HONGRIE ET AFFAIRE KEPIRO

 

La Hongrie et l’affaire Sandor Kepiro

Didier BERTIN - 4 Avril 2011

Society for the Promotion of the European Human Rights Model

 

Dans le cadre d’un Etat dont le gouvernement devenu totalitaire a pris le contrôle des principales Institutions du Pays depuis Avril 2010 et établit la censure. La façon dont se déroule la procédure judiciaire à l’égard d’un criminel de guerre vient accroître la singularité de ce pays par rapport à ce que devrait être une démocratie de l’Union Européenne.

 

 Affaire Sandor Kepiro.

A la fin du premier conflit mondial les territoires allemands et austro-hongrois avaient été redéfinis et celui de la Hongrie réduit après avoir été a été séparé de l’Autriche. En 1940 la Hongrie redevint comme en 1914, un allié de l’Allemagne et de l’Italie et profita de l’invasion allemande en Yougoslavie pour reprendre un territoire serbe : la Voïvodine. Les Hongrois eurent ainsi l’impression de récupérer une partie de ce qu’ils avaient perdu.

 Il faut aussi noter que dès 1935 la Hongrie avait promulgué ses propres lois anti-juives d’abord sous l’influence du groupe fasciste les Croix Fléchées puis avait continué en 1941.

 La Hongrie avait créé un corps de Gendarmerie inspiré du modèle français et quinze officiers de la Gendarmerie et de l’Armée avaient décidé à partir du 21 Janvier 1942 d’épurer la Voïvodine des Serbes, des Roms et des Juifs de en commençant par la capitale Novi Sad.

 Ce massacre qu’ils ont appelé Racija, qui signifie Razzia, a semble-t-il été arrêté par la hiérarchie alors que 3 309 personnes dont 141 enfants avaient déjà été exécutés. Un des principaux exécuteurs était le Lieutenant Sandor KEPIRO. Les quinze officiers furent condamnés à des peines de prison à Budapest le 23 janvier 1944.

 Le 19 Mars 1944, les allemands qui craignaient que la Hongrie ne tente de négocier une paix séparée, envahirent le pays annulèrent les condamnations et obtinrent la promotion du Lieutenant Sandor Kepiro au rang de Capitaine.

 Le 4 avril1945, les dernières troupes allemandes défaites par l’Armée Rouge quittèrent la Hongrie et le Capitaine Kepiro recherché par les autorités russes s’enfuit en Argentine après un passage en Autriche. Le capitaine Kepiro avait été condamné à deux reprises par contumace pour le massacre auquel il avait participé.

 La chute du régime communiste a permis au Capitaine Kepiro de mettre fin à son exil et de revenir ouvertement vivre en Hongrie depuis 1996 où celui-ci a été plus tard localisé par le Centre Simon Wiesenthal.

Le premier procès qui a eu lieu le 8 octobre 2010 n’a pas été celui de Sandor Kepiro mais celui du  Dr Zuroff du Centre Simon Wiesenthal pour diffamation. Après une première relaxe  Sandor Kepiro a été autorisé à poursuivre en appel et le procès aura lieu ce 6 Avril, alors que ce n’est que le 5 Mai prochain que Sandor Kepiro sera jugé pour ses crimes.

 

CONCLUSION

 La commission européenne aurait dû demander l’annulation des mesures autoritaires prises par la Hongrie mais n’a rien fait à notre connaissance.

Les Etats-membres comme la France auraient dû intervenir mais n’ont rien fait.

La Hongrie a même été autorisé a présidé le Conseil de l’Union Européenne de Janvier à Juin 2011, ce qui semble symboliser un délitement de la morale de l’Union Européenne.

 

NB (8.5.11) :Le Dr Zuroff a été relaxé au cours du jugement en appel