Le rôle de la sérendipité en politique française

VERSIONS FRANCAISE - ANGLAISE - ESPAGNOLE

 

Le rôle de la sérendipité en politique française

de 2011 à 2017

Perception historique d’évènements récents ayant mis en cause le processus démocratique:

Didier BERTIN - 20 juillet 2017

I-PERIODE 2011-2012

1-La remise en cause inattendue de la candidature  de Dominique Strauss-Kahn (DSK) à l'élection à la Présidence de la République

Environ un mois avant le dépôt de sa candidature aux élections primaires du Parti Socialiste (PS) pour la présidence de la République, DSK, Directeur Général du FMI fut arrêté à New-York le 14 Mai 2011 alors qu'il était à bord d'un avion d'Air France encore au sol et à destination de Paris ; il fut  incarcéré à la prison de Rikers Island. Cette arrestation avait fait suite  à des accusations portées par une femme de chambre du Sofitel de New York pour comportement inapproprié. Le 19 mai il fut libéré sous caution et sous diverses autres conditions, puis finalement « sur parole » le 1er Juillet en raison du flou des accusations de la femme de chambre. Le 23 août 2011 le Juge Michael Obus abandonna les poursuites sur l'avis du Procureur Cyrus Vance. Cette affaire en raison de son retentissement médiatique n'a pas permis à DSK de se présenter aux élections  primaires du PS d'octobre 2011 et la France  qui était dans une situation économique difficile a dû se priver de son expertise. En effet DSK avait été Professeur d'Économie, Président de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale, Ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur, puis Ministre de l'Économie et des finances et de l'industrie et enfin Directeur Général du FMI.

Face à lui les autres candidats faisaient pâle figure dans ce domaine et en particulier François Hollande.

2-La désignation de François Hollande à la candidature à la Présidence de la République

François Hollande fut choisi en raison du vide laissé par DSK et qui devait être le favori.

François Hollande a terminé ses études en 1980 (ENA) puis fut auditeur à la Cour des Comptes pendant 9 ans durant lesquelles aucune mission ne lui aura été confiée compte tenu de son manque de disponibilité. En 1986 il fut l’un des conseillers de Lionel Jospin puis fut  élu député de Corrèze de 1988 à 1993. Il regagna son siège en 1997. En 2001 il devint aussi Maire de Tulle puis fut  réélu député en 2002.   Il devint Premier secrétaire du PS jusqu'en 2008 puis conseiller général de la Corrèze. Il ressort de ce parcours que  François Hollande contrairement à DSK n'avait ni les compétences ni l'expérience requises pour exercer la fonction de Président de la République dont le principal challenge serait l’Economie. Ce parcours est celui d’une personnalité ayant fait de son activité politique sa profession ce qui ne l’a pas préparé à connaître véritablement le monde de l‘entreprise.

3-L'élection de François Hollande à la Présidence de la république

Malgré ses lacunes François Hollande a été élu en raison de concours de circonstances concernant tant DSK que Nicolas Sarkozy. Les chances de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012 avaient été affectées par de mauvais résultats économiques et en particulier par l’augmentation du chômage et la dette publique et par de nombreuses affaires et scandales qui avaient entre autres réduit  sa cote de confiance ; dés 2009 les sondages lui étaient peu favorables dans l'hypothèse où il se représenterait.

Les déboires de DSK et de Nicolas Sarkozy ont donné à François Hollande une chance inattendue d’être élu alors qu’il n’était pas l’homme de la situation. De plus le coté modeste de la personnalité de François Hollande pouvait être perçu comme une marque d’honnêteté au milieu des scandales.

II - PERIODE 2012-2017

1-Le quinquennat de 2012 à 2017 et le comportement de nombreux parlementaires de gauche : Une autoroute pour la victoire de la droite en 2017.

Le manque d’ambitions de François Hollande avait pu être perçu dés le début du quinquennat alors qu’il avait pris ses distances avec ses propres promesses de campagne en arguant du fait qu’il découvrait la réalité. Il a progressivement et confortablement adapté sa ligne politique personnelle aux faits au lieu de tenter de les modifier. Il est ainsi passé de socialiste à social-démocrate puis à social-libéral ; ce changement d’identité politique permet de passer d’acteur à spectateur dans le monde économique.

Par ailleurs la promesse clef de François Hollande sur laquelle il n’était pas possible de revenir était la baisse du chômage or le chômage s’était accru de 20.69% entre le début et la fin du quinquennat. François Hollande menait sa politique économique avec ce qu’il appelait « sa boite à outils » c'est à dire  en appliquant des mesures incitatives coûteuses et vaines. Le quinquennat de François Hollande aura été un immense gâchis illustré par la forte détérioration de sa cote de confiance comme jamais cela ne s'était produit au cours de la Ve République.

Le pouvoir de l'État s’est réduit au cours de la Ve République pour devenir en économie très inférieure à celui des entreprises ;la puissance de l’Etat avait connu son apogée sous le Général De Gaulle et sous François Mitterrand.

L'État est passé du rang d'acteur majeur et direct de l’économie et de l’emploi à celui de simple incitateur sans garantie de résultat. De 1970 à 2016 le chômage est passé de 0.6% de la population active à 10%. Les mesures incitatives auraient dû être accompagnées par des mesures coercitives mais pour cela il fallait affronter la Commission Européenne  qui prône une réduction du rôle de l’Etat selon les critères du libéralisme. Tout en restant dans l’UE et l’Euro les Etats membres  doivent résister et agir dans l’intérêt de leurs concitoyens comme vient de le faire l’Allemagne le 12 Juillet dernier  en ayant décidé de protéger ses actifs stratégiques et par suite l’emploi et le pouvoir d'achat. Au début du quinquennat Jean-Marc Ayrault avait affirmé que les lignes bougeaient au sein de l'Union mais ce n'était pas le cas. De nombreux parlementaires de gauche ont renoncé à leur devoir de rappeler au Président ses promesses de campagne et ont préféré le suivre alors qu’il avait affirmé qu'il n'y avait pas d'autres alternatives à sa politique défaillante. Ainsi la population à commencer à ressentir du désintérêt voire du dégoût pour la classe politique. En 2017 la cote de popularité de François Hollande est tombée au plus  bas (14%) dans l’histoire de la Ve République au point qu'il a dû renoncer à se représenter aux élections présidentielles. Dans ces conditions François Fillon devait gagner les élections sans difficultés bien qu’il ait été pour une grande partie l’artisan de la défaite de Nicolas Sarkozy dont il avait été le premier ministre.

Evolution du Chômage: Mai 2012 - 2 900 000 chômeurs  - Mars 2017 -    3 500 000 chômeurs  

Cote de confiance de François Hollande :

Juin 2012 = 55% - Décembre 2012 = 35%. 2013 = 21% - 2014 = 15%. Décembre 2016 = 13% -  Mai 2017 = 14% 

2-François Fillon

François Fillon devait devenir le prochain président de la République si encore une fois les concours de circonstances n'avaient pas eu raison de la raison. François Fillon à commencé son propre sabotage en présentant lors de sa campagne électoral un programme d'austérité dur et brutal qui devait affecter la majeure partie des français. Malgré cela il avait gardé toutes ses chances car il pensait incarner la morale et la rectitude catholique dont il se réclamait.

Les révélations sur les cadeaux qu’il avait reçus et sur les rémunérations sur fonds publics qu’il avait versées à son épouse et au reste de sa famille ont très vite éliminé tout espoir pour lui d'être Président. La légalité de son comportement était devenue sans importance car ce qui comptait c’était l’aspect moral ; alors même qu’il accroissait objectivement les revenus de sa famille sur fonds publics il voulait imposer l'austérité aux françaisIl a lui même reconnu que ces pratiques n'étaient pas normales mais traditionnelles dans le monde politique ce dont les citoyens n'ont pas douté mais qui a accentué leur divorce avec la classe politique ; ceci a aussi fait le jeu des partis extrémistes comme le Front National et le Parti de la France insoumise tous deux dangereusement anti-européens.

Ce qui a très probablement contribué à accroître le mécontentement des électeurs c'est que François Fillon n'ait pas été immédiatement remplacé comme candidat de son Parti (LR) comme si les faits qu'on lui reprochait étaient jugés comme n’étant si importants. De plus François Fillon s'est entêté a rester candidat probablement parce que s’il avait été élu il aurait été dans une meilleure situation ou qu’il n’avait pas pris la mesure du ressentiment des électeurs à l’égard de son comportement.

III- SITUATION DE LA FRANCE EN 2017

1-Élection du Président de la République : Emmanuel Macron

Emmanuel Macron né le 21 décembre 1979 a commencé ses études supérieures dans le domaine littéraire puis philosophique mais a finalement  choisi la voie Royale et traditionnelle de l’IEP-ENA. En France cette voie ouvre de nombreuses portes en raison d’un système de castes avec lequel la France ne veut pas finir et dont la pensée monolithique met en cause son adaptabilité aux circonstances. C'est cette même référence qui avait rendu François Hollande présidentiable alors qu’il était loin du compte. L'ENA avait pourtant pour seul but à sa création en 1945 de former des hauts fonctionnaires qui manquaient en France après la guerre.

Emmanuel Macron est sorti de l'ENA en 2004 mais s’est écarté de la fonction publique à partir de 2008 en rejoignant la Banque Rothschild jusqu’en 2012. Ce passage lui a valu la qualification de Banquier d'Affaires alors que celle-ci n’est pas justifiée par une expérience aussi courte. Les Banques d'Affaires recrutent d'anciens élèves de l'ENA qu’elles placent à des niveaux hiérarchiques  élevés et sans relations avec leur expérience en raison de leurs supposées relations apporteuses d’affaires et de leurs savoir faire en matière de communication avec les administrations publiques.

De 2012 à 2014 Emmanuel Macron devint ministre de l'Économie en remplacement d'Arnaud Montebourg dont les idées étaient alors incompatibles avec celles de François Hollande perçu comme un partisan du libéralisme économique. Arnaud Montebourg aurait souhaité la renégociation des traités européens à laquelle François Hollande s’était engagé pendant sa campagne électorale.

De 2015 à 2016 Emmanuel Macron se démarqua à droite dans les discussions sur les projets de lois au sein du gouvernement et s'opposa de plus en plus ouvertement à François Hollande et à Manuel Valls ; malgré leur sympathie pour le libéralisme, il leur reprochait de ne prendre que des demi-mesures et de plus il était probablement urgent pour lui de prendre ses distances  à la fin du quinquennat avec un Président devenu très impopulaire et cela afin de ne pas sombrer avec lui. Il fonda le 6 Avril 2016 un nouveau mouvement « En Marche » ou « EM » avec tous ceux de droite comme de gauche qui soutenaient  ses idées sur le renouvellement de la classe politique et sur les  réformes économiques. EM devint le parti LREM « La République  En Marche » pour les élections l égislatives. Il faut noter que l’appellation  « EM » ou « En Marche » serait fondée sur les initiales d’Emmanuel Macron ce qui serait aussi un révélateur de sa personnalité. Emmanuel Macron démissionna enfin le 30 août 2016 pour pouvoir se consacrer librement à sa candidature aux élections présidentielles de 2017 ; il aurait normalement dû n'avoir aucune chance de gagner les élections mais il a été lui aussi le bénéficiaire d'un concours de circonstances (comme François Hollande en 2012) et qui sont la soudaine disqualification « dans les faits » de François Fillon et « la disparition » des sympathisants du PS en raison du quinquennat catastrophique de François Hollande.

Ce concours de circonstances a été dans une moindre mesure favorable aux protestataires extrémistes comme le Front National et les Insoumis. On ne peut parler de victoire claire d'Emmanuel Macron car il a gagné faute de combattants sérieux face à lui, mais d’une défaite cinglante du système politique traditionnel français. Ainsi au 2e tour Emmanuel Macron s'est retrouvé face à Marine Le Pen bénéficiaire de votes protestataires et il a pu ainsi avec une grande facilité apparaître comme un grand économiste par contraste avec elle et notamment grâce aux propos de celle-ci concernant la sortie de l’Euro que le bon sens populaire a trouvé inconcevable.

Il n'y avait donc aucune autre alternative que de voter utile c’est à dire pour Emmanuel Macron soit par conviction ou soit par dépit ou de s’abstenir. En effet cette disparition du choix démocratique s'est accompagnée d'un record d'abstention et de bulletins blancs et nuls. Un résultat similaire avait été obtenu lors de l'élection de Georges Pompidou en 1969 à la suite de la soudaine démission du Général De Gaulle ; cette élection de 1969 était comme celle de 2017 due à un concours de circonstances inattendues. L’absence de choix lors des élections a ainsi permis à Emmanuel Macron de ne pas subir d’effets négatifs du flou de son programme (incluant des idées de droite et de gauche avec une prédominance à droite), de son âge, de son manque d’expérience et de ses choix non-conformistes concernant sa vie. Toutefois ce manque d’assise pour le poste pourrait conduire Emmanuel Macron à faire preuve d’un autoritarisme contreproductif pour tenter de s’affirmer. Le fait qu’Emmanuel Macron ait été imposé par le hasard des faits et non pas véritablement par un soutien populaire clair de ses projets ne signifie pas qu’il ne soit pas un candidat satisfaisant mais cela ne signifie pas non plus qu’il est le candidat idéal pour relever tous les défis qui mettent en cause la future qualité de vie en France ; toutefois aucun des autres des candidats ne paraissait être ce candidat idéal. Emmanuel Macron pourrait peut être se situer intellectuellement hors de la sphère monolithique IEP-ENA, ce qui est un point favorable,  car il aurait eu pour vocation de base la littérature et la philosophie et n’aurait (selon certains médias) adopté que par dépit la voie IEP-ENA. Son lien avec la littérature et la philosophie a été notamment perceptible lors de son brillant discours du 15 juillet 2017 commémorant le 75e anniversaire  de la Rafle du Vel d’Hiv et qui a combiné l’élégance du verbe à une volonté analytique et interprétative des faits.

Vème République (chiffres en %) – Elections présidentielles

1965

1969

1974

1981

1988

1995

2002

2007

2012

2017

Abstentions

15.69

31.15

12.67

14.15

15.94

20.34

20.29

16.03

19.65

25.44

Blancs et nuls

2.31

4.42

1.17

2.47

3.04

4.76

4.28

3.53

4.68

8.59

Total

18

35.57

13.84

16.62

18.98

25.1

24.57

19.56

24.33

33.99

Emmanuel Macron pourrait apporter à la France par sa jeunesse relative des éléments positifs, mais celle-ci ne le met pas à l'abri de maladresses comme par exemple et à notre avis, sa visite précipitée en Algérie durant laquelle ses propos accusateurs à l’égard de la France étaient trop simplifiés pour définir un lien historique particulièrement long  (132 ans). L’erreur sur la Guyane est du même ordre et il est par ailleurs apparu à la fin du quinquennat de François Hollande que la France n’avait qu’une perception méprisante de la Guyane limitée pour l’essentiel à sa base de lancement. Loin d’être une île la Guyane comprend la plus longue frontière terrestre de la France (730 km) et celle-ci nous sépare du Brésil qui est « par cette longueur » notre principal voisin ; par ailleurs notre administration des tribus autochtones en Guyane nous permettrait de protester contre celle du Brésil où les tribus autochtones sont considérées comme étant composées de citoyens de seconde catégorie.

2-Élections des députés

Les élections présidentielles et législatives de 2017 ont été marquées par le profond dégoût de nombreux français à l'égard de leur classe politique qui a engendré un mouvement massif de "dégagisme".  Ce mouvement de dégagisme a largement favorisé le nouveau Parti "La République en Marche" (LREM) d'Emmanuel Macron perçu comme différent des Partis en place et ayant la volonté de changer cette classe politique.

Les pratiques de la classe politique ont été perçues surtout sur le plan moral et au-delà de leur légalité car au travers de celles-ci de nombreux  élus donneraient la priorité à l’amélioration de leur propre vie privée au détriment de celle des français. Une partie substantielle des  députés avaient dans les faits, professionnalisé chacun leur mandat voire leurs mandats et semblaient être motivés par sa  ou leurs transformation(s) en CDI très rémunérateurs en agissant d’abord pour être reconduits dans leur circonscription par leurs Partis respectifs.  

De 1958 à 1981 la moyenne des abstentions au 2e tour des élections législatives avait été de 21.8%; de 1986 à 2012 cette moyenne s'était accrue à 33.9% avec déjà 40% en 2007 puis à 44.6% en 2012. Ce chiffre s'est accru à 57.36% en 2017 et en incluant les votes blancs et nuls à 61.5% marquant la fin de l'expression démocratique en France en raison du comportement décevant des élus. Seuls 42.6% des français inscrits ont voté en 2017 pour les législatives fragilisant ainsi la signification des  résultats électoraux.

En 2017 le PS a presque complètement disparu de l’Assemblée Nationale en raison du fort mécontentement accumulé durant le quinquennat  de François Hollande. Le PS n’a plus que 30 sièges à l’Assemblée Nationale contre 295 précédemment. La chute des Républicains (LR) a aussi été importante passant de 196 députés à 112 mais bien moindre car ils étaient à l’abri dans la position confortable d’opposants. L'écroulement des Républicains qui devaient être les bénéficiaires des élections, reste très significatif  et est dû dans une large partie aux problèmes rencontrés par François Fillon et au comportement inapproprié du parti LR à son égard.

LREM a obtenu 306 sièges sur 577 alors que ce mouvement devenu Parti politique n’existait que depuis à peine plus d’une année.

Avec 7 826 245 voix sur 47 293 103 inscrits c'est à dire 16.55% des inscrits, le parti LREM a obtenu 53.4% des sièges à l’Assemblée Nationale. Le système par circonscription et non pas par liste  avait traditionnellement permis d'éliminer les partis extrémistes et de donner une majorité suffisante au principal Parti pour éviter que les petits Partis fassent payer trop cher le prix de leur soutien. Ce n’est pas le système électoral qui est en cause  mais le désintérêt des électeurs inscrits fortement déçus. Avec 29 117 037 de suffrages non exprimés les abstentionnistes deviennent de très loin le premier parti de France et ce que les abstentionnistes ont voulu dire doit être très sérieusement pris en compte pour respecter l’esprit démocratique.

Au cours d'une période très courte qui a véritablement commencé lorsque l'élection d'Emmanuel Macron ne faisait plus de doute EM devenu LREM a dû désigner plus de 500 candidats pour couvrir la plupart des circonscriptions électorales. On est donc parti de l'élection présidentielle pour choisir des futurs députés qui conviendraient à la ligne présidentielle avec le risque de préférer des candidats malléables qui ne constitueront pas un contre-pouvoir issu du corps législatif. Un contrepouvoir législatif est indispensable pour modérer le pouvoir exécutif  comme cela peut être constaté aux États Unis.  Pour obtenir leur investiture LREM, les candidats ont dû signer "le contrat avec la nation" proposé par Emmanuel Macron. Le précédent système ne garantissait pas non-plus l'existence d'un contrepouvoir législatif tant il était corrompu par la professionnalisation de la politique.

La ligne de conduite de LREM a été fondée sur la volonté de renouveler les parlementaires afin de faire disparaître les très mauvaises habitudes qui ont engendré le dégoût d'une majorité des français à l'égard de la politique.

Une partie des nouveaux députés ont été choisis dans la société civile et ils ne peuvent cumuler ni plus de deux mandats parlementaires successifs ni plusieurs mandats en même temps. Toutefois le but de LREM était de trouver des futurs députés qui ne soient marqués ni à gauche ni à droite et ceci a été difficile puisque ce clivage continue à exister même sous d’autres appellations étant en principe et en général fondé sur la prédominance donnée soit à l’économie, soit aux citoyens. Sur les 308 députés LREM 109 sont marqués à gauche et 38 à droite et donc nous ne connaissons pas l’orientation de 161 d'entre eux (52%) qui pourraient ne pas avoir de repères politiques clairs autres que le soutien systématique de la politique présidentielle.

3-La politique gouvernementale annoncée

Il semblerait que malgré les annonces faites d'une nouvelle direction fondée sur le rajeunissement des corps exécutif et législatif, les choix présidentiels et gouvernementaux exprimés lors du congrès et à l’Assemblée Nationale  soient pour l'essentiel une accentuation à droite de la politique du précédent quinquennat. En effet les grandes orientations généreuses sont reportées à plus tard pour donner une priorité à l’austérité et à l’équilibre du budget ; les mesures qui seront prises ne seront pas fondées sur une politique économique mais l’arithmétique élémentaire, c’est-à-dire sur la simple réduction des dépenses publiques sans prendre en compte les conséquences à moyen terme. Les résolutions fondées sur le calcul arithmétique élémentaire pourraient avoir des conséquences  contreproductives comme par exemple le ralentissement économique et l’accroissement du chômage avec pour corollaire la baisse des revenus de l’Etat et l’accroissement de ses charges et par suite du déficit. Les premières victimes de cette simplification du raisonnement sont les plus vulnérables qui n’ont ni syndicats, ni droit de grève : « les retraités. »  On peut donc se demander si un rajeunissement précipité de la classe politique ne risque pas de mener aux mépris des séniors en raison d’une dégradation de l’ordre moral.

Un autre pan de la politique de l’arithmétique élémentaire consiste à vendre les  participations de l’Etat dans les grandes entreprises, ce qui va faire entrer des fonds ponctuellement comme par maquillage (window-dressing) et faire perdre tout moyen de pression et d’information direct de l’Etat au travers d’entreprises stratégiques dont il serait actionnaire. L'État continuerait donc à n’être plus qu’un spectateur de la scène économique.

Il faut aussi noter qu’une partie du déficit budgétaire français pourrait être couvert par les autres membres de l’UE et en particulier par l’Allemagne car  par son action militaire la France agît dans l’intérêt universel et pour le prestige de l’UE. La France représente surtout depuis le départ en cours du Royaume Uni le seul bras armé de l’UE. En excluant le Royaume Uni seule la France agît militairement sur le plan international, les autres membres y compris l’Allemagne n’ayant qu’un rôle marginal ou symbolique. De 2012 à 2015 le budget militaire allemand a été réduit de 1.31% à 1.19% du PIB. Les horreurs du IIIe Reich ne peuvent justifier l’inaction militaire de l’Allemagne surtout lorsqu’il s’agit de mettre fin à d’autres horreurs humanitaires sur la planète.

Se gargariser de grands mots sur les nouvelles technologies n'est pas suffisant pour échapper à la réalité d’une politique sclérosée. La nouvelle politique pourrait n’être constituée que de mesures incitatives coûteuses et sans effet réel sur le monde de l’entreprise. Le gouvernement entendrait ajouter une mesure incitative nouvelle et qui serait la précarisation de l’emploi en France et par suite celle de la majorité des français. Cette précarisation risque de réduire la demande de biens durables et pourrait entrainer un ralentissement de l'économie.

Sur la base de contrats précarisés en rendant les licenciements plus simples et moins coûteux (notamment en limitant les pouvoirs des Prud’hommes), les banques pourraient durcir leurs conditions de prêts immobiliers et à la consommation (dont le financement des véhicules) et les consommateurs pourraient eux-mêmes ne plus demander de crédits qu’ils ne seraient pas sûrs de pouvoir rembourser en cas de perte d’emploi. Tout cela pourrait donc avoir un effet néfaste sur la production et par suite sur l’emploi c’est-à-dire l’inverse de ce qui était espéré. La précarisation a engendré des catastrophes sociales, aux Etats Unis qui n’a pas résolu les problèmes de fond. Le monde des entreprises doit être mieux compris avant de prendre des mesures. Deux modes de raisonnement sont souvent utilisés :

A- Le raisonnement complexe et dynamique en macro-économie :

La décision économique entraine la dynamique d'un nombre croissant de paramètres qui rendent le simple raisonnement arithmétique tout à fait inadapté à la réalité. Comme on l’a vu la décision arithmétique peut entraîner l’effet inverse de celui perçu car un ensemble de paramètres agissent dans diverses directions. La politique économique doit être complexe et ne peut pas être fondée sur les bonnes paroles les entreprises qui sont des entités non-humaines et donc amorales et prennent leurs décisions en fonction de leur nature.

B- Les réactions primaires et mécaniques des entreprises

L’influence de fonds d'investissements ou de pension de différentes nationalités a réduit le raisonnement microéconomique à la croissance du rendement sur investissement à court terme et à tout prix. Le mécanisme du marché engendre une contagion de cette déshumanisation des entreprises et de l’appauvrissement du raisonnement financierLes incitations n’ont donc que peu de prises sur des entités primales.

Il n'y a plus dans ce cas de raisonnement à proprement parlé mais plutôt une réaction automatisée insensible aux incitations des États.

Il aura fallu attendre la réaction de l'Allemagne du 12 Juillet 2017 pour comprendre qu’un pays européen pouvait s’il le voulait protéger ses entreprises stratégiques contre des prises de participation hostiles pour les citoyens de ce pays. La France toujours admiratrice de l’Allemagne pour son libéralisme aurait pu en raison de ses valeurs prendre l’initiative d’une telle décision.

IV-SOLUTION POSSIBLE ET CONCLUSION

Nous avons vu que dans le cadre de l’UE il était possible de protéger les intérêts nationaux (récente initiative de l’Allemagne) et qu’il serait possible de faire contribuer les autres membres à une action d’intérêt commun (action militaire). Les traités de l’UE n’incluent pas que l’encouragement au développement du capitalisme à l’état sauvage et créateur de chômage mais ils comprennent  un texte dont les références sont humanitaires et sociales et qui est mis de coté par les Etats membres. Il s’agît de la Charte des Droits fondamentaux de l’UE signée à Nice le 7 décembre 2000. Ce texte est si peu suivi que l’UE a à présent en son sein des dictatures ; bien que cette Charte soit peu appliquée l’UE a poussé le cynisme jusqu’à exempter deux Etats membres de ce texte est pourtant obligatoire pour chacun et qui sont le Royaume Uni sur le départ et la Pologne qui est devenu une dictature comme la Hongrie. Cette Charte va au delà de la déclaration des Droits de l'Homme en y faisant entrer une dimension sociale qui devrait équilibrer l’importance du progrès social et économique. Nous allons reprendre ci-dessous quelques articles de cette Charte et les commenter :

PRÉAMBULE DE LA CHARTE : Les peuples de l'Europe, en établissant entre eux une union sans cesse plus étroite, ont décidé de partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes. Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l'Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d'égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l'État de droit. Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l'Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice. Elle cherche à promouvoir un développement équilibré et durable et assure la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, ainsi que la liberté d'établissement. A cette fin, il est nécessaire, en les rendant plus visibles dans une Charte, de renforcer la protection des droits fondamentaux à la lumière de l'évolution de la société, du progrès social et des développements scientifiques et technologiques.

Commentaire : La Charte place la personne au cœur de l’action de l’UE et non pas l'économie ; l'économie est au service de l'Homme et non le contraire. Paradoxalement l'action des autorités Européennes a été durablement inverse et c'est pourquoi la politique administrative européenne est ressentie comme pesante, contraignante voire appauvrissante. Malgré cela les citoyens qui ont une meilleure perception que leurs dirigeants pensent que l'UE et l’Euro sont indispensables mais mal gérés. Le choix du libéralisme et de la liberté économique totale des entreprises voulu par la Commission, le Parlement Européen et de nombreux États membres a pour corollaire l'affaiblissement des États face à la domination économique qui ne leur permet pas d'agir afin de faire valoir les principes de base de la Charte dont les idées donne la direction de la politique à suivre.

Article 1 : La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée.

Commentaire : Si l'UE ne s'implique pas "directement" dans la défense du pouvoir d'achat, du plein emploi et de la protection du travail  l'article 1 est un vœu pieux.

Article 14 : Toute personne a droit à l'éducation, ainsi qu'à l'accès à la formation professionnelle et continue.

Commentaire : L'accès à l'éducation se restreint progressivement en raison des conditions budgétaires imposées aux États membres les plus généreux dans ce domaine et qui sont en accord avec les termes de la Charte et la formation professionnelle dépend trop des entreprises qui  n'ont pas vocation à enseigner en raison  de l’absence de rentabilité de cette activité; seule la loi pourrait obliger les entreprises à jouer leur rôle.

Article 15 : Toute personne a le droit de travailler et d'exercer une profession librement choisie ou acceptée.

Commentaire : l'article 15 remet l'obligation qui sera faite en France d'accepter n'importe quel emploi après un premier rejet ; l'activité économique est importante mais la dignité des hommes l'est aussi.

Article 25 : L'Union reconnaît et respecte le droit des personnes âgées à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle.

Commentaire : L'agression financière que les retraités vont subir en France en 2018 alors que les pensions sont gelées depuis de nombreuses années et cela  parce que les retraités ne peuvent pas se défendre est indigne de l'article 25.

Article 27 : Les travailleurs ou leurs représentants doivent se voir garantir, aux niveaux appropriés, une information et une consultation en temps utile, dans les cas et conditions prévus par le droit communautaire et les législations et pratiques nationales.

Article 28 : Les travailleurs et les employeurs, ou leurs organisations respectives, ont, conformément au droit communautaire et aux législations et pratiques nationales, le droit de négocier et de conclure des conventions collectives aux niveaux appropriés et de recourir, en cas de conflits d'intérêts, à des actions collectives pour la défense de leurs intérêts, y compris la grève.

Commentaire : Les articles 27 et 28 remettent en question la déconstruction du droit du travail qui va être mise en place en France par ordonnances ; une question aussi essentielle voire identitaire requiert l'accord des représentants des salariés voire un référendum.

Article 30 : Tout travailleur a droit à une protection contre tout licenciement injustifié, conformément au droit communautaire et aux législations et pratiques nationales.

Commentaire : La reforme du droit du travail qui vise à faciliter le licenciement notamment par restriction des droits des prud'hommes est contraire à l'article 30.

Article 31 : Tout travailleur a droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité.  Tout travailleur a droit à une limitation de la durée maximale du travail et à des périodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu'à une période annuelle de congés payés.

Commentaire : L'adaptation du travail aux contraintes commerciales ne devrait pas empêcher un repos hebdomadaire de deux jours coïncidant avec celui de la famille. Afin de protéger le droit des travailleurs des pays de l'Ouest de l'UE, il faut faire en sorte que l'article 31 soit aussi appliqué dans les pays de l'Est de l'UE. Il est aussi indispensable de ne pas permettre dans certains pays membre de l'UE  que le salaire médian soit inférieur au seuil de pauvreté  moyen calculé pour l'ensemble de l'UE.

Article 32 : Le travail des enfants est interdit.

Commentaire : Des sociétés de distribution de l'UE peu regardantes se sont fournis à bas prix dans des pays qui ne respectent pas l'article 32 et ont en conséquence importé dans l'UE l'irrespect de cet article.

Article 33 : La protection de la famille est assurée sur le plan juridique, économique et social.

Article 34 : L'Union reconnaît et respecte le droit d'accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que la maternité, la maladie, les accidents du travail, la dépendance ou la vieillesse, ainsi qu'en cas de perte d'emploi, selon les modalités établies par le droit communautaire et les législations et pratiques nationales.  Afin de lutter contre l'exclusion sociale et la pauvreté, l'Union reconnaît et respecte le droit à une aide sociale et à une aide au logement destinées à assurer une existence digne à tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, selon les modalités établies par le droit communautaire et les législations et pratiques nationales.

Article 35 : Toute personne a le droit d'accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales. Un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l'Union.

Commentaire : Les mesures qui viseraient à mettre en cause les prestations sociales, familiales et de santé seraient contraires aux articles 33, 34 et 35.

Article 36 : L'Union reconnaît et respecte l'accès aux services d'intérêt économique général tel qu'il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément au traité instituant la Communauté européenne, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l'Union.

Commentaire : Les privations des grandes entreprises de service public mettent souvent en cause pour des raisons économique la notion même de service public et dans ce cas ces privatisations sont contraires à l'article 36.

The role of serendipity in French politics

from 2011 to 2017

Historical perception of recent events that have challenged the democratic process

Didier BERTIN - July 20, 2017

I-PERIOD 2011-2012

1-The unexpected withdrawal of the candidacy of Dominique Strauss-Kahn (DSK) in the election to the Presidency of the Republic

About one month before his planned candidacy for the presidential election at the primary elections of the Socialist Party (PS), DSK, the Managing Director of the IMF, was arrested in New York on 14 May 2011 in An Air France plane to Paris still and on the ground of New York airport; DSK was incarcerated at Rikers Island Prison. The arrest followed accusations by a maid of the New York Hotel Sofitel for inappropriate behavior. On 19 May he was released on bail and under various other conditions and finally "on parole" on 1st July because of the accusations of the maid appeared to be ambiguous. On 23 August 2011 Judge Michael Obus dropped the prosecution on the advice of Prosecutor Cyrus Vance. This blurred situation and the intense media coverage did not allow DSK to stand for the PS primary elections of October 2011 and France which was in a difficult economic situation was thus  deprived of the  expertise in economics of DSK. DSK had been Professor of Economics, Chairman of the Finance Committee of the National Assembly (French House of representatives), Minister of Industry and Foreign Trade, then Minister of Economy and Finance and Industry and finally General Director of the IMF.

As compared to him the other candidates appeared lacking of competency in this field and in particular François Hollande.

2-The nomination of François Hollande to the candidature for the Presidency of the Republic

François Hollande was chosen because of the vacuum left by DSK and which was the favorite before his withdrawal.

François Hollande completed his studies in 1980 (ENA) and was an auditor at the “Cour des Comptes” (an important French state body controlling the utilization of the funds provided by the State) for 9 years during which no assignment was entrusted to him due to his lack of availability. He was elected as MP for the district of Corrèze (center of France) from 1988 to 1993. He was reelected MP in 1997 and 2002. In 2001 he also became Mayor of Tulle (a city in Corrèze of 47 000 inhabitants). He became First Secretary (leader) of the PS until 2008 then General Councilor of Corrèze. It is clear from this course that François Hollande, unlike DSK, had neither the skills nor the experience required to serve as President of the Republic whose main challenge are in the field of Economics. The political activity was the sole job of François Hollande without a real knowledge of business world.

3-The election of François Hollande to the Presidency of the Republic

Despite his shortcomings François Hollande was elected as a result of negative circumstances concerning both DSK and Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy was affected by poor economic performances and in particular by rising unemployment and public debt and by many cases and scandals which had, among other things reduced his popularity; since 2009 the polls were unfavorable to him regarding his re-election as President.

The disappointments of DSK and Nicolas Sarkozy gave François Hollande an unexpected chance to be elected despite he was not at all the right man to become President. Moreover, his apparent humility of Francois Hollande was seen as a mark of honesty amidst scandals.

II - PERIOD 2012-2017

1-The five-year presidential mandate from 2012 to 2017 and the behavior of many left-wing MP’s: Paving the way for an undoubted victory of the right-wing party

Francois Hollande's lack of ambitions could have been perceived at the beginning of the five-year presidential mandate when he had himself renounced to his own major campaign promises by arguing that he was discovering reality. He gradually and comfortably adapted his personal political line to the facts instead of attempting to modify them. He had first declared that he was socialist then social-democrat supporter then became supporter of free capitalism with social considerations (social-liberal in French); this change of flexible political identity permits him to move from actor to spectator in the economic stage.

Moreover, Francois Hollande's key promise on which it was not possible to return was the reduction in unemployment; in fact unemployment increased by 20.69% between the beginning and the end of the five-year mandate. Francois Hollande pursued his economic policy with what he called "his toolbox", i.e. by applying expensive and vain incentives. Francois Hollande's five-year mandate was a huge mess illustrated by the sharp deterioration in his confidence rating as it never happened before in the Fifth Republic (i.e. from 1958).

In the course of the Fifth Republic, the economic power of the State was reduced to a much lower level than that of enterprises, and the power of the State had reached its peak under General de Gaulle and under François Mitterrand.

The State has shifted from being a major player in the economy and employment to being a mere supplier of financial incentives without any guarantee of result. From 1970 to 2016 unemployment rose from 0.6% of the working population to 10%. The incentives should have been accompanied by coercive steps but for this it would have been necessary to confront the European Commission which advocates a reduction of the role of the State in the field of economics according to the doctrine of free capitalism (called “liberalism” in French).

While remaining in the EU and the Euro the member states must resist and act in the interest of their citizens as just Germany did last July 12 (2017), having decided to protect its strategic assets against raiders and consequently employment and purchasing power. At the beginning of the five-year mandate Jean-Marc Ayrault (fist French Prime minister) said that the rules were moving within EU but this was not accurate. Many left-wing MP’s have given up their duty to remind the President of his campaign promises and have preferred to follow him when he said that there were no other alternatives to his failed policy.

The population started to feel disinterest and even disgust for politicians. In 2017 the confidence rating of François Hollande fell to the lowest i.e. 14%, in the history of the Fifth Republic to the point that he had to renounce to be candidate for a second mandate. Under these conditions Francois Fillon (Right-wing) had to win the elections as President without doubt although he played an important part in the defeat of Nicolas Sarkozy in 2012 as he was his Prime minister.

Unemployment trend:

May 2012 - 2,900,000 unemployed - March 2017 - 3,500,000 unemployed

Confidence rating of François Hollande:

June 2012 = 55% - December 2012 = 35% - 2013 = 21% - 2014 = 15%. December 2016 = 13% - May 2017 = 14%

2-François Fillon

Francois Fillon was to become the next President of the Republic if, once again, improbable circumstances did not change the fate. François Fillon began his own sabotage by presenting during his election campaign a program of hard and brutal austerity that was to affect the majority of the French. Despite this, he had kept all his chances because he claimed that he was incarnating the Catholic rectitude.

The revelations about the gifts he had received and the remuneration with public funds he had paid to his wife and the rest of his family quickly eliminated any hope for him to be president. The legality of his behavior had become unimportant because what mattered was the moral aspect. Even though the fact that he objectively increased the income of his private family with public funds made unacceptable his plan of austerity for the French population.

 He himself acknowledged that his practices were not normal but traditional in the political world, which the citizens did not doubt but which accentuated their divorce with the politicians; this has also played in favor of extremist parties such as the right-wing National Front and the left wing party of Rebellion (Parti des insoumis), both dangerously anti-European.

What also contributed to the dissatisfaction of the voters is that Francois Fillon was not replaced as a candidate of his Party (Les Républicains-LR) as if what did François Fillon was not so important for them. Moreover, François Fillon stubbornly stood as a candidate probably because if he had been elected he would have been in a better position to defend him or had not realized the voters' resentment.

III- SITUATION OF FRANCE IN 2017

1-Election of the President of the Republic: Emmanuel Macron

Emmanuel Macron born on December 21, 1979 began his graduate studies in literature and philosophy but finally chose the elitist and traditional way of the IEP-ENA. IEP is an Institute of politics and ENA created in 1945 had for its sole purpose to train high-ranking officials who were lacking in France after the war. In France this way opens many doors because of a system of castes with which France does not want to end and whose monolithic thought of its beneficiaries questions their adaptability to circumstances. The same elitist reference enabled Francois Hollande to become president.

Emmanuel Macron left the ENA in 2004 but moved away from the public service from 2008 by joining Rothschild Bank until 2012. His opponents thus qualified him of Merchant Banker during the elections while this was not justified by his short experience in this field. Merchant Banks recruit former ENA students to occupy prominent positions with no adequate experience because of their supposed business and general relations and their know-how in communicating with the Public administrations.

From 2012 to 2014 Emmanuel Macron became Minister of the Economy in replacement of Arnaud Montebourg whose ideas were then incompatible with those of Francois Hollande perceived as a new partisan of free capitalism. Arnaud Montebourg would have liked to renegotiate the European treaties as François Hollande had proposed during his election campaign. From 2015 to 2016 Emmanuel Macron stood out on the right-wing in the discussions on government bills and opposed increasingly Francois Hollande and Manuel Valls (new Prime Minister).

Despite their common support for free market, he reproached them for taking only half steps and moreover it was probably urgent for him to distance himself at the end of the mandate with a President who had become very unpopular, in order not to sink with him.

On 6 April 2016 he founded a new movement "En Marche" or "EM" with all those of the right and left who supported his ideas on the renewal of the politics and economics. EM became the LREM party "La République En Marche" for the legislative elections. It should be noted that "EM" or "En Marche" would have been based on the initials of Emmanuel Macron which could also reveal his personality. Emmanuel Macron finally left the government on 30 August 2016 in order to devote himself freely to his candidacy for the 2017 presidential elections. He would normally have had no chance of winning the elections but he was also the beneficiary of a combination of circumstances (such as François Hollande in 2012) that are the sudden disqualification "in fact" of François Fillon and "The disappearance "of the sympathizers of the PS because of the catastrophic mandate of François Hollande. One cannot thus speak of clear victory of Emmanuel Macron because he won due to the lack of real challengers and thus revealed the weakness of the traditional French political system. The 2nd round of the Presidential elections opposed Emmanuel Macron to Marine Le Pen (far rightist) beneficiary of protest votes and permitted Emmanuel Macron to appear as a great economist by contrast with her. The proposal of Marine Le Pen to leave the Euro was regarded as inconceivable by a very substantial majority of the population.

There was, therefore, no other alternative but to vote useful, that is to say for Emmanuel Macron either by conviction or by spite or abstain. Indeed, this disappearance of the democratic choice was accompanied by a record of abstention and white and null ballots.

A similar result was obtained during the election of Georges Pompidou in 1969 following the sudden resignation of General de Gaulle; this 1969 election was like that of 2017 due to a combination of unexpected circumstances. The lack of choice during the elections thus allowed Emmanuel Macron not to suffer negative effects of the vagueness of his program (including right and left ideas with a predominance of rightist ones), his age, his lack of experience and his unconventional choices about his private life. However, this lack of experience might lead Emmanuel Macron as President to a counterproductive authoritarianism to assert him. The fact that Emmanuel Macron was imposed by chance and not truly by clear popular support of his project does not mean that he is not a satisfactory candidate but does not mean either that he was the Ideal candidate to meet all the challenges regarding the future of France; however none of the other candidates appeared to be this ideal candidate.

Emmanuel Macron could perhaps be intellectually outside the IEP-ENA monolithic sphere, which is a favorable point, because it would have had as its basic vocation literature and philosophy and (according to certain media) would have adopted only by spite the IEP-ENA scheme. His link with literature and philosophy was noticeable in his brilliant speech of 15 July 2017 commemorating the 75th anniversary of the “Vel d'Hiv” Round up (arrest of Jews by the French authorities in 1942, gathered in the winter velodrome called Vel d’Hiv). As a matter of fact his speech combined the elegance of the words with an analytical and interpretative willingness.

Fifth Republic - Presidential elections

In %

1965

1969

1974

1981

1988

1995

2002

2007

2012

2017

Abstentions

15.69

31.15

12.67

14.15

15.94

20.34

20.29

16.03

19.65

25.44

White and nil

2.31

4.42

1.17

2.47

3.04

4.76

4.28

3.53

4.68

8.59

Total

18

35.57

13.84

16.62

18.98

25.1

24.57

19.56

24.33

33.99

Emmanuel Macron could bring to France positive elements by his relative youth, but this one does not protect him from awkwardness as, for example, and in our opinion, his precipitous visit to Algeria during which his accusing statement regarding the French presence "was too simplified” to define a particularly long historical link (132 years). He made also a mistake regarding French Guyana which reflected the contemptuous perception of this area in France where it seems mainly considered as a launch base for rockets. Far from being an island (as it seems that Emmanuel Macron thought) Guyana includes the longest land border of France (730 km) and this separates France from Brazil which is "by this length" France’s main neighbor. Moreover, our administration of the indigenous tribes in Guyana could allow us to protest against that of Brazil where the indigenous tribes are considered as composed of second class citizens.

2-Election of MP’s

The 2017 presidential and legislative elections were marked by the profound disgust of many French people towards their politicians, which led to a massive "dégagisme" movement (dégagisme is a French word created in North Africa during the Arab spring and meaning that the people want to get rid of their politicians). This movement largely favored Emmanuel Macron's new Party "La République en Marche" (LREM) perceived as different from the former aging parties.

The bad acting way of many politicians was perceived from the moral standpoint without consideration of its legal aspect when its main target was the improvement of the private life of these politicians and their families.

A substantial proportion of MPs had, in fact, considered their mandate as a simple job and acted in order to be re-elected in their respective district with the support of their respective parties in order to stabilize their career and increase their revenues.

From 1958 to 1981 the average of abstentions in the second round of the legislative elections was on average 21.8%; from 1986 to 2012 this average increased to 33.9% including 40% in 2007 and 44.6% in 2012. This figure increased to 57.36% in 2017 and with the white and nil votes it reached 61.5% questioning the democratic expression in France because of the disappointment of many politicians. Only 42.6% of French registered voters, voted in 2017 for the legislative elections thus weakening the meaning of electoral results.

In 2017 the PS (initial Party of François Hollande) almost completely disappeared from the National Assembly (House of Representatives) because of the great dissatisfaction accumulated during the mandate of François Hollande. The PS has now only 30 seats in the National Assembly as compared to 295 previously. The fall of the Republicans (LR) is also significant from 196 deputies to 112 but much less because they were in the comfortable position of opponents. The fall of the Republicans (LR) must be considered as a collapse because they were undoubtedly forecasted to be the big winners of the elections. This collapse was mainly due to the inappropriate behavior of François Fillon and of the LR party towards him.

LREM obtained 306 seats out of 577 whereas this movement which became a political party only existed for little more than one year.

With 7,826,245 votes out of 47,293,103 registered, that is to say 16.55% of the registered voters, the LREM party obtained 53.4% ​​of the seats in the National Assembly.

The electoral system by district and not proportional by list had traditionally eliminated the extremist parties and gave a sufficient majority to the main party to prevent the small parties from asking too much for their support. The electoral system is not questioned, but the disgust of voters for many politicians was the basis of the problem.

With 29 117 037  non-voting electors, the abstentionists become by far the leading party in France and what the abstentionists have meant must be very seriously taken into account in respect of the democratic spirit.

Over a very short period that really began when the election of Emmanuel Macron was no longer in doubt EM which became LREM had to appoint more than 500 candidates to cover most of the electoral districts. Therefore the choice of candidates for a mandate of MP started from the presidential election in order to get future MP’s who would fit the presidential line with the risk of preferring malleable candidates who will thus not constitute a counter-power coming from the legislative body. A legislative counter-power is nevertheless necessary to moderate the executive power as this can be seen in the United States. To become LREM MP, the candidates had to sign "the contract with the nation" of Emmanuel Macron. The previous system did not guarantee either the existence of a legislative counter-power as this has been shown.

Many of the new MP’s were taken from the private sector and from now MP’s cannot accumulate more than two successive parliamentary mandates or more than one other public mandate at the same. However, the aim of LREM was also to find future MP’s who were not marked either on the left or on the right wing and this was difficult since this difference continues to exist even under other names being in principle based on the predominance given either the economy, or the citizens. Out of 308 LREM MP’s, 109 came from the left wing and 38 from the right and so we do not know clearly the basic political opinion of 161 of them (52%) who may not have clear political references other than their systematic support of Emmanuel Macron.

3-Future Government policy

It seem that despite the announcements of a new leadership based on the rejuvenation of the executive and legislative bodies, the presidential and governmental choices expressed respectively during the Congress (Senate and House of Representatives) and at the National Assembly (House of Representatives) are quite similar to those of the previous mandate.

Indeed, the generous guidelines seem to be postponed and priority is given to the austerity and equilibrium of the state budget. The steps that are intended to be taken are not based on an economic policy but on the elementary arithmetic, that is to say on the mere reduction of public expenditures without taking into account the consequences in the medium run. Decisions taken on elementary arithmetic might have counterproductive effects such as for example an economic downturn and the increase in unemployment, with, as a corollary, the decrease in government revenues and the increase in expenditures  and thus in the budget deficit. The first victims of this simplified approach and austerity are planned to be the most vulnerable who have neither trade unions nor the right to strike: "the pensioners”. It is therefore questionable whether a precipitous rejuvenation of the politicians might not lead to the contempt of the seniors.

Another part of the policy of elementary arithmetic is the intention to sell the state's holdings in strategic companies, which will bring new funds punctually as by window-dressing and would drive the State to lose direct means of pressure and access to direct information. This will emphasize the role of the state as a spectator on the economic stage.

It should also be noted that part of the French budget deficit could be covered by the other members of the EU and in particular by Germany because by its military action France acts in the universal interest and for the prestige of the EU.

Since the next departure of the United Kingdom from the EU, France provides the sole “real” armed force to the EU. The other members including Germany have only a marginal or symbolic role regarding military operations out of the EU. From 2012 to 2015 the German military budget was reduced from 1.31% to 1.19% of GDP. The horrors of the Third Reich cannot justify the military inaction of Germany especially to avoid other horrors out of the EU.

Gargling words about new technologies is not enough to escape the reality of a sclerotic policy. The new policy could be costly incentives with no real impact on the business world. The government intends to add a new incentive, which would be the precariousness of employment in France and consequently that of the majority of French people. This precariousness might reduce the demand for durable goods and could lead to a slowdown in the economy.

On the basis on fragile work contracts making layoffs simpler and cheaper (in particular by limiting the powers of the Courts dealing with work disputes), banks could tighten their mortgage and consumer loan conditions (including vehicles financing); consumers could themselves no longer ask for credits that they would not be sure of being able to repay in the event of loss of employment. All this could therefore have a detrimental effect on production and consequently on employment, that is to say the opposite of what was expected. Precariousness has led to social disasters, in the United States that has not resolved the basic problems. Decisions in economics should be better understood before taking action. Two modes of reasoning are often used:

A- Complex and dynamic reasoning in macroeconomics:

The economic decision drives the dynamics of a growing number of parameters that make simple arithmetic reasoning utterly inadequate to reality. As we have seen, the arithmetic decision can have the opposite effect of the expected one because a set of parameters act in different directions.

Economic policy must be complex and cannot be based on promises of companies that are non-human entities and therefore amoral and make their decisions according out of the human context.

B- Primary and mechanical reactions of enterprises

The influence of investment or pension funds of different nationalities has reduced microeconomic thinking to the growth of short-term return on investment and at all expenses. The market mechanism creates a contagion of this dehumanization of the enterprises and the impoverishment of the financial reasoning. A policy of incentives has thus little influence on primal entities.

Germany's reaction of 12 July 2017 to protect its assets could lead other State members to understand that a European country could protect its strategic assets against hostile take-up, for the benefit of the citizens of this country.

IV-POSSIBLE SOLUTION AND CONCLUSION

We saw that within the framework of the EU it was possible to protect national interests (recent German initiative) and that it would be possible to make the other members contribute to an action of common interest (military action) . The EU treaties do not include only incentives for the development of the wild capitalism creating unemployment but they include a text whose references are humanitarian and social and which is put aside by the member States. This is the “Charter of Fundamental Rights of the EU” signed in Nice on 7 December 2000. This text is so little followed that the EU now has dictatorships in its midst.  Although this Charter is little applied the EU has pushed the cynicism until exempting two member States to apply it which is nevertheless compulsory for each; the exempted countries are the United Kingdom leaving EU and Poland which has become a dictatorship like Hungary. This Charter goes beyond the Declaration of Human Rights by including a social dimension that should balance the importance of social and economic progress. Below are some extracts of articles of this Charter and comments on them:

PREAMBLE OF THE CHARTER: The peoples of Europe, in creating an ever closer union among them, are resolved to share a peaceful future based on common values. Conscious of its spiritual and moral heritage, the Union is founded on the indivisible, universal values of human dignity, freedom, equality and solidarity; it is based on the principles of democracy and the rule of law. It places the individual at the heart of its activities, by establishing the citizenship of the Union and by creating an area of freedom, security and justice. The Union contributes to the preservation and to the development of these common values while respecting the diversity of the cultures and traditions of the peoples of Europe as well as the national identities of the Member States and the organization of their public authorities at national, regional and local levels; it seeks to promote balanced and sustainable development and ensures free movement of persons, goods, services and capital, and the freedom of establishment. To this end, it is necessary to strengthen the protection of fundamental rights in the light of changes in society, social progress and scientific and technological developments by making those rights more visible in a Charter…

Comment: The Charter places the individual at the heart of the EU's activities and not the economy; the economy is at the service of human being and not the opposite.

Paradoxically, the actions of the European authorities have been permanently reversed and this is why European administrative policy is felt to be burdensome, constraining or even impoverishing. Despite this, citizens who have often a better perception of EU than their leaders believe that the EU and the Euro are necessary but poorly managed. The choice of wild capitalism sought by the Commission, the European Parliament and many Member States has, as a corollary, the weakening of each member State in front of economic domination which does not allow them to implement adequately the basic principles of the Charter.

Article 1: Human dignity is inviolable. It must be respected and protected.

Comment: If the EU is not "directly involved" in defending purchasing power, full employment and labor protection and thus Article 1 might be a wishful thinking.

Article 14: …Everyone has the right to education and to have access to vocational and continuing training…

Comment: Access to education is gradually restricted because of the budgetary conditions imposed on the most generous Member States in this field and which are in line with the terms of the Charter. Vocational and continuing training depends too much on companies for whom it is lacking of immediate return on investment.

Article 15:.Everyone has the right to engage in work and to pursue a freely chosen or accepted occupation…

Comment: Article 15 questions the obligation that will be made in France to jobless people, to accept any employment after a first rejection; Economic activity is important but the dignity of human beings is also important.

Article 25: The Union recognizes and respects the rights of the elderly to lead a life of dignity and independence and to participate in social and cultural life. 

Comment: The planned financial aggressions against the vulnerable pensioners in France in 2018 despite pensions have been frozen for many years is not in line with the spirit of Article 25.

Article 27: Workers or their representatives must, at the appropriate levels, be guaranteed information and consultation in good time in the cases and under the conditions provided for by Community law and national laws and practices. 

Article 28: Workers and employers, or their respective organizations, have, in accordance with Community law and national laws and practices, the right to negotiate and conclude collective agreements at the appropriate levels and, in cases of conflicts of interest, to take collective action to defend their interests, including strike action.

Commentary: Articles 27 and 28 call into question the destruction of labor laws which will be introduced in France by ordinances; Such an essential and even identity issue requires the agreement of the employees' representatives or even a referendum.

Article 30: Every worker has the right to protection against unjustified dismissal, in accordance with Community law and national laws and practices.

Comment: The reform of labor law in France which aims to facilitate the dismissal, notably by restricting the rights of industrial tribunals, is contrary to Article 30.

Article 31: Every worker has the right to working conditions which respect his or her health, safety and dignity. Every worker has the right to limitation of maximum working hours, to daily and weekly rest periods and to an annual period of paid leave. 

Comment: The necessary adaptation of work to commercial constraints should not prevent a weekly rest of two days of workers with their family. In order to protect the right of workers in the western countries of the EU, it is necessary to ensure that Article 31 is also applied in the countries of the eastern part of the EU. Moreover it is also essential not to allow in some EU countries that the median wage is lower than the averaged EU poverty line.

Article 32: Prohibition of child labor and protection of young people at work
Comment: Unsightly EU distribution companies have supplied themselves at low prices in countries which do not comply with Article 32 and consequently have imported into the EU the disrespect of this article.

Article 33: The family shall enjoy legal, economic and social protection.

Article 34: The Union recognizes and respects the entitlement to social security benefits and social services providing protection in cases such as maternity, illness, industrial accidents, dependency or old age, and in the case of loss of employment, in accordance with the rules laid down by Community law and National laws and practices…..In order to combat social exclusion and poverty, the Union recognizes and respects the right to social and housing assistance so as to ensure a decent existence for all those who lack sufficient resources, in accordance with the rules laid down by Community law and national laws and practices.

Article 35: Everyone has the right of access to preventive health care and the right to benefit from medical treatment under the conditions established by national laws and practices. A high level of human health protection shall be ensured in the definition and implementation of all Union policies and activities.

Comment: Measures aiming to jeopardize social, family, housing (case of France) and health benefits would be contrary to Articles 33, 34 and 35.

Article 36: The Union recognizes and respects access to services of general economic interest as provided for in national laws and practices, in accordance with the Treaty establishing the European Community, in order to promote the social and territorial cohesion of the Union.

Comment: The deprivations of large public service companies often call into question, for economic reasons, the very notion of public service and in this case these privatizations are contrary to Article 36.

La influencia de la serendipia en la política Francesca desde 2011 hasta 2017

Percepción histórica de los acontecimientos recientes que han cuestionado el proceso democrático

Didier BERTIN - 20 de julio de 2017

I-PERIODO 2011-2012

1-El Cuestionamiento inesperado de la candidatura de Dominique Strauss-Kahn (DSK) para la elección a la Presidencia de la República

Aproximadamente un mes antes de presentar su candidatura para las elecciones primarias del Partido Socialista (PS) a la Presidencia de la República, DSK, el Director General del FMI, fue arrestado en Nueva York el 14 de mayo de 2011, mientras estaba a bordo de un avión de Air France por Paris que todavía en el suelo del aeropuerto. DSK fue detenido en la cárcel de Riker’s Island. El arresto se realizó tras las acusaciones hechas por una señora de limpieza  del Hotel Sofitel de  Nueva York por comportamiento inapropiado. El 19 de mayo, fue puesto en libertad bajo fianza y bajo otras condiciones, y, finalmente, bajo "palabra" el 1 de julio debido a la vaguedad de las acusaciones de la señora de limpieza. El 23 de agosto de, 2011 juez Michael Obus abandonó el enjuiciamiento según  la opinión del Fiscal Cyrus Vance. Este caso debido a su impacto mediático no ha permitido DSK postularse para las elecciones primarias del PS de octubre de 2011 y Francia que se encontraba en una situación económica difícil, tuvo que ir sin el conocimiento de DSK en este ámbito.

De hecho DSK fue Profesor de Economía, Presidente del Comité de Finanzas de la Cámara de Diputados, ministro de Industria y Comercio Exterior, y el Ministro de Economía y Finanzas e Industria, y finalmente Director General del FMI. Frente a él los otros candidatos fueron insignificantes en este ámbito y sobre todos François Hollande.

2-La designación de François Hollande a la candidatura a la Presidencia de la República

François Hollande fue elegido debido al vacío dejado por DSK y que iba a ser el favorito. François Hollande se graduó en 1980 (ENA) y fue 9 años auditor en el Tribunal de Cuentas durante los cuales no se ha misión que le encomienda dada su falta de disponibilidad. En 1986 fue asesor de Lionel Jospin y fue elegido diputado de Corrèze (distrito pequeño en el centro de Francia) de 1988 a 1993. Volvió a su escaño de diputado en el año 1997. En el año 2001 también se convirtió en alcalde de Tulle (ciudad pequeña de Corrèze), a continuación, fue reelegido en 2002. Se convirtió en primer secretario del PS hasta 2008 y luego el consejero general de Corrèze. Es claro que François Hollande no tenía las habilidades  o experiencia para la función de Presidente de la República con  la economía como principal desafío comparado con DSK. François Hollande es una personalidad que hizo de la política actividad su profesión y que no fue  preparado a conocer el mundo de los negocios.

3-La elección de François Hollande como Presidente de la República

A pesar de sus deficiencias François Hollande fue elegido debido a circunstancias relativas a DSK y a Nicolas Sarkozy.

Las posibilidades de Nicolas Sarkozy en las elecciones presidenciales de 2012 habían sido afectadas por los malos resultados económicos y en particular por el aumento de la deuda pública y del desempleo y por numerosos asuntos y escándalos que habían reducido su índice de confianza.

 En 2009 los sondeos no eran favorables a él en caso de que iba a representar para uno secundo mandato de Presidente. Los problemas de DSK y Nicolas Sarkozy dieron a François Hollande una oportunidad inesperada de ser elegido, mientras que él no era el hombre para ser Presidente. También el lado humilde de la personalidad de François Hollande podría ser visto como un signo de honestidad en medio de escándalos.

II - PERIODO 2012-2017

1-Los cinco años desde 2012 hasta 2017 y el comportamiento de muchos diputados de la izquierda: Una carretera por la victoria de la derecha en 2017.

La falta de ambición de François Hollande podría ser percibida desde el inicio de su mandato cuando se había distanciado de sus propias promesas de campaña con el argumento de que descubrió la realidad después de principio de su mandato. Poco a poco y con comodidad adaptada su línea política personal a los hechos en lugar de tratar de cambiarlos. Al principio había declarado que era socialista pues socialdemócrata y por ultimo liberal social; Esta personalidad flexible le permitió pasar del papel de actor de la escena económica a espectador. Por otra parte la promesa fundamental de François Hollande en los que no fue posible volver era de reducir el paro mientras que el desempleo había aumentado del 20,69% durante su mandato.

François Hollande estaba dirigiendo su política económica con lo que llamó su "caja de herramientas", es decir la aplicación de incentivos costosos e inútiles. El mandato de cinco años de François Hollande habrá sido un gran desastre ilustrada por el fuerte deterioro de su nivel de aprobación como nunca ocurrió en la Quinta República.

El poder del Estado se redujo durante la Quinta República para volverse más débil que el de  las empresas en economía; el poder del estado tuvo su apogeo en el era del General de Gaulle y de François Mitterrand. El papel del estado es pasado de protagonista principal en la economía y el empleo a un mero papel de instigador sin resultados garantizados. Desde 1970 hasta  2016 el desempleo aumentó de 0,6% a 10% de la fuerza de trabajo. Los incentivos debían estar acompañados de medidas coercitivas y tuvo que hacer frente a la Comisión Europea que preconiza  una reducción del papel del Estado, según los criterios del liberalismo. Sin dejar de ser  en la Unión Europea y en el Euro los estados miembros deben resistir y actuar en el interés de sus conciudadanos como apenas hecho la Alemania en el 12 de julio en decidiendo de proteger sus activos estratégicos y en consecuencia el empleo y el poder adquisitivo. En 2012 Jean-Marc Ayrault (primer ministro) dijo que la UE cambiaba pero este no era el caso. Muchos diputados de la izquierda renunciaron a su deber de recordar las promesas de campaña del presidente y prefieren a seguirlo simplemente porque les había dicho que no había alternativa a su política. Así, la gente comenzó a sentir un desinterés quizás disgusto por la clase política. En 2017 la popularidad de François Hollande cayó al nivel más bajo (14%) en la historia de la Quinta República (creada en 1958) por lo que tuvo que renunciar a presentarse a las elecciones presidenciales. En estas condiciones François Fillon tenía que ganar las elecciones sin dificultad aunque fue para un  gran parte el arquitecto de la derrota de Nicolas Sarkozy como su primer ministro.

Evolución del desempleomayo de  2012 = 2.9 millones de parados -  marzo de 2017 = 3.5 millones de parados

Índice de aprobación de François Hollande:

Junio de 2012 = 55% - Diciembre 2012 = 35% - 2013 = 21% - 2014 = 15%.  Diciembre de 2016 = 13% - Mayo de 2017 = 14%

2-François Fillon

Todo el mundo pensaba que François Fillon iba a hacerse el próximo Presidente de la República si una vez más las circunstancias no tenían cambiar las cosas en el último momento. François Fillon comenzó su propio sabotaje durante la presentación de su programa electoral de austeridad dura y brutal que afectaría a la mayoría de los franceses. Sin embargo mantuvo sus posibilidades porque pensaba representar la moralidad y la rectitud Católica, según lo que decía.

Las revelaciones sobre los regalos que había recibido y la remuneración con fondos públicos que había pagado a su esposa y el resto de su familia pronto eliminaron cualquier esperanza de que él sea presidente. La legalidad de su conducta se volvió irrelevante, porque lo que importaba era el aspecto moral; a pesar de que objetivamente aumentaba los ingresos de su familia con fondos públicos, quería imponer la austeridad al francés. Él mismo reconoce que estas prácticas no eran normales, pero tradicional en la política lo que los ciudadanos no duda  pero esto acentuó su divorcio con la clase política. Esto también hace el juego a los partidos extremistas como el Frente Nacional (Front National) y el Partido de Rebeldes (Parti des insoumis) los dos peligrosamente antieuropeo.

Lo que probablemente ha ayudado a aumentar el descontento de los votantes es que François Fillon no fue reemplazado de inmediato como candidato de su partido (LR) como si los hechos que se le imputan fueron juzgados como no es tan importante. Además François Fillon ha permanecer obstinadamente candidato porque si él fue elegido él habría estado en una mejor situación para defenderse o que no se había tomado la medida de resentimiento de los votantes contra él.

III SITUACION DE FRANCIA EN  2017

1-Elección del Presidente de la República: Emmanuel Macron

Emmanuel Macron nacido el 21 de diciembre de, 1979 comenzó sus estudios académicos en literatura y filosofía, pero finalmente eligió la forma tradicional “Real” de IEP-ENA (Institut d’Etudes Politiques et Ecole Nationale d’Administration). En Francia estos estudios abre muchas puertas a causa de un sistema de castas con el que Francia no quiere terminar y cuyo “el sistema de pensamiento único” implica una adaptación difícil a las circunstancias. Esta es la misma referencia que permitió a François Hollande de estar candidato a la presidencia aunque no tenía la capacidad. ENA sin embargo, estaba destinado exclusivamente a su creación en 1945 para entrenar a los funcionarios de alta nivel que faltan en Francia después de la guerra.

Emmanuel Macron salió de la ENA en 2004, pero se apartó de la función pública de 2008 y después trabajo en el Banco Rothschild hasta 2012. Este pasaje ha conseguido la calificación de banquero de negocios cuando se no se justifica por una experiencia tan corta. Esta calificación ha sido utilizada por los que deseaban subrayar sus relaciones con el mundo de los negocios. Los bancos comerciales reclutan ex alumnos de la ENA que están empleados a puestos elevados sin relación con sus experiencias cortas debido a sus supuestas relaciones de negocios y sus relaciones adaptadas con las administraciones públicas.

Desde 2012 hasta 2014 Emmanuel Macron fue Ministro de Economía en sustitución de Arnaud Montebourg cuyas ideas eran incompatibles con las de François Hollande visto finalmente como un partidario del liberalismo económico. Arnaud Montebourg deseaba la renegociación de los tratados europeos que había prometido François Hollande durante su campaña electoral.

Desde 2015 hasta 2016 Emmanuel Macron fue considerado como siendo  a la derecha en los debates sobre los proyectos de ley en el gobierno y se opuso más abiertamente François Hollande y Manuel Valls (Primo ministerio). A pesar de su simpatía por el liberalismo, Emmanuel Macron sólo reprochó al gobierno por tomar semi-medidas y también probablemente era urgente para él de alejarse  al final del mandato de un presidente muy impopular para no hundirse con él.

Emmanuel Macron Fundó el 6 de abril de 2016 un nuevo movimiento "En Marcha" o "EM" con los de la derecha y la izquierda que apoyó sus ideas sobre la renovación de la clase política y del economía. EM se convirtió en el partido LREM "La República en Marcha" para las elecciones de diputados. Tenga en cuenta que el término "EM" o "En Marcha" se basaría en las iniciales de Emmanuel Macron que también sería un revelador de su personalidad. Emmanuel Macron finalmente dimitió de su puesto de ministro el 30 de agosto de 2016, con el fin de dedicarse libremente a su candidatura presidencial en el 2017. Normalmente no tenía ninguna posibilidad de ganar las elecciones, pero también fue el beneficiario de una combinación de circunstancias (como François Hollande en 2012): la inhabilitación repentina "de hecho" de François Fillon y la " desaparición "de simpatizantes del PS debido a la desastroso mandato de François Hollande.

Esta combinación de circunstancias era también favorable pero en menor grado a los partidos extremistas como el Frente Nacional y el Partido de Rebeldes. No se puede hablar de una victoria clara de Emmanuel Macron porque ganó falta de combatientes creíbles ante él, pero de una derrota aplastante del sistema político tradicional francesa. Así, a la segunda ronda de elecciones Emmanuel Macron se encontró frente a Marine Le Pen (Frente Nacional) que beneficiario de votos de protesta y Emmanuel Macron apareció con facilidad como un gran economista en contraste con ella y gracias al hecho de que ella estuvo para la salida del Euro que la gran mayoría de la gente  consideró como inconcebible.

Así que no había otra alternativa que votar “útil” para Emmanuel Macron ya sea por convicción o ya sea por despecho o abstenerse. De hecho, esta desaparición de Opción Democrática fue acompañada por una abstención récord creciente con los votos en blanco y nulos. Se obtuvo un resultado similar al de la elección de Georges Pompidou en 1969 tras la repentina dimisión del General De Gaulle; la elección 1969 era como la de 2017 debido a una combinación de circunstancias inesperadas. La ausencia de otras opciones en las elecciones ha permitido a Emmanuel Macron no sufrir los efectos negativos de desenfoque de su programa (incluyendo las ideas de derecha e izquierda con un predominio de las de la derecha), su edad, su falta de experiencia y su inconformismo de su vida. Sin embargo, esta falta de fundamento podría conducir Emmanuel Macron a mostrar un intento autoritario contraproducente para afirmarse. El hecho de que Emmanuel Macron ha sido impuesta por los hechos al azar y no realmente por un claro apoyo popular para sus proyectos no significa que no sea un candidato adecuado, pero también eso no quiere decir que sea el candidato ideal para satisfacer todos los desafíos que implican la calidad de vida futura en Francia. Sin embargo, ninguno de los otros candidatos parecía ser el candidato ideal. Emmanuel Macron podría ser intelectualmente fuera de la esfera monolítica IEP-ENA, que es un punto positivo, ya que tendría literatura y filosofía como su vocación básica (según algunos medios de comunicación) y habría adoptado por despecho la vía del IEP-ENA. Su vínculo con la literatura y la filosofía fue particularmente notable durante su brillante discurso del 15 de julio de 2017 en conmemoración del 75 aniversario de la redada del Vel d'Hiv y que combina la elegancia de palabras a una voluntad de análisis y de interpretación de los hechos. Vel d’Hiv significa Velódromo de invierno: Los judíos detenidos por la policía francesa durante la guerra fueron conducidos primero al velodrome antes de ser enviados a los campos de exterminio.

Quinta República (en cifras%) - Las elecciones presidenciales

1965

1969

1974

1981

1988

1995

2002

2007

2012

2017

Abstenciones

15.7

31.2

12.6

14.1

15.9

20.3

20.3

16.

19.6

25.4

Blancos y nulos

2.3

4.4

1.2

2.5

3.1

4.8

4.3

3.5

4.7

8.6

Total

18

35.6

13.8

16.6

19

25.1

24.6

19.5

24.3

34

Emmanuel Macron podría traer a Francia por su relativa juventud unos elementos positivos, pero no se lo guardó contra errores tales y en nuestra opinión, la visita apresurada a Argelia durante el cual sus acusacions contra Francia fueron demasiado simplificados para definir un vínculo histórico particularmente largo de 132 años. Su error sobre la Guyana es similar y también se le apareció al final del mandato de François Hollande como Francia tenía una percepción despectiva de Guyana limita a su base de lanzamiento de cohetes. Lejos de ser una isla así como lo había creído Emmanuel Macron, Guyana tiene la mayor frontera terrestre de Francia (730 km) y que la separa de Brasil, que es "de esta longitud," el principal vecino de Francia; Hay que decir que la administración de tribus indígenas en Guyana permite Francia a protestar frente a la de Brasil, donde se consideran las tribus indígenas que se compone de ciudadanos de segunda clase.

2-elecciones de diputados

Las elecciones presidencial y de diputados en 2017 fueron marcados por una profunda repugnancia de muchos francesa con su clase política que dio lugar a un movimiento masivo de "dégagisme". "Dégagisme" es una palabra francesa utilizada durante la primavera árabe en África del Norte para exigir la salida de todos los políticos.

Este movimiento de “dégagisme” muy favorecida "La República en Marcha" (LREM) de Emmanuel Macron percibido como diferente de la clase política tradicional con más la voluntad de cambiar esta clase política.

Las costumbres de los políticos fueron percibidos sobre todo moralmente y más allá de su legalidad, porque a través de ellos muchos diputados dan prioridad a la mejora de su propia vida privada con fundos públicos de los franceses. Una parte sustancial de los parlamentarios, de hecho, tenía profesionalizando su mandato o sus mandatos (algunos tenían varios mandatos públicos) y mostró motivado por su transformación en mandatos permanentes en actuando primero para ser reconducidos en su circunscripción (o barrios electorales) por sus respectivos partidos.

Desde 1958 hasta 1981, la abstención media en la segunda y final ronda de las elecciones de diputados (el sistema electoral francés es organizado sobre dos partes y por geográfica circunscripción) fue de 21,8%; desde 1986 hasta 2012 este número había aumentado a 33,9% con un 40%  en 2007 y al 44,6% en 2012. Este número aumentó a 57,36% en 2017 y con los votos en blanco y nulos  a 61,5% que marca el final de la expresión democrática en Francia debido a los decepcionantes resultados de los diputados. Sólo el 42,6% de los franceses registrados han votado en 2017 por los diputados debilitando así el significado de los resultados de las elecciones.

En 2017 el PS ha desaparecido casi por completo de la Asamblea Nacional (Cámara de diputados) debido al fuerte descontento acumulado durante el mandato de François  Hollande. El PS tiene sólo 30 escaños en la Asamblea Nacional contra 295 anteriormente. La caída de los republicanos (LR) fue también importante con 112 escaños contra 196 anteriormente pero más menos porque estaban en la cómoda posición de los oponentes.

El colapso de los republicanos que iban a ser los grandes beneficiarios de las elecciones, es muy significado y se debe en gran parte a los problemas privados encontrados por François Fillon y el comportamiento inapropiado del partido LR para él.

LREM ganó 306 escaños de un total de 577, mientras que este movimiento convertido en partido político sólo existe desde hace poco más de un año.

Con 7, 826,245 votos de un total de 47.293.103 registrados es decir, 16,55% de los votantes registrados, el partido LREM ganó 53,4% de los escaños en la Asamblea Nacional. El sistema electoral por geográfica circunscripción y no por listas de diputados, emitidas por los partidos,  había tradicionalmente eliminado los partidos extremistas y dar una mayoría suficiente el partido principal para evitar que los partidos pequeños pidan demasiado alto contrapartidas por sus apoyos. Este no es el sistema electoral que está en cuestión, pero la falta de interés de los votantes registrados fuertemente decepcionados. Con 29, 117,037 no votantes los abstencionistas representan el partido más grande de Francia y lo que los no-votantes querían decir tiene que tenerse muy en cuenta para cumplir con el espíritu democrático.

En un período muy corto, que comenzó en serio cuando la elección de Emmanuel Macron ya no estaba en duda EM convertido en el partido LREM tuvo que designar más de 500 candidatos para cubrir los barrios electorales. Así las elecciones presidenciales fue la salida de hecho para comenzar a reclutar a futuros diputados  que deben estar de acuerdo a la línea presidencial con el riesgo de preferir candidatos maleables que no serán un contrapoder en frente del  poder ejecutivo. En democracia un contrapoder legislativo es necesario para moderar el ejecutivo como se puede ver ahorra en los Estados Unidos. Por su nominación los candidatos LREM tuvieron que firmar "el acuerdo con la nación", propuesto por Emmanuel Macron.

El sistema anterior no garantiza también la existencia de un contrapoder legislativo, ya que fue corrompido por la profesionalización de la política.

La política de LREM fue fundada en el deseo de renovar los parlamentarios a fin de acabar con los muy malos hábitos que llevaron a la repugnancia de una mayoría de franceses con respecto a la política.

Algunos de los nuevos miembros fueron elegidos de la sociedad civil y se pueden acumular no más de dos mandatos parlamentarios sucesivos y no más de un mandato al mismo tiempo. Sin embargo, el objetivo era encontrar a los futuros miembros LREM que no están marcados a la izquierda o a la derecha y esto era difícil, ya que la brecha continúa existiendo con otros nombres, en principio y en general es basada en darse el predominio la economía o los ciudadanos. De los 308 miembros LREM 109 están marcadas a la izquierda y 38 a la derecha y, por tanto, no sabemos la orientación de 161 de ellos (52%) que no pueden tener puntos de referencia políticos claros otros que el  sistemático apoyo a la política presidencial.

3-La política anunciada del gobierno

Parece que a pesar de los anuncios de una nueva dirección basada en el rejuvenecimiento de los órganos ejecutivos y legislativos, las opciones presidenciales y gubernamentales expresadas en el Congreso (diputados y senadores) y en la Asamblea Nacional (diputados) son esencialmente un énfasis en la derecha de la política de los cinco años anteriores. De hecho las opciones políticas generosas son diferidas después de dar prioridad a la austeridad y al equilibrio del presupuesto; las medidas que serán tomadas no se basan en una política económica, pero en la aritmética elemental, es decir, la simple reducción de los gastos públicos, sin considerar las consecuencias a mediano plazo. Las resoluciones basadas sobre la aritmética elemental podrían tener consecuencias contraproducentes tales como la desaceleración económica y el aumento del desempleo con el consiguiente descenso de los ingresos del estado y el aumento de sus costos y en consecuencia un más grande déficit del presupuesto.

Las primeras víctimas de esta simplificación del razonamiento son los más vulnerables que no tienen ni sindicatos ni el derecho de huelga es decir los "jubilados. "Podemos preguntarnos si un rejuvenecimiento precipitado de la clase política no podía conducir  a menosprecio de la tercera edad debido a un deterioro del orden moral.

Otra pieza de la política de la aritmética elemental es vender participaciones estatales en las grandes empresas, lo que traerá los fondos rápidamente como por un maquillaje de las cuentas públicas  (window-dressing) y la pérdida de  toda influencia y información directa del Estado sobre los  empresas estratégicas a través de las cuales todavía es accionista. Por tanto, el Estado seguiría siendo nada más que un espectador de la economía.

Nótese también que parte del déficit del presupuestario francés podría ser cubierta por otros miembros de la UE y en particular por Alemania porque para su acción militar la Francia está actuando en el interés universal y por el prestigio de la UE. Francia en particular es desde la salida corriente  del Reino Unido de la UE, ser el solo brazo armado de la UE. Excluyendo el Reino Unido sólo Francia está actuando militarmente a nivel internacional, los otros miembros incluida Alemania tenían un papel marginal o simbólico. Desde 2012 hasta  2015, el presupuesto militar alemán se ha reducido de 1,31% a 1,19% del PIB. Los horrores del Tercer Reich no pueden justificar la inacción militar de Alemania, especialmente cuando se trata de poner fin a otros horrores humanitarias en el planeta.

Haga gárgaras con grandes palabras como las nuevas tecnologías no es suficiente para escapar de la realidad de una política esclerótica.

La nueva política podría estar constituido sólo incentivos costosos y con ningún efecto real en el mundo de los negocios. El gobierno quiere además  añadir un nuevo incentivo y que sería por medio de la simplificación de las leyes sobre el trabajo, la inseguridad en el empleo en Francia y en consecuencia la de la mayoría de los franceses. Esta inseguridad podría reducir la demanda de bienes duraderos y podría resultar en una desaceleración de la economía.

Sobre la base de nuevos contratos precarios, haciéndolos redundancias simples y menos costosos (incluyendo la limitación de los poderes del tribunal del trabajo), los bancos pueden hacer difícil las condiciones de la hipoteca y de los créditos al consumo (incluyendo la financiación de vehículos) y los consumidores no se puede pedir créditos que no sería seguro para poder pagar en caso de pérdida del empleo. Todo esto podría tener un efecto perjudicial sobre la producción y, por tanto, en el empleo, es decir lo contrario de lo que se esperaba. La inseguridad ha dado lugar a desastres sociales y los Estados Unidos no resuelven los problemas de fondo. Un mejor conocimiento del mundo de la empresa es necesario antes de tomar acción. Dos modos de razonamiento son de uso frecuente:

A- El razonamiento complejo y dinámico en la macroeconomía:

La decisión económica conduce la dinámica de un creciente número de parámetros que hacen que el razonamiento basado sobre la aritmética elemental totalmente inadecuada a la realidad. Como hemos visto la decisión aritmética puede provocar el efecto contrario del objetivo porque un conjunto de parámetros actúan en varias direcciones. La política económica debe ser compleja y no puede determinarse sobre la base de las buenas palabras  de las empresas que son entidades no humanas y por lo tanto amorales y tomar decisiones de acuerdo a su naturaleza.

B- Reacciones primarias y mecánicas de las empresas

La influencia de los fondos de inversión o de pensiones de varias nacionalidades reduce el razonamiento microeconómico al crecimiento de retorno de la inversión a corto plazo a cualquier precio.

El mecanismo del mercado crea un contagio de esta deshumanización de las empresas y el empobrecimiento de la motivación financiera. Por lo tanto, los incentivos tienen poco control sobre entidades primarias. Hay no más en este caso, razonamiento en sentido estricto, sino más bien una respuesta automatizada insensible a los incentivos de los estados.

Finalmente la reacción de Alemania de 12 de julio de 2017 permite de entender que un país europeo podría si quería proteger a las empresas estratégicas contra las adquisiciones de participaciones  hostiles para los ciudadanos de este país. Francia sigue siendo admirador de Alemania por su liberalismo podría tener debido a sus valores toman la iniciativa para una decisión de este tipo.

IV-SOLUCION POSIBLE Y CONCLUSIÓN

Vimos que en el marco de la UE era posible para proteger los intereses nacionales (reciente iniciativa de Alemania), y que sería posible que miembros ayuden otros por sus acciones en el interés común de la UE como la acción militar de Francia. Los tratados de la UE no incluyen que el fomento del desarrollo del capitalismo salvaje y generador de desempleo pero estos tratados  incluyen también un texto con referencias humanitarias y sociales que está de hecho apartado por los estados miembro: Este texto es la  Carta de los Derechos Fundamentales de la Unión Europea, firmado en Niza el 7 de diciembre de 2000. La Carta es tampoco seguida hasta el punto de que la UE incluye ahora  dictaduras.

A pesar de que la Carta se aplica rara vez la UE ha empujado el cinismo de eximir a dos estados miembros de aplicar la Carta que es sin embargo obligatoria para todos los estados miembros, el Reino Unido y Polonia que se convirtió en una dictadura como Hungría. La obligación de aplicar la Carta  fue confirmada el 1 diciembre 2009 según el Tratado de Lisboa de 13 diciembre 2007. Esta Carta va más allá de la Declaración de los Derechos Humanos mediante la incorporación de una dimensión social que debe equilibrar la importancia del progreso social y económico. Vamos a reanudar algunos artículos (extractos) de la presente Carta y hacer comentarios:

PREÁMBULO DE LA CARTA: Los pueblos de Europa, al crear entre sí una unión cada vez más estrecha, han decidido compartir un porvenir pacífico basado en valores comunes. Consciente de su patrimonio espiritual y moral, la Unión está fundada sobre los valores indivisibles y universales de la dignidad humana, la libertad, la igualdad y la solidaridad, y se basa en los principios de la democracia y del Estado de Derecho. Al instituir la ciudadanía de la Unión y crear un espacio de libertad, seguridad y justicia, sitúa a la persona en el centro de su actuación. La Unión contribuye a la preservación y al fomento de estos valores comunes dentro del respeto de la diversidad de culturas y tradiciones de los pueblos de Europa, así como de la identidad nacional de los Estados miembros y de la organización de sus poderes públicos en el plano nacional, regional y local; trata de fomentar un desarrollo equilibrado y sostenible y garantiza la libre circulación de personas, bienes, servicios y capitales, así como la libertad de establecimiento. Para ello es necesario, dotándolos de mayor presencia en una Carta, reforzar la protección de los derechos fundamentales a tenor de la evolución de la sociedad, del progreso social y de los avances científicos y tecnológicos.

Comentario: La Carta sitúa al individuo en el centro de acción de la UE y no a la economía; la economía está al servicio del individuo y no a la inversa. Paradójicamente la acción de las autoridades europeas se ha invertido de forma permanente y esta es la razón por la política administrativa europea se percibe como una carga, restrictiva o empobrecedor. A pesar de que los ciudadanos tengan una mejor percepción de que sus líderes creen que la UE y el Euro son esenciales pero mal dirigidos. La promoción del liberalismo y la total libertad económica de las empresas por la Comisión, el Parlamento Europeo y muchos estados miembros implican el debilitamiento de los Estados miembros frente a la dominación económica que no les permiten actuar para aplicar los principios básicos de la Carta cuyas ideas le da sin embargo la dirección de la política a seguir.

Artículo 1La dignidad humana es inviolable. Sera respetada y protegida.

Comentario: Si la UE no implica "directamente" en la defensa del poder adquisitivo, el pleno empleo y la protección del trabajo, el artículo 1 es una ilusión.

Artículo 14: Toda persona tiene derecho a la educación y al acceso a la formación profesional y permanente.

Comentario: El acceso a la educación se restringe gradualmente debido a las condiciones presupuestarias impuestas a los más generosos Estados miembros en este campo y que están de acuerdo con los términos de la Carta y la formación profesional es demasiado dependiente de las empresas que no tienen la vocación de enseñar por  falta de rentabilidad de esta actividad; Sólo la ley puede obligar a las empresas a desempeñar su papel.

Artículo 15: Toda persona tiene derecho a trabajar y a ejercer una profesión libremente elegida o aceptada.

Comentario: El artículo 15 contradice la obligación que se realizará en Francia a aceptar cualquier trabajo después de un rechazo inicial; la actividad económica es importante, pero la dignidad de los hombres es también importante.

Artículo 25: La Unión reconoce y respeta el derecho de las personas mayores a llevar una vida digna e independiente y a participar en la vida social y cultural.

Comentario: La agresión financiera que los jubilados van a sufrir en Francia en 2018, mientras que las pensiones se congelan durante muchos años porque  los pensionistas no pueden defenderse es indigno del artículo 25.

Artículo 27: Se deberá garantizar a los trabajadores o a sus representantes, en los niveles adecuados, la información y consulta con suficiente antelación en los casos y condiciones previstos en el Derecho comunitario y en las legislaciones y prácticas nacionales.

Artículo 28: Los trabajadores y los empresarios, o sus organizaciones respectivas, de conformidad con el Derecho comunitario y con las legislaciones y prácticas nacionales, tienen derecho a negociar y celebrar convenios colectivos, en los niveles adecuados, y a emprender, en caso de conflicto de intereses, acciones colectivas para la defensa de sus intereses, incluida la huelga.

Comentario: Los artículos 27 y 28 pusieron en duda la deconstrucción de la legislación laboral que será introducida en Francia por órdenes; una cuestión clave y de identidad debe requiere el acuerdo de los representantes de los trabajadores o un referéndum.

Artículo 30: Todo trabajador tiene derecho a una protección en caso de despido injustificado, de conformidad con el Derecho comunitario y con las legislaciones y prácticas nacionales.

Comentario: La reforma de la legislación laboral en Francia que tiene como objetivo de facilitar el despido, en particular mediante la restricción de los derechos de los tribunales del trabajo es contraria al artículo 30.

Artículo 31: Todo trabajador tiene derecho a trabajar en condiciones que respeten su salud, su seguridad y su dignidad.  Todo trabajador tiene derecho a la limitación de la duración máxima del trabajo y a períodos de descanso diarios y semanales, así como a un período de vacaciones anuales retribuidas.

Comentario: La adaptación del trabajo a las restricciones comerciales no debe impedir un descanso semanal de dos días que coincide con el de la familia. Para proteger el derecho de los trabajadores a los países occidentales de la UE debe asegurarse de que el artículo 31 también se aplica en los países del Este de la UE. También es esencial no permitir que en algunos estados miembros de la UE que el salario medio sea inferior al umbral de pobreza promedio calculado para toda la UE.

Artículo 32: Se prohíbe el trabajo infantil.

Comentario: Unas empresas de distribución de la UE se abastecen barato en los países que no cumplen con el artículo 32 y, por lo tanto importan a la falta de respeto de este artículo en la UE.

Artículo 33: Se garantiza la protección de la familia en los planos jurídico, económico y social.

Artículo 34: La Unión reconoce y respeta el derecho de acceso a las prestaciones de seguridad social y a los servicios sociales que garantizan una protección en casos como la maternidad, la enfermedad, los accidentes laborales, la dependencia o la vejez, así como en caso de pérdida de empleo, según las modalidades establecidas por el Derecho comunitario y las legislaciones y practicas nacionales. Con el fin de combatir la exclusión social y la pobreza, la Unión reconoce y respeta el derecho a una ayuda social y a una ayuda de vivienda para garantizar una existencia digna a todos aquellos que no dispongan de recursos suficientes, según las modalidades establecidas por el Derecho comunitario y las legislaciones y prácticas nacionales.

Artículo 35: Toda persona tiene derecho a la prevención sanitaria y a beneficiarse de la atención sanitaria en las condiciones establecidas por las legislaciones y prácticas nacionales. Al definirse y ejecutarse todas las políticas y acciones de la Unión se garantizará un alto nivel de protección de la salud humana.

Comentario: Las medidas que tratan de socavar los beneficios sociales, por familia y por la salud son contrarios a los artículos 33, 34 y 35.

Artículo 36: La Unión reconoce y respeta el acceso a los servicios de interés económico general, tal como disponen las legislaciones y prácticas nacionales, de conformidad con el Tratado constitutivo de la Comunidad Europea, con el fin de promover la cohesión social y territorial de la Unión.

Comentario: Las privatizaciones de grandes empresas de servicios públicos implican a menudo el concepto de servicio público por razones económicas y en este caso estas privatizaciones son contrarias al artículo 36.