COUNTER-DECLARATION - CONTRE-DECLARATION

 

2 JUILLET 2011 - 2 JULY 2011

VERSION FRANCAISE ET ANGLAISE

FRENCH AND ENGLISH VERSION

EN OPPOSITION A LA DECLARATION DE PRAGUE ET A LA DECLARATION LIEE DU PARLEMENT EUROPEEN

IN OPPOSITION TO THE DECLARATION OF PRAGUE AND TO THE RELATED DECLARATION OF THE EUROPEAN PARLIAMENT

 

DÉCLARATION  

 

 

 

La « Déclaration de Prague sur la Conscience Européenne et le Communisme» du 3 Juin 2008, et la Déclaration liée du Parlement Européen du 23 Septembre 2008, ont par l’introduction introduit un nouveau concept simplificateur d’équivalence entre Communisme et Nazisme, remis en question la valeur de référence spécifique et universellement acceptée que représente le Nazisme en termes d’abomination, de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme ayant abouti au phénomène unique que représente la Shoah, et d’ampleur de destruction en quelques années , jamais égalée dans l’Histoire de l’Europe.

 

En conséquence, elles ont introduit un risque important de distorsion et de banalisation des crimes nazis dont les effets entre autres, pourraient être un encouragement de fait à l’actuelle montée du racisme, de la xénophobie, de l'antisémitisme et à la résurgence du nazisme ainsi que nous pouvons le constater en Europe ; en totale opposition avec l'éthique sur laquelle l'Union Européenne a été fondée.

 

De nouvelles pressions sont actuellement exercées par certains pays de l’Est membres de l'Union européenne pour imposer à l'Europe cette combinaison simpliste d'un désir légitime d’une meilleure connaissance de l'histoire des peuples sous les régimes communistes et d'une irrationnelle mise en équivalence avec le régime nazi. Cette équation simpliste porte préjudice à l’histoire et à la morale et doit être rejetée. 

 

Nous déclarons que:

 

1

La souffrance des peuples sous les régimes communistes: 

 

Nous comprenons les souffrances des peuples de l'Europe des pays l'Est sous l’ère communiste et ces pays peuvent légitimement célébrer leur libération du communisme.

 

Toutefois, le principe d'un jour du souvenir imposé en Europe pour célébrer en même temps le souvenir des victimes du nazisme et du communisme comme le suggèrent les déclarations susmentionnées, procède d’une volonté de mettre artificiellement en équivalence deux phénomènes foncièrement différents afin que l’un serve l’autre et n'est pas acceptable.

 

2

Crimes nazis et unicité de la Shoah:

 

La Seconde Guerre mondiale provoquée par les nazis et leurs alliés, a entrainé dans le monde la mort de  plus de 60 millions de personnes en 6 ans, ainsi que celle de la très grande majorité de la population juive européenne dans le cadre d'une campagne d'éradication totale de la population juive du monde.

 

Compte tenu de cette destruction sans précédent perpétrée par les nazis, de la monstruosité de la Shoah et de ses principes racistes antisémites et xénophobes, le nazisme doit conserver sa place spécifique dans le domaine de l'horreur qui ne peut pas être partagée avec le Communisme sans risque de distorsion portant atteinte à des références morales difficilement acquises et fragiles. Cette spécificité des crimes nazis doit être prise en considération et enseignée par toutes les institutions.

 

Nous attirons l'attention sur le fait que le mot «génocide» que l’on utilise aujourd’hui largement dans certains pays de l’Est, ne doit être appliqué qu’avec une extrême précaution et en écartant toute idée de vouloir uniquement remettre en cause l'unicité de la Shoah.

 

La mise en équivalence simpliste entre Nazisme et Communisme obscurcit la vision du nazisme en tant que phase paroxystique de la haine raciste, antisémite et xénophobe, porte ombrage à la mémoire de la Shoah et favorise la résurgence des idéologies racistes, antisémites et xénophobes en Europe.

 

3

Le devoir de l'Union européenne pour empêcher toute forme de résurgence du nazisme: 

  

Compte tenu des énormes sacrifices des Alliés pour libérer l'Europe du nazisme, l'Union européenne a le devoir d’empêcher toute résurgence du nazisme ou de courants similaires sur une partie quelconque de son territoire et de prendre des sanctions contre toute personne qui tenterait de le réintroduire, ou de le glorifier, sous quelque forme que ce soit et en toute circonstance. 

 

 

DECLARATION 

  

The content of the “Prague Declaration on European Conscience and Communism” dated 3 June 2008, and the related declaration by the European Parliament of 23 September 2008, having introduced the concept of equivalence of Communism and Nazism, has impaired the specific abomination of Nazism accepted as a universal value in pan-human resistance to the evils of genocide, racism, xenophobia, antisemitism, which generated the unique phenomenon of the Holocaust, and in terms of magnitude of destruction over a few years, on a unique scale in European history.

 

As a result they have introduced a significant danger of distortion and trivialization of the crimes of Nazism whose effect among others might be the granting of de-facto contemporary encouragement to the current rise of racism, xenophobia, antisemitism and of the resurgence of Nazism in Europe, in total opposition to the ethos upon which the European Union is founded.

 

Additional pressures are currently being applied by some Eastern members of the European Union to impose upon Europe this distorted combination of a legitimate wish for an improved knowledge of the history under Communist regimes with an irrational supposed equivalence with the Nazi regime. This trivial equation is detrimental for history and ethics and must be rejected.

 

We declare that:

 

Suffering of Peoples under Communist Regimes:

 

We understand the suffering of the peoples of Eastern Europe under Communist regimes, each of who may legitimately celebrate its recovered freedom from communism. 

However, the notion of an imposed pan-European remembrance of the victims of Nazism and Communism together, as this is suggested by the above mentioned declarations, is an attempt to build an artificial equivalence between two different phenomena so that the one serves the other one and is not acceptable.

 

2

Crimes of Nazis and the uniqueness of the Holocaust:

 

As a result of World War II which was unleashed on Europe and the world by the Nazis and their allies, more than 60 million people lost their lives in the world in only 6 years, and the very large majority of the Jewish European population in Nazi-occupied Europe was murdered by the Nazis and their collaborators, in the frame of a campaign of total eradication of the world’s Jewish population.

 

Taking into account the unparalleled destruction perpetrated by the Nazis, the monstrousness of the Holocaust and of its racist, anti-Semitic and xenophobic principles, Nazism must keep its specific place in the field of horror which cannot be shared with Communism, without a high risk of distotion impairing ethical references hardly acquired and still very fragile. The specificity of the crimes of the Nazis must always be taken into account and taught by all the institutions.

 

We draw the attention that the word ‘genocide’ should not be utilized without due care, as we currently notice it in a certain number of Eastern countries, or with a purpose of only challenging the empirical uniqueness of the Holocaust.

 

The simplistic proposed equivalence between Communism and Nazism conceals the Nazism as paroxysmal phase of racism, antisemitism and xenophobia, impairs the memory of the Holocaust and offers encouragement to dangerous new strains of resurgent racism, xenophobia and antisemitism.

3

The duty of the European Union to prevent any form of resurgence of Nazism :

 

Taking into account the huge sacrifices of the Allies to free Europe from Nazism, the European Union should feel responsible for preventing any resurgence of Nazism or similar movements on any part of its territory and to take sanction against any person who might try to reintroduce it , or its glorification in any form or circumstance.

 

SIGNATURES

First name

Prénom

Last name

Nom

Position

Qualité

Country

Pays