REPLY TO VIVIANE REDING in English - REPONSE A VIVIANE REDING en français

 

 

I-ENGLISH VERSION

 

Society for the Promotion of the European Human Rights Model

Didier Bertin

Viviane Reding,

Vice-President

EUROPEAN COMMISSION

  

Justice, Rights and Citizenship

February 25, 2011 - Your reference: Ares (2011) 195 216 - 22/02/2011

 

Madam,

 

We are honored by your reply and thank you. We actively fought for the liberation of the peoples of Eastern Europe victims of totalitarian regimes and we share and understand their legitimate aspiration to celebrate the memory of their suffering under these regimes.

 

The recognition of the Armenian genocide has taken far too long a time for diplomatic considerations despite clear evidences. We have also seen more recently, genocidal acts for racial or religious reasons in Rwanda and Former-Yugoslavia and we were very disappointing by the weak response of developed countries.

Genocide is a dramatic action and this word cannot be overused. The attempt to make an  equivalence between  the suffering of peoples under communist regimes "as great they might have been," to a genocide comparable to the extermination of the Jewish people almost completely achieved  in Europe, is not acceptable and seems to be an act of hostility.

 

Communist regimes needed their peoples who were even prevented to flee out of their countries and did not intend to fully exterminate them but could, but to control them through violence. We have thus a semantic and moral request, which is not related to the legitimacy of the suffering of Eastern Europe. However, we would have appreciated a word from you on the Holocaust.

 

If history of peoples must be respected, there should not be any exception not even for the Jewish people, which today mainly is refuged far from Europe. We are pleased that the Stockholm program did not take into account the concept of double genocide, but every European country is free to adopt legislation that suits them even if it is an affront to others that threatens their freedom of expression and movement and Lithuania and Hungary have adopted such law of double genocide.

 

In addition, Lithuania, despite it is a provocation, has rehabilitated the Swastika in 2010  and Nazi parades are openly tolerated on the Independence Day. We would not want the small remaining Jewish people still in Europe feel to live on a hostile continent and we wish that the memory of Holocaust shall be respected everywhere in Europe from West to East.

 

The Eastern countries must also respect the history of those in the West. Some Eastern countries have criminalized communism but it is also a fact that the USSR has allowed all allies to defeat the Nazis and the Communist Parties of the western European countries have participated to improvement of workers’welfare.

 

History viewed through subjectivity and nationalism has led Europe to the worst two World Wars. It is preferable to organize specific information campaigns instead of enacting laws whose interpretation may jeopardize the principles of our European Charter and in particular the principle of a "a peaceful future" and the articles10, 11, 12 and 45.

 

we must also noted that too many eastern countries do not seem to strictly enforce the Articles 30, 31, 34,35 and 36 of the same Charter  regarding e work, social and health protection and then on the respect of the dignity of their citizens and impair in turn the work conditions and employment in the western countries.

 

Sincerely

Didier Bertin

 

 

 

II-FRENCH VERSION

 

Society for the promotion of the European Human Rights Model

Didier BERTIN

 

Madame Viviane Reding,

Vice-présidente 

COMMISSION EUROPÉENNE 

 

Justice, droits fondamentaux et citoyenneté

 

25 Février 2011 – Votre référence : Ares(2011)195216 - 22/02/2011 

 

 

Madame,

 

Nous avons  été très sensibles à votre réponse qui nous honore et dont nous vous remercions. Nous avons activement milité pour la libération des peuples des Pays de l’Est victimes des régimes totalitaires et nous ne saurions en aucun cas contester leur aspiration légitime à faire valoir la mémoire de leurs souffrances.

 

La reconnaissance du génocide arménien a pris un temps beaucoup trop long pour des considérations diplomatiques et malgré des preuves évidentes. Nous avons aussi été témoins plus récemment d’actes génocidaires pour des questions raciales ou religieuses au Rwanda et en Ex-Yougoslavie et la réaction des pays développés a été très décevante.

 

Commettre un génocide est un acte grave dont on ne peut galvauder le sens et l’assimilation des souffrances des pays sous régimes communistes « aussi grandes aient-elles été », à un génocide comparable à l’extermination du peuple juif presque entièrement réussie en Europe, n’est pas acceptable et semble être un acte d’hostilité. Les régimes communistes avaient besoin de leurs peuples qui ne pouvaient que difficilement sortir de leur territoire et n’avaient pas une volonté de les exterminer mais de les contrôler par la violence, Notre demande est sémantique et morale et n’est pas liée à la légitimité évidente des souffrances des pays de l’Est. Nous aurions toutefois apprécié un mot de votre part sur l’Holocauste.

 

Si l’Histoire des peuples doit être respectée aucun ne doit y faire exception, pas même le peuple Juif, aujourd’hui principalement réfugié hors d’Europe. Nous sommes satisfaits que le programme de Stockholm n’ait pas pris en compte le concept de double génocide, mais chaque pays européen reste libre d’adopter la législation qui lui convient même si elle fait injure aux autres et menace leur liberté d’expression et de circulation.

 

Ainsi la Lituanie et la Hongrie ont adopté ce concept de double génocide. De plus, la Lituanie malgré la provocation que cela représente a réhabilité en 2010, la Croix Gammée et les défilés Nazis y sont ouvertement tolérés le jour de l’Indépendance. Nous ne voudrions pas que la petite population juive encore en Europe se sente en terre hostile et que la mémoire des victimes de l’Holocauste ne soit pas  respectée « pour elle-même » et partout en Europe à l’Est comme à l’Ouest.

 

Les pays de l’Est doivent aussi respecter l’Histoire de ceux de l’Ouest. Certains pays  ont criminalisé le communisme, mais il est aussi un fait que l’URSS nous a permis de vaincre les Nazis et que les Partis communistes des pays européens de l’Ouest ont participé à l’amélioration des conditions de vie des ouvriers.

 

L’histoire vue au travers du  prisme de la subjectivité et du Nationalisme a mené l’Europe aux deux pires conflits mondiaux. Il faut préférer des campagnes d’information précises à des lois dont l’interprétation par les uns et les autres pourraient mettre en cause les principes de notre Charte c'est-à-dire : « un avenir pacifique » et les  articles10, 11, 12 et 45.

 

Par ailleurs on doit aussi noter que trop de pays de l’Est ne semblent pas strictement appliquer pas les articles  30, 31, 34,35 et 36 sur le travail, la protection sociale et médicale et donc sur le respect et la dignité de leurs citoyens et fragilisent en retour les conditions de travail des salariés de l’Ouest.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de notre considération respectueuse.

 

Didier BERTIN