La démocratie dans les pays de l'Est membres de l'UE

 

Les Pays de l’Est de l’Union Européenne

Le long chemin des Pays de l’Est membres de l’UE pour atteindre

les critères démocratiques européens

Liberté -Education- Lutte contre le Révisionnisme

Travail de mémoire concernant

 l’antisémitisme et  les régimes communistes

 

Didier E. BERTIN – 25 Janvier 2011

Nous suggérons que la distribution des subventions européennes soit restreinte aux membres qui respectent pleinement la Charte de Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.

 

Les récentes mesures dictatoriales en Hongrie visant à limiter la liberté d’expression sont un exemple parmi d’autres qui reflète le profond écart qui existe entre les Pays de l’Est membres de l’Union Européenne et les principes de base de l’Union Européenne. Il est nécessaire que ces pays appliquent strictement les principes de L’Union pour mériter d’y appartenir.

 

En plus de  cette action de la Hongrie, six des neufs pays de l’Est membres de l’UE comprenant une fois de plus la Hongrie,  ont tente de convaincre l'Europe de promulguer une Loi  de nature révisionniste mettant en cause le respect de la mémoire de la Shoah en la mettant au même rang que les crimes communistes et pouvant en conséquence accroître l’antisémitisme ancré de ces pays et limitant aussi le droit de libre d’expression concernant la Shoah et les crimes des Communistes. L'Union Européenne a refusé une telle loi mais refuse d'intervenir au plan national dans ce domaine.

 

Ces six Pays sont la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et la République Tchèque. Une loi criminalisant le déni des crimes communistes est déjà en place en Pologne, Lituanie, Hongrie et en République Tchèque

La culture persistante de l’antisémitisme dans ces Pays qui ont vu leur population juive presque entièrement exterminée avec parfois le concours des populations locales est particulièrement choquante.

 

Ces pays mettent en danger l’intégrité du souvenir de la Shoah que nous devons garder, car ils ont décidé que la Shoah était équivalente aux crimes des régimes communistes et menacent la liberté de ceux qui ne partageraient pas le même avis sur cette équivalence ou sur l’ampleur des crimes des régimes communistes.

 

Il faut noter que dans les Pays de l’est et en particulier dans les pays Baltiques l’antisémitisme traditionnel est amplifié  par une association faite entre Judaïsme et Communisme et en conséquence les Juifs sont doublement haïs pour ce qu’ils sont supposés être et pour leur prétendue association avec le Communisme. Nous pouvons noter à ce propos le mécanisme fallacieux de l’antisémitisme, qui  partant d’une origine religieuse est amplifiée par les populations accusant les Juifs de soutenir les systèmes économique dont elles souffrent. Ce mécanisme totalement irrationnel  de haine rend responsable les juifs soit des problèmes engendrés soit par  le Communisme (Est) , soit par le Capitalisme(Ouest), selon  les circonstances

 

Ces considérations révisionnistes tendent à diminuer l’importance des Crimes Nazis plus qu’elles n’accroissent celles des crimes des régimes communistes.

 

Ainsi un représentant de la Lituanie a récemment indiqué que sous le régime communiste 440 000 Lituaniens avaient dû fuir le Pays et 275 697 avaient été exilés tandis que 21 556 opposants au régime soviétique avaient été tués et 25 000 autres étaient morts à la guerre. Ce représentant a aussi déclaré que ces faits étaient comparables à la Shoah qui avait entrainé la mort de 200 000 Juifs en Lituanie. En fait 196 000 juifs ont été tués sur une population totale de 205 000  et bien sûr cette situation ne saurait être comparée à celle des Lituaniens qui n’ont absolument pas été l’objet d’une volonté d’extermination systématique par le régime communiste.

 

La Lituanie est dans une situation particulièrement mauvaise pour se prêter à ce genre de discussion étant donné que le pourcentage d’extermination des Juifs dans ce pays a été le plus élevé d’Europe avec 96%. De plus cette extermination a été perpétrée par les nazis mais aussi parfois par la population lituanienne elle-même qui a utilisé des moyens similaires à ceux utilisés au Rwanda et avec la même efficacité (voir photos) en particulier dans la ville de Kaunas en 1941. Dans cette même ville de Kaunas des actes antisémites ont été perpétrés en Juillet 2010 en dépit de la presque totale absence de population juive.

 

La Commission Européenne a rejeté la demande de ces six pays de généraliser l’application de leur Loi dite du  « double Génocide » par la quelle Génocide des Juifs équivaut à celui perpétré contre les populations civiles par les régimes communistes. Cette Loi stipule que toute contestation de cette équivalence ou de l’ampleur des crimes communiste est un crime.

 

La Commission Européenne ne semble pas avoir pour autant encore avoir interdit l’application de cette loi dans ces pays  et s’est contenté de déclarer que le sujet était traité très sérieusement. (Source: The Guardian .co.uk -21 Décembre 2010). 

Il faudrait dans ces conditions envisager de devoir superviser les données que fournissent ces pays dans leurs musées, lieux historiques et livres scolaires étant donné qu’ils doivent faire un sérieux travail de mémoire qui est la pierre angulaire de l’Union Européenne.

 

Le centre Simon Wisenthal a présenté l’initiative de ces six pays comme une tentative de bâtir une symétrie malhonnête entre deux situations différentes et a  indiqué qu’aussi terribles puissent avoir été les crimes de l’URSS, le peuple qui a bâti le Camp d’Auschwitz ne saurait être comparé à celui qui l’a libéré. (Source: The Guardian .co.uk -21 Décembre 2010).

 

Ces problèmes sont très largement traités sur le Site www.HolocaustInTheBaltics.com que nous soutenons. 

 

Une gestion adéquate du versement des subventions européennes devrait convaincre ces pays de respecter strictement les principes européens. Les Autorités Européennes doivent réagir promptement dans une telle situation, et avec la même célérité dont elles avaient su faire preuve lorsque la France avait commencé à expulser les Roms. Les Gouvernements de ces pays seraient plus avisés de veiller à la croissance économique et au bien-être de leurs citoyens qui vivent dans une grande pauvreté en raison d’un développement économique mal géré et d’une iniquité sociale grandissante

 

De plus on peut logiquement craindre un risque légal en cas de visite en Lituanie, Lettonie, Bulgarie, Hongrie, Roumanie et en République ;en effet les visiteurs Européens qui ne sont pas habitués en tant que citoyens libres à limiter leur droit d’expression, peuvent être poursuivis en tant que criminels s’ils ne partagent pas le point de vue de ces pays en ce qui concerne la prétendue égalité scélérate entre la Shoah et les crimes des régimes communistes ou l’ampleur de ceux-ci.

 

Massacre des Juifs de Kaunas par les Lituaniens en 1941

   

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Libération de prisonniers juifs du Camp d’Auschwitz par les soldats Soviétiques