géopolitique- Economie

 

GEOPOLITIQUE ET ECONOMIE PLANETAIRES AUJOURD'HUI

  

VI-AUTRES OPTIONS ECONOMIQUES

 

Par Didier BERTIN

 

Society for the Promotion of a European Human Rights Model

Association pour la Promotion d'un Modèle européen des Droits de l'Homme

 

20 JUILLET 2012

 

 

Table des Matières 

I-INTRODUCTION- page 7 

II-PIB - page 11

1-LES DEUX PUISSANCES MONDIALES PREDOMINANTES: ETATS UNIS ET CHINE ET LES 13 AUTRES PAYS AYANT UN PIB SUPERIEUR A MILLE MILLIARDS DE DOLLARS -page 11

2-LES QUATORZE PREMIERS PAYS - INDE EXCLUE -page 13

3- LES PAYS AYANT UN PIB COMPRIS ENTRE CENT ET MILLE MILLIARDS DE DOLLARS-page 13

4-LES CENT TRENTE QUATRE AUTRES PAYS DU MONDE DONT L'INDE-page 13

5-CAS PARTICULIER DES TROIS PREMIERES PUISSANCES ECONOMIQUES COMPAREES A LA QUATRIEME -    page 14

6- MONDE MEDIATIQUE ET MONDE REEL - PAGE 16

7-ILLUSTRATION DES ECARTS ENTRE MONDE MEDIATIQUE ET MONDE REEL -Page 17

8-LA LIMITE DU SENS DU PIB ET LES DANGERS DE SA CROISSANCE

Page 42 

III-DEPENSES DE DEFENSE -page 47

1-LES DEUX VERITABLES GRANDES PUISSANCES -Page 47

2-LES TROIS PUISSANCES SECONDAIRES -page 48

3- LES AUTRES PAYS AYANT DES DEPENSES DE DEFENSE SUPERIEURES  A  QUARANTE MILLIARDS DE DOLLARS page 49

4- CAS PARTICULIER D'ISRAEL -page 52 

IV-PETROLE : RISQUE POUR LES  DEMOCRATIES -page 53

1- PRINCIPAUX IMPORTATEURS NETS -page 53

2-ORGANISATION DES PAYS PRODUCTEURS ET EXPORTATEURS NETS page 54

3- ECONOMIES DES PAYS PRODUCTEURS ET EXPORTATEURS NETS -page  55

4- REGIMES  DES PAYS PRODUCTEURS ET EXPORTATEURS NETS

page 57

5-LES MEILLEURS CHOIX PRATIQUES EN MATIERE D'ENERGIE    

page 60 

V-DETTE PUBLIQUE -page 61

1- DONNEES ESSENTIELLES SUR LA DETTE PUBLIQUE-page 61

2- LE RISQUE DE SURENDETTEMENT CONCERNE SURTOUT  LES PAYS  LES PLUS RICHES -page 63

3-LE SURENDETTEMENT NE CONCERNE QUE  13.9% DE LA POPULATION MONDIALE VIVANT PRINCIPALEMENT DANS LES PAYS  LES PLUS RICHES -page 63

4-UNION EUROPEENNE, ZONE EURO ET SURRENDETTEMENT PUBLIC - page 66

5-CAS PARTICULIER DU JAPON -page 67

6- ATTITUDE FACE A LA DETTE PUBLIQUE-page 69 

VI-AUTRES OPTIONS ECONOMIQUES -page 70

1- LE RISQUE DU PROTECTIONISME -page 70

2- LES DEFIS ECONOMIQUES -page 71 

VII - DISPARITES SOCIALES PLANETAIRES-page 74

1-DEFINITION -page 74

2-CALCUL -page 75

3-L’INDICE GINI APPLIQUE A LA PLANETE -page 75

4-ANALYSE -page 80 

VIII-LES RAISONS POUR LESQUELLES  L'UNION EUROPEENNE N'EST PAS UNE GRANDE PUISSANCE

Page 87

1-UNION EUROPEENNE ET OTAN -page 88

2-CREATION ET TRAITES - ELARGISSEMENT ET INTEGRATION-page 90

3- LE PROBLEME DE L'APPLICATION DE LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX -page 91

4-LES CONTRAINTES DES PROCESSUS DECISIONNELS-page 94

5- INSTITUTIONS  -page 94

6-L'ORIENTATION POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE -page 101

7-POLITIQUE INTERNATIONALE -page  104

8-LE CAS PARTICULIER DES ELECTIONS AU PARLEMENT EUROPEEN page 105

9-LES DISPARITES DES REVENUS MEDIANS DES MENAGES ENTRE LES PAYS DE L'UNION EUROPEENE -page 106

10-NOUVEAUX MEMBRES DE L'UNION EUROPEENNE-page 107

11-LES  LIMITES DE L'UNION EUROPEENNE-page 108

12-ILLUSTATION PARTICULIERE DE L'ANCRAGE A DROITE DE L'UNION EUROPEENNE -page 111

A- La déclaration de Prague du 3 Juin 2008  -page  111

B –Les dangereuses conséquences des déclarations de Prague et du Parlement européen -page 113 

IX - CONCLUSION GENERALE -page 134

 

ANNEXES 

1-DONNEES SUR LES  60 PREMIERS PAYS AYANT UN PIB SUPERIEUR A 100MILLIARDS DE DOLLAR ET SUR LE RESTE DU MONDE  - page 144et 145 

2-DONNEES SUR LES PAYS ENDETTES DE L'UNION EUROPENNE -page 146

3-DONNEES SUR LES PAYS DE LA ZONE EURO -page 147 

4-DONNEES SUR LES PAYS DE L'UNION EUROPENNE -page 148

 

VI-AUTRES OPTIONS ECONOMIQUES

  

 

1- LE RISQUE DU PROTECTIONISME

 Le protectionnisme du Japon n'aura pas protégé ce pays contre la mauvaise gestion de son gouvernement, le surendettement public et  l'augmentation de  la pauvreté (16% de la population).

Le protectionnisme favorise la montée des prix et appauvrit la population la plus défavorisée dans les des pays exportateurs et importateurs.   Les pays dont on veut se protéger sont souvent pauvres et cherchent à sortir de leur condition avec des productions à faible valeur ajoutée; par le protectionnisme les pays riches tentent de conserver les privilèges de leurs entreprises en leur évitant de remettre en cause la nature de leur production et /ou leur gestion. Ces réactions s'accompagnent parfois de justifications éthiques comme la sauvegarde de l'emploi dans les pays riches et la protection des populations locales des pays pauvres exportateurs contre une exploitation abusive.

La protection des travailleurs des pays pauvres devrait en effet être une condition préalable à la signature de contrats d'importations. Des audits sociaux des entreprises exportatrices devraient garantir des conditions de travail décentes: limite du temps de travail, période de repos, protection sociale, couverture de santé, interdiction du travail des enfants.

Les principaux importateurs, l'Union Européenne, les Etats Unis et le Japon, ont le pouvoir d'améliorer les conditions de travail dans les pays exportateurs en menant une action concertée. La promotion de la charte des Droits fondamentaux de l'Union Européenne en Europe comme à l'étranger pourrait parmi d'autres être un objectif de la politique extérieure des Etats-membres, puisque la L'Union Européenne n'a ni les moyens, ni la volonté de le faire.

 

2- LES DEFIS ECONOMIQUES 

 

A-SECTEUR INDUSTRIEL

Les pays pauvres ont montré qu'ils n'avaient pas vocation à le rester dans le but de préserver les privilèges des pays riches et ont développé des industries concurrentielles qui devraient inciter les pays riches à développer des activités nouvelles et à haute valeur ajoutée et plus adaptées au haut niveau d'éducation qu'ils prétendent avoir.

Ce nouveau défi se heurte à  l'opposition  courtermiste des entreprises traditionnelles souvent peu créatives et qui contrôlent les marchés.  

Au lieu de se concentrer sur la recherche et développement et créer de nouvelles activités, les entreprises préfèrent les délocalisations, les licenciements, la baisse des acquis sociaux, pour conserver la rentabilité d'un même processus de production.

La prise de participations substantielles dans des grandes entreprises, par des  investisseurs financiers comme les fonds de pensions, a entrainé un abandon des critères de gestion spécifiques à ces branches au profit de ceux en vigueur sur les marchés financiers, c'est à dire la prédominance du rendement optimal et immédiat des investissements.

Les critères spécifiques à la gestion industrielle semblent avoir été abandonnés au profit de ceux imposés par ces nouveaux actionnaires. Pourtant la prédominance du rendement à court terme de l'action est dommageable au choix des investissements qui garantiraient la pérennité des entreprises.  Ce nouveau comportement a pour conséquence l'accroissement du chômage, la baisse du pouvoir d'achat et par suite celle des recettes de l'Etat.

Le fonctionnement du  capitalisme libéral ne permet donc plus de faire face aux nouveaux défis économiques qui préserveraient le bien-être social; l'Etat devrait exercer un contrôle accru sur les acteurs de l'économie afin de préserver les citoyens d'atteintes à l'ordre public d'un nouveau genre. Des mesures administratives et législatives devraient éviter de coûteuses nationalisations.

 

B-SECTEUR BANCAIRE

Le développement des opérations interbancaires avait pour but de stabiliser des ressources courtes pour des utilisations longues et de syndiquer les risques des opérations. Dans la mesure où ce marché agit à présent par contagion et par impulsion, les retombées positives que l'on en attendait se sont transformées en menaces sur les économies: risques brutaux   d'interruption de  lignes et de relèvement de taux, stimulés  par des agences de notations qui jouent un rôle amplificateur et aggravant.

La gestion  budgétaire de l'Etat ne le met pas à l'abri de crises financières dues aux risques accumulés par les banques. On pourrait aussi réduire les facteurs de crises en mettant fin  aux opérations spéculatives des salles de marchés qui devraient redevenir des prestataires de services des secteurs traditionnels bancaires et non plus être des centre de profits indépendants.

Les banques centrales y compris la BCE ne semblent plus avoir, pour d'évidents problèmes de moyens, que des approches des risques par les structures plus que par la réalité sous-jacente. Ainsi le resserrement des ratios prudentiels issus des accords de Bâle III du 16 décembre 2010 n'ont pas permis d'échapper aux crises des banques de 2011 et 2012.

Parmi l'ensemble des scandales bancaires qui ont chaque fois généré des risques graves de crise financières et qui ont donné lieu à des mesures de précautions supplémentaires, celui du Libor est frappant par son ampleur et la facilité avec laquelle les malversations ont pu avoir lieu de 2005 à 2009: 

  • La manipulation du Libor affecte l'ensemble des produits qui le prennent comme référence et qui s'élèveraient à 350 000 milliards de dollars.
  • Les motivations ont été surtout celles de l'appât du gain tant au niveau des traders qu'à celui des Banques en ne jouant plus sur le marché mais en l'instrumentalisant de sorte qu'il ne soit plus un marché.
  • Il a semble-t-il été aisé de trouver des complices au sein des Etablissements de référence pour dénaturer ce qui aviat été précédemment un marché.

Les rectifications de dysfonctionnements analogues faites dans le passé se sont avérées être vaines et le durcissement de la règlementation  n'est plus à la hauteur du risque encouru.

La régulation même réglementée par automatismes de marché ne fonctionne plus; l'économie de marché n'est plus satisfaisante; le marché lui-même peut ne plus en être un en raison de manipulations difficiles à identifier (celles du Libor ont commencé il y a au moins 8 ans).

L'activité bancaire n'est pas une activité commerciale comme les autres par ses effets immédiats sur l'économie générale pour être librement laissée à la libre initiative privée.