LE DROIT DANS L'U.E . A L'EST

 

LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX 

 LES DEVOIRS DES GOUVERNEMENTS NATIONAUX DES PAYS DE L’EST DE L’U.E.

DIDIER BERTIN – 15 FEVRIER 2011

 

La charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne est en principe un modèle remarquable et abouti qui étend les Droits de l’Homme jusqu’aux domaines du droit du travail, de la protection sociale et médicale et de la croissance du bien être de chacun, si elle était appliquée dans chaque Etat membre. Les règles de la Charte sont soumises à des réserves selon les possibilités de chaque Etat-membre mais constituent une orientation claire à donner aux mesures politiques.

Cette charte est un outil de promotion de l’aspiration au bien être pour les pays en développement dont les peuples manquent de référence pour faire valoir leur volonté auprès de leurs gouvernements avec l’argument incontestable d’être une réalité et non pas une utopie.

Notre intention est de la promouvoir hors d’Europe, mais cette action est gênée par les graves défaillances des Etats – membres de l’Est qui ne l’applique pas.

Les citoyens ne bénéficient pas véritablement  d’une législation du travail, d’une couverture médicale, de salaires qui permettent de vivre décemment compte tenu des prix des produits de base et de l’envolée immobilière (des familles doivent parfois partager le même domicile à deux ou trois générations).

Les prix élevés bénéficient à quelques uns qui s’enrichissent et une ’injustice sociale en forte croissance vient côtoyer la pauvreté.

Les salariés qui ne sont pas « efficacement » protégés par la législation, craignent de perdre leur salaire pourtant particulièrement bas (de l’ordre 300 à 500 Euros par mois,) et paralysent l’action des syndicats. Nous avons surtout connaissance des situations en Pologne et en Lituanie où il est courant de licencier les salariés sans cause réelle et sans préavis, ce qui est contraire à la Charte Européenne.

Ainsi et à titre d’illustration, faute d’une législation du travail d’application immédiate, le comble de l’intolérable a été atteint en Pologne où la chaine polonaise de Supermarchés Biedronka avait obligé  le personnel à porter des couches culottes pour réduire les pertes de temps aux toilettes. Cette action avait donné lieu à de nombreux procès et attendant les jugements les travailleurs qui se sont plaints ont été licenciés.

Les Etats membres de l’Ouest de l’Union doivent marquer leur solidarité avec les travailleurs par devoir moral. Les pays de l’ouest ne sont pas à l’abri  car les entrepreneurs prennent avantage de la situation défaillante à l’Est pour délocaliser ou menacer de délocaliser.

Nous reviendrons sur cette question mais on pourrait envisager qu’un bureau du travail à Bruxelles soit à l’écoute des salariés de l’Est et sanctionne les Etats qui ne doteraient pas leurs citoyens des droits fondamentaux de la Charte Européenne.

Depuis 20 ans on aurait pu s’attendre à une progression en harmonie avec les autres membres de l’U.E. puisque le communisme aurait été la cause de leur sous-développement et qu’ils bénéficient depuis de nombreuses années de subventions de l’Europe.

La situation est telle qu’un certains nombre de citoyens commencent à regretter le Communisme. Or ce seul regret est interdit par la Loi en Lituanie, en Pologne, en Hongrie et en République Tchèque. La Hongrie a même limité le droit d’expression des journalistes contre le parti en place.

Notre message est une première approche qui sera suivie d’études plus approfondies.

Les problèmes graves de survie des citoyens semblent passer au second plan et  par exemple en Pologne les medias paraissent préférer des évènements comme la place de la grande croix de bois trop longtemps installée sur les grilles du  palais présidentiel de Varsovie après la catastrophe de Smolensk. Les partisans de la Croix voulaient qu’elle y reste définitivement pour que le Palais présidentiel symbolise une République théocratique Catholique. Après plusieurs mois, le nouveau Président polonais a fait déplacer cette Croix ce qui mobiliser tous les esprits. De la même façon trop de temps est aussi consacré aux interminables demandes d’enquête sur l’accident de Smolensk par le frère de Lech Kaczynski qui désire de toute évidence instrumentaliser cette catastrophe pour en faire un argument politique et exige en fait une enquête qui conclut à l’assassinat de son frère par ses opposants ou par les Russes.

La dernière provocation de ces pays, qui semblent mettre au second plan le bien-être de leurs citoyens, est la demande de la loi du double Génocide qui dénigre le souvenir de la Shoah, faite l’initiative de  la Lituanie et qui a entrainé derrière elle la Lettonie, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et la République Tchèque.

Ces pays  ne veulent pas se contenter pas de commémorer ce qu’ils appellent les crimes des régimes communistes mais s’en prennent au souvenir de la Shoah en voulant promulguer une loi qui établit de fait et de façon mensongère que les  crimes des régimes communistes sont comparables à la Shoah.. 

Ces pays risquent d’être autorisés par la Commission Européenne à titre exceptionnel et pour des raisons d’ordre national, à promulguer cette loi incompatible avec les principes et le fonctionnement de l’Union Européenne.  Quelque furent la réalité des  souffrances imposées par les régimes communistes,  la comparaison à la shoah est une provocation révisionniste car si ces pays voulaient commémorer les crimes des régimes communistes, ils n’avaient pas besoin d’établir une relation avec la Shoah.

On ne peut s’empêcher de craindre aussi que cela soit dû à l’antisémitisme durable même dans ces pays où les juifs ont pourtant pratiquement tous été exterminés. Les pogromes de 1941 mettent la Lituanie dans une situation particulièrement mauvaise pour prendre ce genre d’initiative.  En juin 1941 et dans la seule région de Kaunas 5 000 juifs avaient été assassinés au bâton par des civils lituaniens qui avaient profité du retrait de l’armée rouge et de l’avance allemande. C’est pourtant dans cette même ville qu’en Juillet dernier des manifestations antisémites ont eu lieu c'est-à-dire 5 mois avant la demande de la loi du double génocide. On doit aussi noter que le musée du 9e Fort à Kaunas qui est le vestibule d’entrée au camp de concentration est lui même insultant car il porte surtout sur les souffrances de la période soviétique et minore substantiellement la Shoah.

Nous mentionnons à nouveau  ci-dessous, notre  appel à la Vigilance, que nous avons envoyé aux membres  progressistes, des parlements français et européen ainsi qu’à Mme Reding et M. Barroso, pour  clarifier définitivement le sujet et espérer qu’aucune dérogation particulière ne soit accordée pour quelques pays que ce soit, aux décisions européennes et en particulier  en ce qui concerne l’intégrité du souvenir de la Shoah.

Les forces de Progrès doivent montrer l’exemple de l’intransigeance en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et plus particulièrement de la Charte Européenne. 

Il faut aussi respecter le mot Génocide pour ce qu’il signifie, de façon à en préserver les autres peuples. La loi du double génocide va de plus criminaliser tous les citoyens européens dont l’avis sur le Communisme et la comparaison avec la Shoah diverge avec ces Etats et va constituer un frein aux droits de libre expression et de libre circulation dans l’Union Européenne.

 

 

APPEL A LA VIGILENCE

Didier Bertin -12 Février 2011

Society for the Promotion of the European Human Rights Model

L’Europe ne doit pas revenir aux inadmissibles concessions d’un passé sombre et récent mais garder intègres ses principe moraux.

Ce qui est immoral pour l’Europe doit l’être aussi pour chacun de ses membres  et la morale européenne ne doit plus comme par le sombre passé s’adapter aux circonstances.

La loi du double génocide a été jugée inacceptable par la Commission Européenne au niveau européen et doit en conséquence l’être pour chacun de ses membres. La raison de notre appel est que ce principe de base est peut être en danger en raison de négociations choquantes.

La  gestion de la fin du premier conflit mondial et le comportement vacillant d’une Europe désunie ont pavé le chemin du Nazisme qui a entrainé la destruction de 63% de la population juive européenne.

60% de la population juive du monde vivait en Europe en 1939 contre seulement 12% aujourd’hui. Détruit et chassé d’Europe le peuple juif vit aujourd’hui principalement aux Etats Unis et en Israël. C’est une marque indélébile de honte sur le front de l’Europe.

 

Nous ne devons pas  non plus oublier par sens de l’équité, que l’intervention de l’armée Russe a permis d’empêcher  les Nazis d’aboutir à leur projet d’extermination totale du  peuple juif européen ;; l’armée russe à libéré les camps d’extermination et permis avec les autre alliés de remporter la victoire décisive sur l’Allemagne.

Les pays qui demandent aujourd’hui l’application de la loi du double génocide sont les premiers témoins de l’Holocauste puisqu’il a principalement été réalisé sur leur sol et devraient se sentir dotés d’un devoir de mémoire prioritaire alors qu’au contraire cette loi du double génocide est une véritable insulte faite à la mémoire des victimes de l’holocauste.

La situation en chiffres :

Juifs tués et part de la population juive dans les pays de l’Est

    

 

Lituanie

196 000

96%

Pologne

3 000 000

91%

Roumanie

287 000

84%

Lettonie

80 000

84%

Yougoslavie

63 300

81%

Hongrie

596 000

74%

Tchécoslovaquie

142 150

69%

Estonie

2 000

44%

URSS

1 100 000

36%

 

Total  

5 466 450 sur   6 000 000

              

 

Les populations des pays de l’Est ont certainement souffert du communisme et souffrent aujourd’hui d’un profond  sous-développement économique, mais  n’ont pas été exterminées à hauteur de 63% comme le peuple juif européen.

Le terme génocide ne doit pas être galvaudé et a une définition claire qui ne s’applique pas aux crimes des régimes communistes car ceux-ci  n’avaient « bien sûr » pas la volonté d’exterminer systématiquement la totalité leurs populations.

Comme nous l’avons dit, le Conseil Européen a jugé que la « loi du double génocide » n’était pas acceptable pour l’Europe et elle n’est donc pas acceptable pour chacun de ses membres. Faire concessions concernant  la pensée logique c’est accepter l’illogisme et l’incohérence qui sont des facteurs légitimes de division de l’Union Européenne et une porte ouverte à tous les abus.