enseignement technique et professionnel ne bénéficie toujours pas de la priorité qu’il mérite même. L'Education doit rester indépendante car les besoins de l'industrie varient constamment. Il faut enseigner l'adaptabilité plus que la spécialisation.

• La seconde évolution concerne le crédit interentreprises. Par sa masse, il est cinq fois supérieur au crédit bancaire de trésorerie. Les fournisseurs hésitent à aller devant les tribunaux contre leurs clients. Poursuivre les clients c'est les perdre et après la faillite . Le crédit client fait partie du produit, nous pouvons décider d'acheter un produit plus cher avec un meilleur délai de paiement.

• Allonger la « durée » des contrats d’assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; le métier de banquier est de savoir transformer les ressources courtes en emplois longs.

• Nous proposons donc que toutes les décisions concernant la concurrence soient accompagnées d’un avis d’experts économiques et industriels, extérieurs à la Commission européenne. N'était-ce pas le cas jusqu'ici, j'espère qu'il y a erreur.

• Le niveau élevé de l’euro, a joué un rôle dans la divergence des économies européennes. Des pays ont bénéficié d’un euro fort qui réduisait le coût de leurs importations sans faire souffrir leurs exportations ; les pays exposés à la compétition par les prix comme la France ont souffert ; l’euro fort a pesé sur les prix à l’exportation moins  générateurs de marges et a stimulé les importations de produits manufacturés concurrents des productions locales.

Pour faire simple, l’euro fort renforce les forts et affaiblit les faibles.

Il faut donc que les avantages des importations ou des exportation équivalent toujours les inconvénients des importations ou des exportations, ce qui représente un point d'équilibre exceptionnel. Peut-être pense-t-on aux voitures allemandes qu'on achète sans regarder le prix parce qu'elle sont allemandes.

• Il conviendra, par ailleurs, de rapprocher Pôle Emploi et la Formation Professionnelle pour faire de la période de chômage une période de formation valorisante.

3-Arguments idéologiques de droite

• L’Allemagne a fait de surcroît des efforts significatifs sur les coûts par le transfert d’une partie des charges sociales sur la fiscalité et sur une modération salariale.  Cela a permis à l’industrie allemande de conforter ses marges, d’accroître ses investissements. Moins les industries ont de charges plus elles gagnent d'argent c'est une évidence mais les équilibres sociaux sont importants, un gouvernement n'est pas à la tête d'une épicerie.

• Cela suppose une confiance dans la capacité à  réussir et une confiance dans l’engagement des différentes composantes de la Société. C’est donc un pacte de confiance que le pays doit nouer avec lui-même. Expression grandiloquente et vide, il faut d'abord comprendre le système économique.

• Exemple de la Pologne. Pays où presque tout le monde vit sous le seuil de pauvreté européen et pourtant l'incapacité des dirigeants ne permet à ce pays de se développer. Le meilleur choix des Polonais est d'aller ailleurs. Dans ce pays on peut voter pour un parti de droite ou pour un  autre parti de droite.

• Les facteurs macroéconomiques sont essentiels, notamment le poids de la fiscalité lié au niveau élevé des dépenses publiques. Le fonctionnement défectueux du marché des services génère des surcoûts pour l’industrie. Les dépenses publiques sont celles qui concerne la solidarité est qui l'identité française.

• Le culte de la réglementation, couplé avec son instabilité, constituent un vrai handicap. La règlementation permet de faire régner la justice et d'échapper aux  jungles comme la Pologne.

 Les tensions sur l’emploi attestent de l’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins de l’industrie. Ces tensions attestent surtout l'existence d'une crise économique.

. Les visites et les stages d’enseignants et d’élèves à tous niveaux actuellement trop peu fréquents, permettraient une meilleure connaissance de l’entreprise et de son rôle dans la société. Leur nombre doit être sensiblement accru. Il conviendrait maintenant de faire de l’apprentissage une voie attractive pouvant être choisie à tous les niveaux de formation. Cela suppose, d’une part, que l’on prenne des mesures pour faciliter la recherche par les jeunes candidats d’une entreprise d’accueil et, d’autre part, qu’on aborde les problèmes cruciaux du transport et du logement des apprentis. Sarkozy avait aussi tenté d'encourager les stages emploi-formation,  mais cela ne marche pas car les entreprises ne veulent pas se consacrer à l'enseignement ou à la formation même pour un stagiaire qui travaille gratuitement.  La recherche d'un stage non rémunéré   est presque aussi difficile que celle d'un emploi. Les entreprises n'ont en général aucun sens du devoir et ne sont pas dignes de confiance; c'est un discours vide d'expérience pratique.

• Les entreprises industrielles souffrent, en France, plus que les autres entreprises de certaines difficultés d’accès au crédit. Les Banques octroient les crédits sur les facteurs de risque et ont eu à souffrir de nombreuses pertes. Le problème est que l'on ne comprends pas leur conservatisme en matière industrielle opposé à leur appétits pour les produits toxiques.

• Les fameuses entreprises de taille intermédiaire (ETI) industrielles capables d’innover, de développer de nouveaux produits, et de les exporter, qui font la force du tissu industriel allemand ou italien, sont en nombre très insuffisant sur notre territoire. Les PME allemandes sont traditionnelles , les PME italiennes et françaises constituent en moyenne des risques extrêmes. La taille garantit la résistance aux variations commerciales. L'analyse des risques pour le PME est la plus délicate.

• Enfin, le dialogue social est insuffisamment productif - Le marché du travail fonctionne mal. Les postures l’emportent sur l’écoute réciproque ; un climat de méfiance s’installe. La situation allemande est une longue tradition et n'est pas transposable.

• Jouer la montée en gamme, l’innovation et la productivité  et  S’appuyer sur ce qui marche ;

• Renforcer les partenariats et les synergies entre tous les acteurs de l’industrie. C'est l'affaire des entreprises et de leurs intérêts , l'Etat n'a rien à faire dans ce domaine.

• Cette politique requiert la participation  des entreprises, des partenaires sociaux, de l'État,  des collectivités territoriales et  de l’opinion publique. Il aurait fallu que les entreprises offrent des contreparties en échange des avantages qui leurs ont été offerts. Cela n'a pas été le cas.

• Le poids des actionnaires doit être équilibré, en privilégiant ceux qui jouent le long terme. A-t-on l'intention de choisir les acheteurs d'actions? ce n'est pas réaliste.

• La représentation des salariés dans les entreprises  de plus de 5 000 salariés, serait assuré au-delà des actionnaires et du management, par au moins 4 représentants  qui seraient, bien sûr, soumis à l’obligation de confidentialité. Cela est un faux avantage puisque ces représentants seraient tenus au secret. Il semble s'agir de paternalisme.

• Ce « choc de compétitivité » est, en fait, un « choc de confiance ».Le mot choc est repris sans cesse mais le plus grand choc sera pourtant réservé aux salariés qui devront financer les avantages offerts aux entreprises.

• Ce choc déchargerait d’abord le travail dans l’entreprise du poids du financement d’une partie des prestations sociales, notamment de celles de solidarité, en le reportant sur la fiscalité et la réduction de la dépense publique.  Ce serait d’ailleurs une mesure d’harmonisation avec la plupart des pays européens. Notre système qui pénalise le facteur travail dans les entreprises, alourdit leurs comptes et pèse donc sur l’emploi. Il s'agit donc d'un choc pour les salariés encore une fois.

• Nous proposons donc de transférer une partie significative des charges sociales de l’ordre de 30 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB, vers la fiscalité et la réduction des dépenses publiques, donc la réduction des avantages sociaux. Choc pour les salariés, consommateurs, pour l'économie.

 Le chiffre de 30 milliards vise à concilier une masse critique suffisante pour créer une « rupture », les contraintes d’une conjoncture déprimée et la capacité d’absorption du système fiscal dans un délai court. Les mots masse critique suffisante semblent signifier "symbole fort", soit un chiffre important mais un peu fixé au hasard.

• Ce volume représente la moitié de la perte de marge des entreprises depuis 2001. Pourquoi la faire porter par les électeurs?

• Le transfert porterait dans une proportion de 2/3 sur les cotisations patronales (prestations familiales et une partie des prestations maladie) et 1/3 sur les cotisations salariales ( la phrase de l'auteur est très mal rédigée et c'est ce que nous comprenons. Les salariés devront donc payer une grande partie des charges salariales.

• La hausse de certains taux de TVA devrait être envisagée (5 à 6 milliards d’euros). La TVA est une taxe injuste et antisociale et antisocialiste tant qu'elle ne sera pas substantiellement réduite ; la fiscalité directe est juste, la fiscalité indirecte est injuste mais elle est plus discrète et sournoise. Le changement ça n'est plus maintenant.

• Si l'on ne peut pas faire appel à la  TVA, la plus grande part devra provenir de l’ordre des 2/3  du relèvement de la CSG, soit l’équivalent de 2 points (20 à 22 milliards d’euros).La réduction à hauteur de 10 milliards des cotisations salariales réduit l’impact de ce relèvement sur le pouvoir d’achat. L'impact reste de 55%.

• Mais une nouvelle hausse de la taxe sur les dividendes ne paraît pas souhaitable. Nous pensions qu'il fallait encourager les investissements des profit; ce n'est donc pas vrai.

• Nous plaidons pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie.

• Nous devons élaborer un équivalent du « Small Business Act », comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME. Après l'exemple allemand , l'exemple américain (small Businses act et gaz de schiste).

• Création, au sein de la BPI, d’un produit constitué d’actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d’une rémunération privilégiée), pour faire face à des besoins de fonds propres pour des entreprises en croissance dont les propriétaires veulent garder le contrôle ; La BPI , c'est à dire l'Etat, c'est à dire les citoyens doivent fournir des fonds perpétuels et ne pas avoir de droit de regard sur l'argent de l'Etat.

• Les groupes privés déploient des stratégies mondiales mais ils veulent garder leurs racines en France. Affirmation gratuite.

• Retrouver le goût et l’optimisme de la science et de la technique est une responsabilité majeure que partagent tous les acteurs de la société : responsables politiques, médias, corps intermédiaires, entreprises, enseignants. Langue de bois.

• Les partenaires sociaux sont donc face à une responsabilité que l’on peut qualifier, "sans grandiloquence d’historique". Nous pensons qu’un nouveau pacte social, plus dynamique, adapté aux révolutions que nous traversons, est une clé incontournable de la compétitivité. Langue de bois.

• La reconquête de la compétitivité remettra en cause des situations et des postures établies mais elle  peut être un formidable projet collectif. Renoncer aux avantages sociaux serait formidable mais pas pour tous.

• Il faut jouer l’innovation et la qualité, l’esprit d’entreprise et la prise du risque, rompre les barrières et travailler ensemble, mettre en valeur les compétences , donner le goût du progrès technique, et stimuler l’intelligence collective. C’est de là que viendra la confiance, l’optimisme et donc le succès. Discours idéologique.

.Les chefs d’entreprises ont souvent le sentiment d’être « cloués au pilori » ; ils ont besoin d’être reconnus pour leur contribution au développement de  l’économie. Ils veulent qu’on leur fasse confiance. Leur goût pour l'argent facile au dépens de l'emploi, pour leur manque de d'intelligence  à long terme, leur manque d'investissement et d'efforts en R&D, justifient largement la défiance qu'il ont engendré.

.Il appartient à l’État de créer cette confiance. En effet et non pas en prenant des mesures incitatives avec l'argent de la Nation ou celui emprunté aux banques, mais en prenant des mesures directives. Inciter c'est bien, faire c'est mieux mais il faut  avoir le goût de l'effort et du courage au niveau politique.

 

4-Arguments pour la carrière de Louis Gallois

• Le Commissariat Général à l’Investissement (CGI) devrait être l’instrument de l’État au service de la préparation de l’avenir -rang de crypto-premier ministre ou président. Le Commissariat Général à l’Investissement a trop peu de missions  -plainte- alors qu'elle est dotée de cadres de haut niveau - ça ne ressort pas de ce rapport - venant aussi bien du secteur privé que de l’Administration, sous la tutelle du Premier ministre.

• Ce rôle doit être renforcé pour prendre en compte la priorité du redressement compétitif. Il conviendrait, bien sûr, que ses financements soient ré-abondés. Au-delà de son action « générale » en faveur de la recherche et de l’innovation, le CGI pourrait être porteur de trois priorités techniques et industrielles: Les technologies génériques, la santé et l’économie du vivant, la transition énergétique. Nous ne comprenons pas pourquoi un commissariat aurait un rôle aussi spécifique, à moins que des cadres de ces secteurs aient été recrutés par le CGI.