Nation State Act /Loi Etat Nation

La loi sur l’État-Nation en Israël

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ARTICLE PARU EGALEMENT DANS LE "TIMES OF ISRAEL" DU 28 AOUT 2018

http://frblogs.timesofisrael.com/la-loi-sur-letat-nation-e…/

« Dans une nation démocratique et  moderne les citoyens sont égaux en droit et solidaires entre eux ; la classe politique va en sens inverse »

Didier BERTIN -25 AOUT 2018

I-Loi sur l'État-Nation

Il s'agit d'un ajout de taille à la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël qui pourtant avait été particulièrement claire sur le rôle de l’Etat à l'égard du peuple juif

Les députés israéliens ont approuvé, jeudi 19 juillet 2018, une loi controversée qui ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs. « Israël est l’État-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination », dit le texte, adopté par 62 voix contre 55 et deux abstentions. Ce vote est loin de faire l'unanimité car cette loi pose de nombreux problèmes sans garantir d'atteindre son objectif.

II- La Déclaration de l'indépendance

"La terre d'Israël" est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur État. ... Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. .. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays.

Le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays fut accepté par la Société des Nations (et le mandat de sa réalisation fut confié à la Grande Bretagne) qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah ...démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'État juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies adopta une résolution prévoyant la création d'un État juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à établir son État indépendant ne saurait être révoquée....

En conséquence, les  membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d’Israël ... réunis le  jour de l'expiration du mandat britannique, en assemblée solennelle, et en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif, ainsi que de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, proclamèrent la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d’Israël....

L'État d'Israël sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés ; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël.

Il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture.....

Aux prises avec une brutale agression, le Conseil National invita les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'État sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'État, qu'ils soient provisoires ou permanents.

III-Histoire et évolution démographique contemporaine

La déclaration d'indépendance est très claire sur le fait qu'Israël est la terre de la nation juive. Le nom donné à cet État n'est pas la Judée mais Israël, ce qui est plus fédérateur dans les sens où l'on se réfère à Jacob et à ses 12 fils qui ont donné naissance aux 12 tribus d'Israël dont celle de Juda.

La terre promise à Abraham pour sa descendance puis à Moïse concernait les hébreux devenus les 12 tribus d'Israël, le judaïsme étant une apparition ultérieure dans l'Histoire du peuple d'Israël.

Onze tribus s'étaient réparties sur la terre promise et un peu en dehors pour celles ayant une activité pastorale  alors que celle des lévites devait se consacrer à son  rôle sacerdotal. Finalement 10 tribus formèrent au nord le Royaume d'Israël avec pour Capitale Sichem et celle de Juda au sud le Royaume de Judée avec pour Capitale Jérusalem dont les Rois les plus connus furent Saül (40 ans de règne), David (40 ans de règne)  et Salomon (39 ans de règne). La scission entre les deux royaumes eut lieu à la mort du Roi Salomon car son fils Roboam (17 ans de règne) refusa d'assouplir sa politique comme le demandaient les habitants du Royaume d'Israël. Le Royaume d'Israël refusa alors de suivre la dynastie davidique, choisit le Roi Jéroboam et se sépara du Royaume de Juda en 933. En 732 les assyriens envahirent le Royaume d'Israël et une nombreuse partie de sa population vint trouver refuge en Judée.

Les Royaumes d'Israël et de Juda se référaient au même Dieu mais Israël subissait l'influence théologique de peuples voisins et à ce titre ne représentait pas une théologie aussi stricte que celle du Royaume de Juda.

Les Samaritains restèrent des adeptes très respectueux du pentateuque et méritent à ce titre d’appartenir au judaïsme multiforme actuel.

Bien que le Royaume de Juda ait donné naissance d'une certaine façon à ce qu'est devenu le Judaïsme, sa taille relativement petite est inversement proportionnelle au prestige dont il a bénéficié par la notoriété de ses Rois et l’attachement chrétien à la descendance davidique,  la déclaration d'indépendance se réfère à Israël au delà de la Judée pour pouvoir accueillir les juifs du monde contraints à l'exil. La référence à Israël est ainsi conforme aux traditions Abrahamique et Mosaïque. Avant 1948 les premiers émigrants s'installèrent là où cela fut possible notamment au centre et en Galilée alors que la Judée comprenait une nombreuse population arabe.

Malgré les assurances données aux populations arabes et aux autres minorités par la déclaration d'indépendance, de nombreux arabes préférèrent quitter Israël pour s'exiler dans des pays arabes voisins qui les encourageaient à le faire.

Il n'en demeure pas moins que la population juive d'Israël représentait en 2016  75% du total de la population totale et la population musulmane près de 18% (en fort accroissement), les chrétiens 2% et les Druzes 1.6%. A partir de l’an 2000 apparait une minorité de l’ordre  de 4% et  qui  pourrait  inclure en partie des émigrants russes juifs auxquels la religion juive n’a pas été accordée. En 2017 la population en Israël atteignait environ 8 300 000 habitants.

IV-Modification le 19 Juillet 2018 des fondements de l'État d'Israël

Malgré la constante émigration juive due au renouveau de l'antisémitisme en Europe, le déséquilibre démographique     s'accentue en faveur de la population arabe israélienne ; de plus les négociations pour la paix trainent en longueur et ainsi la population arabe  globale sous contrôle Israélien devient substantielle.

Le gouvernement israélien croit donc qu'en prenant des mesures législatives qui engendreront deux catégories de citoyens israéliens parmi lesquels seuls les israéliens juifs pourraient garantir pour l’éternité l'identité nationale et ethnique du pays. La nouvelle loi serait donc ainsi plus efficace que les promesses bibliques  et le Gouvernement israélien plus efficace dans ses engagements que Dieu lui-même.

Mais l’identité nationale Israël doit résister autant à l’évolution démographique des musulmans qu’à celle d’une population juive ultrareligieuse et fanatique.

La population juive se composait en 2014 à 44% de laïques (non-religieux) et à 36% de traditionalistes (religieux modérés). Ces 80% s'opposent aux orthodoxes qui ne représentent que 20% de la population juive pour le moment mais qui ont un taux de fécondité élevé.

De nombreux juifs orthodoxes comme les arabes refusent de servir l'armée israélienne contrairement aux druzes et à une partie de la population chrétienne et bédouine et beaucoup trop de ces orthodoxes ne respectent pas ostensiblement le jour dédié à la mémoire soldats morts pour Israël.

La nouvelle loi instaure deux sortes de citoyens en contradiction avec la déclaration d'indépendance et donne sur un privilège à ceux qui sont déterminés comme juifs par un judaïsme rabbinique sclérosé dont des membres occupent des postes officiels à haute responsabilité dans l’administration civile.

L'iniquité porte sur deux fronts qui sont donc l'absence de critères légitimes et adaptés pour déterminer à l'heure actuelle la judéité, et la mise en place d'une structure ségrégative  en créant deux sortes de citoyens n’ayant pas les mêmes droits.  Ce type de loi n’est normalement pas acceptable dans les pays démocratiques, modernes  et civilisés et de plus n’atteindra pas l’objectif visé.

Il faudrait donc y renoncer et adopter une dynamique différente.

V- La réponse démocratique et éthique au risque de déséquilibre démographique

1-Organisation politique

Les problèmes identitaires que veut garantir cette nouvelle loi doivent être résolus par des mesures conformes aux droits humains. Les citoyens d'une même nation doivent être tous égaux en droits quelque soit leur origine mais ces droits ont aussi pour corollaire des obligations telles que le service militaire pour tous ou au moins un service national d'utilité publique.

L'organisation du système électoral doit être réformé pour qu'il soit représentatif de la société juive israélienne à 80% laïque et traditionaliste et à seulement 20% religieuse orthodoxe sans cela c'est le caractère démocratique de l'État et l’unité de la nation qui seraient mis en question.

Cette réforme électorale pourrait aussi permettre d’avoir aussi des représentants politiques plus brillants que ceux qui monopolisent la vie politique depuis des années et qui sont sourds aux revendications de leurs électeurs.

« La légitime priorité sécuritaire » est utilisée maintes fois pour conserver le pouvoir et éviter une réforme du système alors que l’on peut œuvrer aux deux « en même temps. »

La première  réforme consisterait  à laïciser les partis politiques afin de  pouvoir rationnellement traiter de la détermination de la judéité qui est un concept complexe parce qu’il comprend des paramètres nationaux, ethniques, culturels, historiques  et aussi un élément religieux dont la pratique appartient à la sphère  spécifiquement privée. De plus la composante religieuse se réfère à des valeurs sclérosées qui ont affaibli le judaïsme, affecté l’identité génétique du peuple juif et son poids démographique tant en Israël que dans le reste du monde en raison des critères de transmission du judaïsme imposés par le Judaïsme rabbinique.

2- Faire respecter  la diversité du Judaïsme 

Les fondateurs de l'État d'Israël d'aujourd'hui avait en général une vue très éloignée de la religion et imaginait une renaissance nationale dans un Etat où le peuple juif ne serait plus comme en Europe victime d'un antisémitisme religieux, envieux puis finalement raciste fondé sur de des théories pseudo-scientifiques en dehors du champ religieux.

Le fait de venir bâtir ce nouvel État dans des conditions mondialement hostiles est un facteur suffisant pour appartenir au Judaïsme. On peut même parler de judaïsme athée à la base de la renaissance d’Israël par opposition au Judaïsme rabbinique qui n’a rien fait pour protéger le peuple juif par opposition à l’action du mouvement des pères fondateurs, si ce n’est mais que de l’accompagner dans sa destruction au cours des pogroms et de la Shoah.

A partir du Talmud les commentaires et exégèses qui ont en été issus devait faire évoluer les règles (Halakha) du Judaïsme alors qu’au contraire  le  « Judaïsme rabbinique » les a entièrement sclérosées sous des montagnes de détails qui ont fait disparaitre le fond au bénéfice de la forme et qui pavent la route de la du désintérêt des juifs pour le Judaïsme à mesure que grandissent leurs exigences intellectuelles. Le Judaïsme rabbinique devrait en conséquence être écarté de la vie civile israélienne car cela devient insupportable pour les citoyens israéliens et être pratiqué dans les seuls lieux de cultes qui devraient être dirigés par des hommes ou de femmes rabbins s’adressant à égalité à un public mixte.

Le concept le plus rétrograde et le plus stérile du judaïsme rabbinique aura été de limiter  la transmission du Judaïsme par les femmes car quoi que l’on en dise c’est le mépris des femmes par le judaïsme rabbinique qui l’ont amené « sous divers faux prétextes » à penser que l’identité du père ne pouvait être certaine et prise en compte.

Aujourd’hui encore certains militaires juifs morts pour la patrie sont enterrés à l’écart des cimetières juifs car le judaïsme rabbinique  ne veut pas reconnaître leur judéité largement prouvée  par leur sacrifice ultime.

Le simple fait de vouloir devenir israélien en raison en raison de l’existence d’un parent juif ayant entraîné une menace d’extermination sur toute sa famille considérée alors comme juive devrait suffire pour accéder  à la fois à la citoyenneté comme c’est déjà le cas et aussi à la judéité prouvée par le choix de l’Alyah.

Les récentes analyses  de l'ADN ont montré que la non-reconnaissance du père dans la transmission de la judéité a mathématiquement entrainé un affaiblissement de la transmission du patrimoine génétique juif.  Les mélanges par la violence ou par la volonté ont fortement européanisé le peuple juif dont les liens génétiques avec le moyen Orient sont devenus négligeables. La prise en compte de la transmission par la paternité et/ou par la maternité aurait ralenti ce phénomène et accru le nombre de juifs.

Le caractère « rétrograde » du judaïsme rabbinique que les juifs éduqués ne supportaient plus a très tôt encouragé la création de plusieurs courants réformistes qui devraient devenir majoritaires en Amérique du nord.

L'Amérique du Nord partage « approximativement » avec Israël la moitié de la population juive et sans ce courant réformiste le Judaïsme devrait logiquement  disparaître en raison du nombre substantiel de mariages mixtes notamment en Amérique du Nord et qui sont un fait qui doit être pris en considération.

C’est l’ouverture du Judaïsme multiforme au monde moderne qui permettra entre autres de maintenir la force du Judaïsme en Israël et en Amérique du Nord  où se trouve l’essentiel du peuple juif et non pas une loi ségrégative.

3-Economie et démographie

Les pères fondateurs d’Israël auraient souhaité créer un foyer national juif où les citoyens seraient égaux en droit et solidaires entre eux.

Les paramètres économique de base nous montre l’inverse en matière de solidarité comme l’index Gini (48e pays le plus inégalitaire du monde en 2013 sur 197 pays, chiffre similaire à celui du Zimbabwe : source CIA) ou comme le grand écart entre salaire médian et salaire moyen  ou les dépenses de santé en % du PIB (7.80% soit le 59e rang mondial en 2014). Israël est donc devenu un pays fortement inégalitaire, souffrant d'une forte spéculation immobilière et d'une classe politique médiocre,  ce qui est en contradiction avec une terre d’accueil car l’iniquité est un facteur répulsif. La majorité de la population subit sans réagir cette situation inique car comme nous l’avons déjà mentionné l’argument sécuritaire « qui est une priorité indiscutable » est utilisé pour la faire taire et maintenir en place la même classe politique.

          A-Démographie de la minorité arabe musulmane

Cette minorité représente environ 18% de la population totale. Il est d’usage dans les pays sous-développés dont Israël ne fait pas partie, de compenser l’absence du soutien de l’Etat en matière de santé et de retraite en ayant beaucoup d’enfants afin de trouver un soutien auprès de quelques uns d’entre eux lorsque les vieux jours arrivent. Dans ces pays c’est la solidarité familiale qui compense l’absence de celle de l’Etat. Le faible développement économique par rapport au reste du pays, dans les zones où résident les arabes israéliens n’a pas permis de modifier ce comportement en matière démographique. La croissance démographique devrait décliner avec le développement économique de ces régions qui représente ainsi une garantie plus réelle qu’un texte de loi ségrégatif qui ne change pas la situation.

B-Démographie et économie des juifs orthodoxes

Cette population n’est pas concernée par la loi ségrégative mais illustre à quel point cette loi ne pose pas les vraies questions en ce qui concerne le maintien de l’identité nationale.

Les juifs orthodoxes représentent environ 20% de la population juive et environ 15% de la population totale (soit un chiffre légèrement inférieur à celui de la minorité musulmane). Ils  posent un problème particulier car leur grande fécondité est pour eux un principe de vie et une augmentation de leur niveau économique  ne pourrait qu’aggraver la situation s’ils ne remettent en question leurs convictions ; en effet cela pourrait mettre en péril l’identité nationale  israélienne à laquelle la majorité de la population juive est attachée : laïcité et traditions à 80%.

Par ailleurs beaucoup trop d’entre eux vivent d’allocations et de dons et ne consacrent qu’à une lecture d’un nombre limité  de textes religieux qui ne leur permet pas de s’ouvrir au monde et d’apprendre un métier afin de plus être un fardeau. Certains jeunes orthodoxes ressentent le besoin de fuir mais sont pris en otages par leur famille. Alors que le service national pourrait être pour eux un facteur d’intégration, ils en sont paradoxalement exemptés pour des questions bassement électorales dues à l’inadéquation du système législatif actuel.

On attendrait d’un pays démocratique et moderne que les services sociaux et de protection de l’enfance viennent au secours des enfants de ces familles. En Israël ce sont des associations caritatives qui viennent en aide à ces enfants pour leur apprendre les bases du monde extérieur dont ils ne savent rien et apprendre à subvenir à leurs besoins mais cela sous réserve qu’ils aient le courage de fuir leurs familles pour rejoindre ces associations.

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ENGLISH VERSION

The Nation-State Act in Israel

Article published in French by the Times of Israel

"In a democratic and modern nation, citizens are equal in law and in solidarity with each other; most of the Israeli MP’s are going in the opposite direction"

Didier BERTIN - AUGUST 25, 2018

I-Nation-State Act

This is a significant addition to the declaration of independence of the State of Israel, which, however, had been particularly clear about the role of the State of Israel regarding the Jewish people. The declaration of Independence represents a constitutional act in the absence of official constitution.

Israeli deputies have approved, Thursday, July 19, 2018, a controversial law or act that only recognizes the right to self-determination to the Jews. "Israel is the nation-state of the Jewish people in which he realizes his natural, cultural, historical and religious right to self-determination", says the text, adopted by 62 MP’s, 55 were against and two abstained. This vote is thus far from unanimity because this law poses many problems without guaranteeing to achieve its objective.

II- The Declaration of Independence (main extracts)

"The land of Israel" is the place where the Jewish people were born. It was there that his spiritual, religious and national character was formed. It was here that he achieved his independence, created a culture that was both national and universal, and gave the Bible to the world.

Forced to exile, the Jewish people remained faithful to the land of Israel through all dispersions, praying incessantly to return, always with the hope of restoring their national freedom.

Motivated by this historical attachment, the Jews tried, over centuries, to return to the country of their ancestors to rebuild their state. ... They have transformed much of the desert into agricultural land, revived their language, built cities and villages, and established a growing community with its own economic and cultural life... They brought the benefits of progress to all the inhabitants of the country.

The right of the Jewish people to national renaissance in their own country was accepted by the League of Nations (and the mandate of its achievement was entrusted to Great Britain) which granted a formal international recognition of the Jewish people's ties with the land of Israel, as well as its right to reconstitute its national home.

The Holocaust ... demonstrated again the urgency to remedy the absence of a Jewish homeland by the restoration of the Jewish state in the land of Israel, which would open its doors to all Jews and confer to the Jewish people equal rights within the family of nations.

On November 29, 1947, the United Nations General Assembly passed a resolution providing for the establishment of an independent Jewish state in the land of Israel and invited the people of the country to take the necessary steps to implement this decision. The recognition by the United Nations of the right of the Jewish people to establish his independent state cannot be revoked.... 

Accordingly, the members of the National Council representing the Jewish people of the land of Israel ... meeting on the day of the expiry of the British Mandate, in solemn assembly, and by virtue of the natural and historical rights of the Jewish people, as well as by the resolution of the General Assembly of the United Nations, proclaimed the foundation of the Jewish state in the land of Israel, which will be called the State of Israel....

The State of Israel will be open to the immigration of Jews from all countries where they are scattered; it will develop the country for the benefit of all its inhabitants; it will be based on the principles of freedom, justice and peace taught by the prophets of Israel.

It will ensure complete equality of social and political rights for all its citizens, without distinction of belief, race or sex; it will guarantee full freedom of conscience, worship, education and culture.....

Faced with brutal aggression (from Arab countries), the National Council invited the Arab inhabitants of the country to preserve the ways of peace and to play their role in the development of the State on the basis of an equal and complete citizenship and a just representation in all state agencies and institutions, whether temporary or permanent.

III-History and contemporary demographic evolution

The declaration of independence is very clear about Israel being the land of the Jewish nation. The name given to the state is not Judea but Israel, which is more unifying because it refers to Jacob and to his 12 sons who gave birth to the 12 tribes of Israel including that of Judah. The land promised to Abraham for his descendants then to Moses concerned the Hebrews who became the 12 tribes of Israel, Judaism appearing later in the History of the people of Israel.

Eleven tribes had spread out over the Promised Land and a little outside for those with a pastoral activity while that of the Levites was devoted to its priestly role with no need of part of the land. Finally, 10 tribes formed the Kingdom of Israel in the north with Shechem as capital and that of Judah in the south the Kingdom of Judea with Jerusalem as Capital whose most famous kings were Saul (40 years of reign), David (40 years of reign) ) and Solomon (39 years of reign). The split between the two kingdoms took place at the death of King Solomon because his son Roboam (17 years of reign) refused to soften his policy as requested by the inhabitants of the Kingdom of Israel. The Kingdom of Israel then refused to follow the Davidic dynasty, chose Jeroboam as King and separated from the Kingdom of Judah in 933. In 732 the Assyrians invaded the Kingdom of Israel and a large part of its population came to seek refuge in Judea.

The Kingdoms of Israel and Judah referred to the same God but Israel was theologically influenced by neighboring peoples and as such did not represent the theology of Hebrews as strictly as that of the Kingdom of Judah.

The Samaritans still remain very respectful followers of the Pentateuch and therefore deserve to belong to the multiform currents of Judaism.

Although the Kingdom of Judah has given birth in a certain way to what has become Judaism, its relatively small size is inversely proportional to the prestige it has enjoyed by the notoriety of its kings and the Christian attachment to Davidic descent. The declaration of independence refers to Israel beyond Judea to welcome the Jews in exile in the world (diaspora). The reference to Israel is thus in line with the Abrahamic and Mosaic traditions. Before 1948 the first emigrants settled where it was possible especially in the center and in Galilee while Judea included a large Arab population.

Despite the guarantees given to the Arabs and other minorities by the declaration of independence, many Arabs preferred to leave Israel for exile in neighboring Arab countries that encouraged them to do so.

Nevertheless, in 2016, Israel's Jewish population accounted for 75% of the total population and the Muslim population about 18% (in substantial growth), Christians 2% and Druze 1.6%. From the year 2000 a minority of about 4% appears which could include some Russian Jewish emigrants to whom the Jewish religion was not granted by the rabbinic authorities. The population in Israel was approximately 8,300,000 in 2017.

IV-Modification on July 19, 2018 of the foundations of the State of Israel

In spite of the constant Jewish emigration due to the renewal of anti-Semitism in Europe, the demographic imbalance is accentuated in favor of the Arab Israeli population; furthermore, peace negotiations are dragging on and so the Israeli-control de facto  a substantial global Arab population (Israeli or not).

The Israeli government therefore believes that by taking legislative steps that will engender two categories of Israeli citizens among whom only the Jews are assumed to guarantee for eternity the national and ethnic identity of the country. The new law would thus be more effective than the Biblical promises and the Israeli Government more effective in his commitments than God himself.

But the national identity of Israel must resist as much to the demographic evolution of the Moslems as well as that of ultra religious and fanatical Jewish population.

The Jewish population in 2014 included 44% of secular people (non-religious) and 36% of traditionalists (moderate religious). These 80% are in strong opposition with the way of life of the Orthodox Jews who represent only 20% of the Jewish population for the moment but who have a very high fertility rate.

Many orthodox Jews as the Muslims refuse to serve the Israeli army unlike the Druze and some of the Christian and Bedouin populations and far too many of these Orthodox Jews ostensibly dishonor the day dedicated to the memory of the fallen soldiers for Israel.

The new law establishes two kinds of citizens in contradiction with the declaration of independence and gives a privilege to those who are determined as Jews by a sclerotic rabbinic Judaism whose members occupy high official positions in the civil administration because of electoral concessions and aim to impose their sclerotic convictions to the rest of the population

Inequity is about two fronts, which are the absence of legitimate and appropriate criteria for determining Jewishness at the present time, and the establishment of segregative structure creating two kinds of citizens with unequal rights. This type of law is normally not acceptable in democratic, modern and civilized countries and moreover will not permit to achieve its target in a moving context. It should therefore be abandoned and replaced by a dynamic policy.  

V- The democratic and ethical answer to the risk of demographic imbalance

1-Political Organization

Other ways may be considered to consolidate the Jewish identity of Israel which should in conformity with human rights and duties. Citizens of the same nation must all be equal in rights regardless of their origin (as this is stated in the independence declaration) but these rights also have corollary obligations such as military service for all citizens or at least a national a civil service.

The organization of the electoral system must be reformed so that it is represents the current Jewish society who is 80% secular and traditionalist and only 20% orthodox religious otherwise the democratic character of the state and the unity of the nation would be questioned. This reform might also bring more brilliant politicians than those who are now monopolizing the political life for years and who are deaf to the requests and needs of the citizens.

"The legitimate security priority" is used repeatedly to give the power to same type of people and avoid system reform while one can work at both "at the same time."

The first reform should secularize the political parties in order to be able to rationally deal with the determination of Jewishness; as a matter of fact it is a complex concept because it includes national, ethnic, cultural, historical parameters and also but not only an optional religious component whose practice belongs specifically to the privacy of each individual.

In addition, the religious component refers too often to sclerotic values ​​that weakened the Judaism and have even affected the genetic identity of the Jewish people and its demographic expansion because of the doubtful and contemptuous rabbinical criteria restricting the transmission of Judaism through women only.

2- The respect of the diversity of Judaism

The founders of today's state of Israel had generally a very remote view from religion and imagined a national revival in a state where the Jewish people would no longer be victim of European anti-Semitism whose roots were based on religion, covetousness and finally so called racism based on pseudo-scientific theories far from the religious field.

The fact of coming to build this new state of Israel under world hostility is a sufficient evidence to belong to Judaism. One can even speak of atheist Judaism regarding many founders movements at the base of the rebirth of Israel viewed as a refuge for the Jews as opposed to the Rabbinic Judaism which  finally just accompanied them to the death during the pogroms and Holocaust.

The comments and exegeses that were issued from the Talmud were meant to change the rules (Halacha) of Judaism whereas on the contrary the "rabbinical Judaism" completely caused its sclerosis by accumulating mountains of details reducing the essence for the benefit of the sole “external aspect” and paving the way of the Jews' disinterest for Judaism because their intellect is more demanding. Rabbinic Judaism should therefore be removed from Israeli civil life in line with Israelis requests and be practiced in the only places of worship run by men or women Rabbis for an audience including men and women on an equal level.

The most retrograde and sterile concept of rabbinic Judaism has been to limit the transmission of Judaism through women. Whatever are the reasons of the segregation between men and women, this situation reflects the contempt for women by rabbinic Judaism dominated by the men which led to think that the identity of the father could never be certain.

Even today, some Jewish soldiers who died for Israel are buried away from Jewish cemeteries because Rabbinic Judaism does not want to recognize their Jewishness, largely proven by their ultimate sacrifice.

The mere fact of wanting to become Israeli because of the existence of a single Jewish parent might have constituted a threat of extermination for all his family should be a sufficient reason to access to both citizenship as it is already the case and also to Jewishness proven by the choice of Aliyah for the whole family.

Recent DNA analyses have shown that the non-recognition of the father in the transmission of Jewishness has mathematically led to a weakening of the transmission of Jewish genetic heritage. Mix by violence or by willingness has strongly Europeanized the Jewish people whose genetic links with the Middle East have become progressively negligible. Taking account paternal and / or maternal transmission would have slowed down this phenomenon and would have increased the number of Jews which becomes a major concern for the current Israeli Government.

The "retrograde" character of Rabbinic Judaism, which the increasing number of educated Jews no longer supports, has early encouraged the creation of several reformist currents that should become soon the majority of Jewry in North America.

North America shares "very approximately" with Israel half of the Jewish population and without this reformist movement Judaism should logically disappear with the time because of the increasing number of marriages with Christian people, despite the new family want to transmit his or her Jewish heritage and the reformist Judaism makes it possible.

The opening of multi-faceted Judaism to the modern world will allow, among others, keeping the strength of Judaism in Israel and North America from a demographic and cultural standpoints instead of thinking of applying an undignified segregation which was regrettably applied to Jews.

3-Economy and demography

The founding fathers of Israel would have liked to create a Jewish national home where citizens would be equal in law and in solidarity with each other.

The basic economic parameters show us the opposite in terms of solidarity, such as the Gini index (the 48th most unequal country in the world in 2013 out of 197 countries, a figure similar to that of Zimbabwe: source CIA) or as the big difference between median and average wages or health expenditure in percentage of GDP (7.80%, ranking 59th in the world in 2014). Israel has thus become a highly unequal country for his citizens, suffering from economic disparity, real estate buoyant speculation and from a mediocre political class. All this is in contradiction with what we could expect from a hosting country for all Jews because inequity is a repulsive factor. The majority of the population suffers this unfair situation because as we have already mentioned the security argument "which is an indisputable priority" is used to avoid proper internal policy and maintain on the stage the same political class. 

A-Demography of the Muslim Arab minority

This minority represents about 18% of the total population. Israel is a developed country but the areas where the Arab minority lives are too often much less developed. It is customary in underdeveloped countries to compensate the lack of state support for health and retirement by having many children in order to find a help from a few of them when the parents are getting old. In these countries the family solidarity compensates for the absence of that of the state. Demography should decline in proportionally to the economic development of these areas. The economic development is a better tool to regulate demography than a segregative law which will have no result in this field.

B-Demography and economy of Orthodox Jews

This population is not concerned by the segregation law but illustrates how this law does not bring a proper response regarding the maintenance of national coherence.

Orthodox Jews represent about 20% of the Jewish population and about 15% of the total population (only slightly lower than the Muslim minority). They pose a particular problem because their great fertility is for them a principle of life and an increase in their economic level may not have effect on their demography; indeed, this could jeopardize the Israeli national identity based for  80% of  the Jewish population on secularism and traditionalism.

Moreover, far too many of them live on allowances and donations and only devote themselves to reading a limited number of religious texts that do not allow them to open up to the world and learn a real professional activity in order to no longer be a burden for the country.

Some of young Orthodox Jews feel the need to flee from their hermetic world but are taken as hostages by their families.

While the national service could be for them an integration factor, they are paradoxically exempted because religious parties negotiate this exemption against a support of any attempt to form a government due to the inadequacy of the current legislative system.

One would expect from a democratic and modern country that social and children welfare services come to rescue the children of these families.

In Israel only charitable organizations help these children in teaching them the basics of the outside world of which they know nothing and learn a job to survive by themselves but the children should have the courage to flee first their families to join these associations which have no power to intervene in the family frame.

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Versión en español

La ley del estado-nación en Israel

"En una nación democrática y moderna, los ciudadanos son iguales en derecho y en solidaridad unos con otros; sin embargo la clase política israelí va en la dirección opuesta"

Didier BERTIN - 25 de agosto de 2018

I- Ley del estado-nación

Esta es una adición significativa a la declaración de independencia del Estado de Israel, que había sido particularmente clara sobre el papel del estado hacia el pueblo judío.

Los diputados israelíes aprobaron, el jueves 19 de julio de 2018, una controvertida ley que solo reconoce el derecho a la autodeterminación de los judíos. "Israel es el estado nación del pueblo judío en el que se da cuenta de su derecho natural, cultural, histórico y religioso a la autodeterminación", dice el texto, aprobado por 62 votos contra 55 y dos abstenciones. Este voto está lejos de ser unánime porque esta ley plantea muchos problemas sin garantizar el logro de su objetivo.

II- La Declaración de Independencia (extractos principales)

La declaración de independencia es, por el momento, el único texto de carácter constitucional en Israel.

"La tierra de Israel" es el lugar donde nació el pueblo judío. Fue allí donde se formó su carácter espiritual, religioso y nacional. Fue aquí donde logró su independencia, creó una cultura que era tanto nacional como universal y le dio la Biblia al mundo.

Obligados al exilio, el pueblo judío permaneció fiel a la tierra de Israel a través de todas las dispersiones, orando incesantemente para regresar, siempre con la esperanza de restaurar su libertad nacional.

Motivados por este vínculo histórico, los judíos intentaron, a lo largo de los siglos, regresar al país de sus antepasados ​​para reconstruir su estado... Ellos cultivaron el desierto, revivieron su lenguaje, construyeron ciudades y aldeas, y establecieron una comunidad en crecimiento con su propia vida económica y cultural. Ellos trajeron los beneficios del progreso a todos los habitantes del país.

El derecho del pueblo judío al renacimiento nacional en su propio país fue aceptado por la Liga de las Naciones (y el mandato de su realización se confió a Gran Bretaña) que otorgó un reconocimiento internacional formal de los lazos del pueblo judío con la tierra de Israel, así como su derecho a reconstituir su hogar nacional.

El Holocausto... demostró de nuevo la urgencia de remediar la ausencia de una patria judía mediante la restauración del estado judío en la tierra de Israel, que abriría sus puertas a todos los judíos y se lo conferiría al pueblo judío igualdad de derechos dentro de la familia de las naciones.

El 29 de noviembre de 1947, la Asamblea General de las Naciones Unidas aprobó una resolución que decidió el establecimiento de un estado judío independiente en la tierra de Israel e invitó a la gente del país a tomar los pasos necesarios para implementar lo. El reconocimiento por las Naciones Unidas del derecho del pueblo judío a establecer su estado independiente no puede revocarse...

En consecuencia, los miembros del Consejo Nacional que representan el pueblo judío de la tierra de Israel... reunidos el día de la expiración del Mandato Británico, en asamblea solemne, y en virtud de los derechos naturales e históricos del pueblo judío, así como también la resolución de la Asamblea General de las Naciones Unidas, proclamó la fundación del estado judío en la tierra de Israel, que se llamará el Estado de Israel...

El Estado de Israel estará abierto a la inmigración de judíos de todos los países donde están dispersos; desarrollará el país en beneficio de todos sus habitantes; se basará en los principios de libertad, justicia y paz enseñados por los profetas de Israel.

Garantizará la completa igualdad de los derechos sociales y políticos para todos sus ciudadanos, sin distinción de creencias, raza o sexo; garantizará la plena libertad de conciencia, culto, educación y cultura.....

Bajo la amenaza de una brutal agresión (de Países árabes), el Consejo Nacional invitó a los habitantes árabes del país a preservar los caminos de la paz y a desempeñar su papel en el desarrollo del Estado sobre la base de una ciudadanía igualitaria y justa representación en todas las agencias e instituciones estatales, ya sean temporales o permanentes.

III-Historia y evolución demográfica contemporánea

La declaración de independencia es muy clara acerca de que Israel es la tierra de la nación judía. El nombre dado a este estado no es Judea sino Israel, que es más unificador en el sentido de referirse a Jacob y sus 12 hijos que dieron a luz a las 12 tribus de Israel, incluida la de Judá. .

La tierra prometida a Abraham por sus descendientes y luego a Moisés se refería a que los hebreos que se convirtieron en las 12 tribus de Israel, el judaísmo siendo una aparición posterior en la historia del pueblo de Israel.

Once tribus se habían extendido sobre la tierra prometida y un poco afuera para aquellos con una actividad pastoral, mientras que la de los levitas debía dedicarse a su papel sacerdotal. Finalmente, 10 tribus formaron el Reino de Israel en el norte con Siquem como Capital y el de Judea en el sur. El Reino de Judea con Jerusalén como Capital cuyos reyes más famosos fueron Saúl (40 años de reinado), David (40 años de reinado) y Salomón (39 años de reinado). La división entre los dos reinos de Israel y Judea tuvo lugar a la muerte del rey Salomón porque su hijo Roboam (17 años de reinado) se negó a suavizar su política según lo solicitado por los habitantes del Reino de Israel. El reino de Israel se negó a seguir la dinastía de David, optó por el rey Jeroboam y separado del Reino de Judea en 933. En 732 los asirios invadieron el Reino de Israel y una gran parte de su población llegó a encontrar refugio en Judea.

Los Reinos de Israel y Judea se referían al mismo Dios, pero Israel estaba influido teológicamente por los pueblos vecinos y, como tal, no representaba una teología tan estricta como la del Reino de Judea.

Los samaritanos siguieron siendo seguidores muy respetuosos del Pentateuco y, por lo tanto, merecen pertenecer al judaísmo multiforme actual.

A pesar de que el Reino de Judea dio a luz de alguna manera a lo que se ha llamado el judaísmo, su tamaño relativamente pequeño es inversamente proporcional al prestigio de que gozaba de la reputación de sus Reyes y de la  importancia dada por los cristianos a la descendencia de David. La declaración de independencia se refiere a Israel más allá de Judea para acomodar a los judíos del mundo forzados al exilio. La referencia a Israel está de acuerdo con las tradiciones Abrahamic y Mosaïca.

Antes de 1948, los primeros emigrantes se establecieron donde era posible, especialmente en el centro y en Galilea, mientras que Judea incluía una gran población árabe.

A pesar de las garantías dadas a los árabes y otras minorías por la declaración de independencia, muchos prefirieron abandonar Israel para el exilio en los países árabes vecinos que los alentaron a hacerlo.

Sin embargo, en 2016, la población judía de Israel representaba el 75% de la población total y la población musulmana alrededor del 18% (en crecimiento fuerte), los cristianos el 2% y los drusos el 1,6%. Desde el año 2000 aparece una nueva minoría de alrededor del 4%, que podría incluir algunos emigrantes judíos rusos a quienes no se les ha concedido la religión judía. En 2017, la población en Israel era aproximadamente 8, 300,000.

IV-Intento de modificación el 19 de julio de 2018 de los fundamentos del Estado de Israel

A pesar de la constante emigración judía debido a la renacimiento del antisemitismo en Europa, el desequilibrio demográfico se acentúa a favor de la población árabe israelí; Además dado que las negociaciones de paz se están alargando, la población árabe global controlada por Israel se vuelve sustancial.

Por lo tanto, el gobierno israelí cree que al tomar medidas legislativas que engendrarán dos categorías de ciudadanos israelíes, entre los cuales solo los judíos israelíes podrían garantizar por eternidad la identidad nacional y étnica del país. La nueva ley sería según el gobierno más efectiva que las promesas bíblicas y el gobierno israelí más efectivo que Dios mismo.

Pero la identidad nacional de Israel debe resistir tanto a la evolución demográfica de los musulmanes como a la de una población judía ultra religiosa y fanática.

La población judía en 2014 era el 44% de laicos (no religiosos) y el 36% de tradicionalistas (religiosos moderados). Este 80% se opone a los ortodoxos, que representan solo el 20% de la población judía por el momento, pero que tienen una tasa de fertilidad alta.

Muchos judíos ortodoxos como árabes se niegan a servir al ejército israelí a la diferencia de los drusos y alguna población cristiana y beduinos y muchos de estos judíos ortodoxos no respectan ostensiblemente el día dedicado a la memoria de los soldados que murieron por Israel.

La nueva ley establece dos clases de personas en contradicción con la declaración de independencia dando un privilegio a aquellos que están determinados como judíos de acuerdo a las reglas determinadas por un rabínato osificado cuyos miembros ocupan sorprendentemente posiciones oficiales de alta responsabilidad en la administración civil.

La inequidad tiene que ver con dos frentes, que son la ausencia de criterios legítimos y apropiados para determinar el carácter judío en la actualidad, y el establecimiento de una estructura segregante creando dos tipos de ciudadanos que no tienen lo mismo derechos. Este tipo de ley normalmente no es aceptable en los países democráticos, modernos y civilizados y, además, no logrará el objetivo deseado.

Por lo tanto, debe abandonarse y adoptar una dinámica diferente.

V- La respuesta democrática y ética al riesgo de desequilibrio demográfico

1-Organización política

Los problemas de identidad que esta nueva ley quiere garantizar deben ser resueltos mediante medidas de conformidad con los derechos humanos.

Los ciudadanos de la misma nación deben ser todos iguales en derechos independientemente de su origen, pero estos derechos también tienen obligaciones corolarias como el servicio militar para todos o al menos un servicio nacional civil.

La organización del sistema electoral debe ser reformada para que sea representativa de la sociedad judía 80% secular y tradicionalista y solo 20% ortodoxo religioso de lo contrario es el carácter democrático del estado y la unidad de la nación que sería cuestionada

Esta reforma electoral también podría permitir tener representantes políticos más brillantes que aquellos que han estado monopolizando la vida política durante años y que son sordos a las demandas de sus electores.

"La prioridad legitima de la seguridad " se usa repetidamente para mantener los mismos políticos y evitar la reforma del sistema, mientras que uno puede trabajar en ambos "al mismo tiempo."

La primera reforma consistiría en secularizar los partidos políticos para poder abordar racionalmente la determinación de la Judeidad, que es un concepto complejo porque incluye parámetros nacionales, étnicos, culturales, históricos y también un “opcional” elemento religioso cuya práctica pertenece específicamente a la vida privada.

Frecuentemente el componente religioso se refiere a valores osificadas que han debilitado el judaísmo, afectado a la identidad genética del pueblo judío y su peso demográfico en Israel y en el mundo debido a los criterios de transmisión Judaísmo impuestos por el judaísmo rabínico.

2- Respetar la diversidad del judaísmo

Los fundadores del estado actual de Israel generalmente tenían una visión muy remota de la religión e imaginaban un renacimiento nacional en un estado donde el pueblo judío ya no sería más una víctima del antisemitismo europeo religioso, envidioso y finalmente racista basado en teorías pseudocientíficas fuera del campo religioso.

El hecho de venir a construir este nuevo estado bajo condiciones hostiles es un factor suficiente para pertenecer al judaísmo. Se puede hablar de un judaísmo ateo en la base del renacimiento de Israel en oposición al judaísmo rabínico que no hizo nada para proteger el pueblo judío en oposición a la acción de los movimientos de los padres fundadores de Israel, excepto para acompañarlo en su destrucción durante los pogromos y el Holocausto.

A partir del Talmud los comentarios y exégesis (Halajá) del judaísmo, deberían haber adaptado las reglas al mundo real mientras que en contraste el "judaísmo rabínico" tiene totalmente osificado en cantidades enormes de detalles que hicieron desaparecer el fondo a favor de forma y allanando el camino del desinterés de los judíos por el judaísmo a medida que crecen sus demandas intelectuales. Por lo tanto, el judaísmo rabínico debe ser eliminado de la vida civil israelí, ya que se vuelve insoportable para los ciudadanos israelíes y debe practicarse en los únicos lugares de culto que deben ser administrados por Rabinos hombres o mujeres que deben hablar a una audiencia mixta.

El concepto más atrasada y más estéril del judaísmo rabínico ha sido limitar la transmisión del judaísmo por las mujeres debido a lo que uno puede decir quién es el verdadero padre cualesquiera sean las razones dadas para justificar este desprecio de las mujeres.

Los recientes análisis de ADN han demostrado que el no reconocimiento del padre en la transmisión del carácter judío ha conducido matemáticamente a un debilitamiento de la transmisión del patrimonio genético judío. Paradójicamente, las leyes rabínicas alentaban los matrimonios mixtos, la pérdida del patrimonio genético y cultural y, por dispersión, la reducción en el número de judíos en comparación con lo que hubiera sido sin estas reglas. Los vínculos genéticos con el Medio Oriente se han vuelto insignificantes. Tener en cuenta la transmisión paterna y / o materna habría ralentizado este fenómeno y aumentado el número de judíos.

El carácter "retrógrado" del judaísmo rabínico, que los judíos educados ya no apoyaron, fomentó desde muy temprano la creación de varias corrientes reformistas que deberían convertirse en la mayoría en América del Norte.

Norteamérica comparte " muy aproximadamente" con Israel la mitad de la población judía y sin este movimiento reformista el judaísmo debería lógicamente desaparecer debido a la gran cantidad de matrimonios con cristianos, particularmente en América del Norte, lo cual es un hecho que debe tenerse en cuenta.

Es la apertura del judaísmo multifacético al mundo moderno lo que permitirá, entre otras cosas, mantener la fortaleza del judaísmo en Israel y América del Norte.

3-Economía y demografía

A los padres fundadores de Israel les hubiera gustado crear un hogar nacional judío donde los ciudadanos fueran iguales en ley y en solidaridad unos con otros.

Los parámetros económicos básicos nos muestran lo contrario en términos de solidaridad, como el índice Gini (el 48º país más desigual del mundo en 2013 sobre 197 países, esta cifra es similar a la de Zimbabue: referencia CIA) o como la gran brecha entre los salarios promedio y mediano o los gastos de salud en porcentaje del PIB (7,80%, ocupando el rango 59 en el mundo en 2014) y los altos precios inmobiliarios. Israel se ha convertido así en un país altamente desigualitario, que sufre de una clase política inadecuada, lo que está en contradicción con una tierra de asilo porque la inequidad es un factor repulsivo.

A-Demografía de la minoría árabe musulmana

Esta minoría representa aproximadamente el 18% de la población total. Es habitual en los países subdesarrollados donde Israel no pertenece, para compensar la falta de apoyo estatal a la salud y la jubilación al tener muchos hijos con el fin de encontrar apoyo de unos pocos de ellos cuando llega la vejez. En estos países, es la solidaridad familiar que compensa la ausencia de la del Estado. El débil desarrollo económico comparado con el resto del país, en las áreas donde viven los árabes israelíes, no ha permitido modificar este comportamiento demográfico. El crecimiento demográfico debería disminuir con el desarrollo económico de estas regiones, lo que representa una garantía más real que una ley segregante que no cambia la situación.

B-Demografía y economía de los judíos ortodoxos

Esta población no está preocupada por la ley de segregación, pero ilustra cómo esta ley no plantea las preguntas reales con respecto al mantenimiento de la identidad nacional.

Los judíos ortodoxos representan aproximadamente el 20% de la población judía y alrededor del 15% de la población total (un poco más bajo que la minoría musulmana).

Ellos plantean un problema particular porque su gran fertilidad es un principio de vida y un aumento del nivel económico podría agravar la situación si no cuestionan sus convicciones; de hecho, esto podría poner en peligro la identidad nacional israelí a la que está unida la gran mayoría de la población judía: secularismo y tradiciones al 80%.

Además, muchos de ellos viven de subsidios y donaciones y solo se dedican a leer un número limitado de textos religiosos que no les permiten abrirse al mundo y aprender una profesión para poder no ser una carga por toda la población. Algunos jóvenes ortodoxos sienten la necesidad de huir pero son tomados como rehenes por sus familias.

Si bien el servicio nacional podría ser para ellos un factor de integración, están paradójicamente exentos por cuestiones electorales debido a la inadecuación del sistema legislativo actual.

Uno esperaría de un país democrático y moderno que los servicios sociales y de bienestar infantil rescaten a los hijos de estas familias. En Israel, son organizaciones privadas que ayudan a estos niños a enseñarles los conceptos básicos del mundo exterior, de los cuales no saben nada y aprenden a autoalimentarse, pero solo si tienen el coraje de huir de sus familias para unirse estas asociaciones.