processus de Paix 2014

 

Israël - Palestine

Un Processus de paix déconnecté de la réalité

Une pression américaine sans précédent destinée à redorer 

le blason terni de Barak Obama

Didier Bertin -  9 Avril 2014

 

Les conditions de base ne sont pas remplies :

 

 

1-Les Palestiniens n'ont pas de représentant stable leur permettant de signer une paix pérenne

 

Le 9 Janvier 2005 Mahmoud Abbas de son nom de guerre Abou Mazen a été élu Président de l'Autorité Palestinienne par les populations de Cisjordanie (Judée-Samarie selon les israéliens) et de Gaza.

 

En 2014 les populations arabes de ces territoires de 4000 000 d'habitants se répartissaient de la façon suivante :

 

Cisjordanie : 2 200 000 habitants (hors population israélienne) = 55%

 

Gaza :           1 800 000 habitants                                                     = 45%

 

Du 12 au 14 Juin 2007, le mouvement islamiste Hamas a pris le pouvoir à Gaza d'où il a chassé le Fatah et les représentants de Mahmoud Abbas. Les efforts de Mahmoud Abbas pour reprendre Gaza ont été vains et Gaza est parfois décrit comme un Émirat Islamique.

 

Les perspectives d'un État palestiniens ne sont pas les mêmes pour Mahmoud Abbas et le Hamas qui approximativement représente chacun la moitié des palestiniens en l'absence de nouvelles élections qui les réunissent.

 

Concentrer ses efforts avec un représentant de la moitié des Palestiniens pour négocier la paix avec l'ensemble du peuple palestinien, n'a donc aucun sens quoiqu'en pense l'Europe et les Etats Unis.

 

On comprend que les américains pensent avoir plus de chance de pouvoir négocier un accord de paix avec Mahmoud Abbas qu'avec le Hamas et/ou la population de Gaza mais sa signature risque de ne pas mener pas loin

 

2-Mahmoud Abbas a des exigences qui ne peuvent que faire avorter le processus de paix

 

Sans doute conscient des problèmes qui mettent en cause sa légitimité sur l'ensemble des palestiniens, Mahmoud Abbas pose des conditions qui rendent impossible la signature d'un processus de paix.  En dépit des décisions de la Société des Nation puis de l'Organisation des Nations Unies, Mahmoud Abbas ne veut pas reconnaître qu'Israël n'est pas une État Juif dont l'une des missions est d'accueillir les Juifs victimes de l'antisémitisme dans le monde. Israël pourrait exiger pour faire bonne mesure que les États Arabes ne le soient plus ou que l'Arabie saoudite déclare ne plus être un État musulman. Israël est un État Juif mais cela ne signifie pas qu'il ne puisse pas être un État à la fois Juif et laïc.

 

Mahmoud Abbas pourrait aussi avoir à l'esprit par cette demande impossible, le retour des descendants des réfugiés palestiniens partis en 1948, mais aujourd'hui un tel retour mènerait à la disparition d'Israël.

 

Des accords de Paix ont été signés avec l'Égypte et la Jordanie mais ces pays n'avaient pas eu une telle demande.

 

 

 

3-Le Comportement indécent des États Unis

 

Pour aboutir à leur objectif d'ordre interne les États Unis ont été trop loin. Ils emprisonnent depuis 25 ans, Jonathan Pollard parce qu'il avait transmis des informations à Israël qui est supposé être leur allié.

 

Les États Unis jouent aux États terroristes en proposant de libérer Jonathan Pollard en échange de la libération de terroristes palestiniens.

 

Il s'agit d'un chantage similaire à celui du Hamas pour obtenir la libération du citoyen israélien Gilad Shalit.

 

Les États Unis espèrent encourager ainsi Mahmoud Abbas à signer un accord de paix douteux mais participent en fait à l'accroissement du risque terroriste. Jonathan Pollard aurait refusé d'être utilisé pour une telle opération.