Déclarations de Prague et du Parlement Européen et leurs conséquences 2/2

 

Les Déclarations de Prague du 3 juin 2008

et du Parlement Européen du 23 septembre 2008

et leurs conséquences

PARTIE 2/2

 

Didier BERTIN -09 Mai 2011

SOCIETY FOR THE PROMOTION OF THE EUROPEAN HUMAN RIGHTS MODEL

  

2.3- La grande majorité des 409 signataires n’a pas été réélue en 2009 

226 députés des 409 députés ayant signé la déclaration, soit 55.25% d’entre eux, qui faisaient partie de la 6e législature, n’ont pas été réélus lors des élections de la 7e législature, quelques mois après cette déclaration.

 

2.4 –L’EXTREME DROITE ET LES EUROSCEPTIQUES 

59 députés, soit  14.4% d’entre eux, étaient hostiles à l’Union Européenne –(Eurosceptiques). 49 de ces 59 députes n’ont pas été réélus en 2009 soit 83%.

 

2.5-LES SIGNATAIRES PRESENTS AUJOURD’HUI AU PARLEMENT

 

Il ne reste au Parlement Européen aujourd’hui-7e législature -que 183 députés ayant signé cette déclaration sur les 409,

soit seulement 24.8% des députés européens dont 10 Eurosceptiques.

 

2.6-ALLIANCE PROGRESSISTE DES SOCIALISTES ET DEMOCRATES -200 députés en

 2004 dont 128 signataires – 184 députés en 2009 

De façon inattendue, compte tenu de l’idéologie de droite ayant inspiré cette déclaration et de la requalification des crimes Nazis, 128 signataires soit 31.2% de l’ensemble, étaient membres de l’Alliance progressistes des Socialistes et démocrates. 

64% des députés de gauche ont donc signé à notre avis une déclaration de droite.

Toutefois 35 députés étaient originaires des pays l’Est et ont sans doute fait passer l’idée d’une condamnation des crimes des régimes communistes avant toute autre considération ; 19 étaient membres du Labour Party dont la politique est à notre avis proche de celle de la droite modérée française. 

Il est à noter que l’essentiel de la chute du de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates est dû à l’échec électoral du Parti socialiste français.

  

2.7–LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS -32 députés en 2004 – 13 signataires et 14 députés

en 2009 

Parmi les 128 députés du  groupe démocrates et socialistes 13 étaient membres du Parti Socialiste Français représentant 40% du Groupe Socialiste français. 8 de ces13 députés n’ont pas été réélus à la 7e législature.  

La question importante qui en ressort est celui d’une tradition d’absence de discipline de Groupe au Parlement Européen. Cette absence de discipline nous paraît être en contradiction avec le vote de liste qui permet à des candidats d’être élus simplement parce qu’ils figurent en bonne place sur les listes de groupe. 

La question de la discipline de groupe doit être revue car elle permettrait, à notre avis, de pallier l’éventuel manque d’expérience, d’attention, de temps, et éventuellement de perspicacité de certains élus. 

La motivation des députés socialistes signataires reste difficilement compréhensible, on pourrait penser à une volonté de distanciation du Parti Communiste ou à une volonté d’apporter un soutien aux victimes des régimes communistes sans se soucier du tort fait aux victimes du Nazisme et  ni du  libellé idéologiquement orienté à droite de cette déclaration. 

Le Parti Socialiste Français a perdu 19 de ses 32 députes en passant de 32 députés à 14 députés en 2009. L’essentiel de la chute du de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates est dû à l’échec électoral cuisant du Parti socialiste français. 

Parmi les causes de cette chute on peut à notre avis inclure le discrédit du Parlement européen qui ne mobilise que 40.5% de citoyens lors des élections en France et 43% en Europe contre 60.7% lors de la première élection en France et 63% en Europe, le rôle restreint des députés européens et une réputation des élus européens à améliorer.

 

2.8-La Gauche Unitaire 

La Gauche unitaire européenne n’a pas signé la déclaration à l’exception du député finlandais qui n’a pas été réélu.

 

2.9-FRANCE– 78 députés-34 Signataires 

34 députés sur 78 soit 43% des députés ont signé la déclaration, ce qui est une proportion sensiblement plus élevée que celle de l’Allemagne et appartiennent à  tous les courants, de l’extrême droite aux socialistes à l’exception de la Gauche Unitaire. 

Ces 34 députés incluent les 13 députés socialistes que nous avons mentionnés, 4 députés verts sur les 6 députés verts, 4 députés d’extrême droite sur les 9 députés eurosceptiques et 16 députés de droite soit 57% des 28 députés de la droite non extrémiste.

 

2.10-ROYAUME UNI -78 députés – 49 Signataires

 

Le Royaume Uni est un cas particulier en Europe avec 12.8% de députés Eurosceptiques, un refus comme la Pologne qui compte aussi de nombreux eurosceptiques, de la Charte des Droits Fondamentaux, et un rejet de l’Euro et de l’espace Schengen.  

Les députés membres de l’alliance progressistes des démocrates et socialistes ne sont pas du tout socialistes au sens continental à notre avis mais plutôt du centre.

La longue tradition anticommuniste et une gauche au centre ont naturellement entrainé une signature en masse de la déclaration c'est-à-dire à 62%.

49 députés ont signé la déclaration dont 20 eurosceptiques, 8 Libéraux, 19 membre du Labour Party et 2 députés verts.

 

2.11-ITALIE -78 députés – 39 Signataires 

La moitié des députés de ce pays ont signé la déclaration dont d’extrême droite très présente, la droite et la gauche. 

 

2.12-ESPAGNE – 54 députés- 22 Signataires 

40%des députés ont signé la déclaration ce qui est raisonnable, mais ces députés sont de loin des députés de gauche alors que la droite s’est montré  beaucoup plus raisonnable. Ceci est éloquent sur la réalité des valeurs de la gauche espagnole.

 

2.13- RESUME pour les grands pays et les pays de l’Est

 

Régions

RFA

ESP

France

Italie

UK

Pays Est

Total

DEPUTES

99

54

78

78

78

204

591

SIGNATAIRES

23

22

34

39

49

150

317

%par région 

23%

41%

44%

50%

63%

74%

54%

%signataires 

5.6%

5.4%

8.3%

9.5%

12%

36.7%

77.5%

 

LES PETITS PAYS DE L’OUEST

 

Avant de prendre en considération les petits pays. Nous avons vu que les grands pays et les pays de l’Est représentaient 591 députés sur les 732  (80.7%°du parlement :

Les petits pays  suivants ne représente donc que 19.3% du parlement  (141 députés) et 92 signataires, c'est-à-dire 22.4% des signataires. 

65% des députes des petits pays de l’ouest ont donc signé la déclaration.

En fait ce pourcentage élevé n’est dû qu’à la forte proportion de signataires dans seulement 5 petits pays de l’ouest  sur 12. 

 

LES PETITS PAYS DE L’OUEST RAISONNABLES

 

2.14-L’AUTRICHE :18 DEPUTES  - 5 SIGNATAIRES 

Comme en Allemagne, l’expérience du Nazisme et la proximité pendant longtemps des pays communistes ont apparemment amené ce pays à faire la part des choses. Seuls 5 députés dont 3 de droite sur 18 ont signé la déclaration.

 

2.15-LA GRECE:3 SIGNATAIRES DE DROITE SUR 24 DEPUTES

ET PAS UN SEUL SOCIALISTE

 

2.16-CHYPRE : 1 SIGNATAIRE DE DROITE SUR 6 DEPUTES

 

2.17-LE PORTUGAL  -24 députés – 11signataires 

45.8% des députés ont signé la déclaration.

Le problème est que 73% de ces députés sont socialistes.

Cette position pose le problème comme en Espagne de l’adhésion des députés socialistes portugais aux valeurs du socialisme. 

L’Espagne et le Portugal en grande difficulté devront adopter des politiques antisociales contre lesquels ils auront  besoin de vrais partisans des valeurs de gauche pour modérer ces mesures.

 

2.18-LA SUEDE – 19 DEPUTES – 8 SIGNATAIRES 

Les signataires ont représenté 42% des députés et sont très largement à droite ; seuls 2 socialistes ont signé la déclaration.

  

2.19-LES PAYS BAS - 27 députés – 12 signataires  

Il s’agit dans ce cas d’un vote essentiellement de droite et d’extrême droite.

Parmi les 12 signataires (44%) on note la présence d’un eurosceptique et de 7 députés de droite. Seuls 2 socialistes ont signé la déclaration.

 

2.20-LE LUXEMBOURG : 3 signataires sur 6 députés

 

LES 5 PETITS PAYS DE L’OUEST DERAISONNABLES

 

La forte proportion de signataires pour les petits pays de l’Ouest  n’est due qu’aux députés : 1-de Malte, 2-de la Belgique, 3-du Danemark, 4-de l’Irlande et 5-de la Finlande.

 

2.21 - MALTE : 3 signataires sur 5 députés

 

2.22-LA BELGIQUE : 24 députés – 14 signataires – 58.3% 

Il nous semble que la montée de la xénophobie, le conflit inter communautaire, la montée des Parties d’extrême droite ont encouragé la signature de la déclaration.

A droite la majorité des signataires sont en fait d’extrême droite. La droite et l’extrême droite représentent la moitié des signataires, mais le Parti socialiste a joué une part substantielle avec 5 députés représentant 36% des signataires et 71% des députés socialistes.

 

2.22-LE DANEMARK – 14 députés – 10 signataires- 71.4%

Plus de 71% des députés ont signé la déclaration dont tous les 5 députés socialistes et seulement 5 des 9 députés de droite.  

 

2.23-L’IRLANDE - 13 Députés – 8 Signataires

VOTE DE DROITE ET D’EXTREME DROITE A 100%

Les 8 signataires comprennent 3 députés eurosceptiques et 5 députés de droite.

 

2.24 -LA FINLANDE -14 députes : 100% des députés ont signé la déclaration y compris le

député de la Gauche Unitaire.

 

Nous soupçonnons des raisons historiques comme étant à la base de ce vote massif.

A la suite de désaccords territoriaux, l’URSS avait attaqué la Finlande en 1939 et avait obtenu des concessions.

La Finlande était devenue un allié objectif des Nazis de 1941 à 1944 puis a changé de camps par intérêt pour échapper  aux conséquences de la défaite des Nazis qui s’annonçait.

On peut imaginer que la Finlande soit ravie que les crimes des régimes prosoviétiques soient dans ces conditions assimilés aux pires crimes qui soient, sans autre forme de considération.

10 des 14 députés finlandais n’ont pas été réélus en 2009.

 

III-CONCLUSION

 

La mise en quarantaine des pays révolutionnaires comme la France de 1789 ou la Russie de 1917 suivie d’une offensive collective des Etats conservateurs ont  entrainé des dérives autoritaires à l’intérieur de ces Etats révolutionnaires. 

En 1945, les trois principaux pays alliés et non pas l’Allemagne défaite et l’URSS comme l’indiquent les déclarations de Prague et du Parlement Européen, ont décidé de découper l’Europe en zones qui se sont ensuite opposées.  

Nous comprenons les souffrances des peuples des pays de l’Est captifs dans leurs pays ou exécutés ou déportés à titre punitif et en tous cas privés de liberté. 

Toutefois les déclarations de Prague et du Parlement Européen ne se contentent pas dénoncer les souffrances des populations qui vivaient sous les régimes communistes mais les utilisent à titre offensif contre les forces de progrès qui n’ont bien sûr jamais soutenu le totalitarisme des régimes communistes.

Le caractère idéologique et propagandiste de ces déclarations apparaît à la lumière des déformations historiques utilisées pour amplifier leur esprit offensif. 

Ces déclarations requalifient la gravité des crimes Nazis par une mise en équivalence triviale avec le communisme, insultante pour les victimes du Nazisme. 

Les Nazis et leurs alliés ont provoqué un conflit mondial au cours duquel  65 millions de personnes ont perdu la vie dont 21 millions de citoyens Soviétique victimes du Nazisme soit 12.4% de la population de l’URSS et 63% du Peuple Juif européen. 

Les Nazis ont donc engendré un conflit d’une violence jamais égalée et les déclarations de Prague et du Parlement Européen sont choquantes. 

Les victimes privilégiées du Nazisme ont été les Soviétiques, les Juifs et les Communistes. 

Les communistes ont été des résistants de valeur contre le Nazisme et le sacrifice de 13.6 millions de soldats de l’armée rouge, soit 9.4 fois plus que l’ensemble des pertes de toutes les armées de tous les autres pays alliés, a été indispensable pour aboutir à la victoire contre le Nazisme. 

Il est indécent de mêler dans une même déclaration victimes et bourreaux. 

La déclaration de Prague et par suite celle du Parlement européen a été encouragée par des partisans d’une droite agressive tels que Margaret Thatcher, Nicolas Sarkozy, et Zbigniew Brzezinski. 

Une déclaration contre les régimes totalitaires auraient aussi dû être faite contre l’ensemble des dictatures dans le monde. Les pays Européens ont trop longtemps entretenu de trop bonnes relations avec les dictatures. Les Banques des pays Européens (privées ou Nationales) ont longtemps financé ces mêmes dictatures y compris celles des pays communistes et en cela l’Europe leur a trop souvent apporté un soutien diplomatique et financier. Ces dictatures ont été considérées par les Banques comme garantes de l’ordre social de pays considérés en conséquence comme des bons risques souverains dignes de l’octroi de généreuses lignes de crédit. Finalement ces pays se sont révélés être de très mauvais débiteurs et les Banques ont dû être renflouées par les citoyens de leurs pays.  Cet épisode porte ombrage aux inspirateurs des déclarations de Prague et du Parlement Européen en ce qui concerne la défense des libertés. 

Après plus de 20 années de libéralisme, les citoyens des pays de l’Est de l’Union Européenne, continuent à avoir une vie pauvre et difficile avec des salaires similaires à ceux des pays émergents tout en bénéficiant de moins de services publics que par le passé. 

Le salaire brut minimal moyen y est inférieur à 300 Euros par mois en 2011 et n’est que de 148.7 Euros en moyenne dans la zone Bulgarie –Roumanie représentant 28% de la population de ces pays. Nous rappelons qu’au Brésil le salaire minimum est passé en 2011 à près de 230 Euros. 

De tels salaires ne permettent pas véritablement d’apprécier la liberté recouvrée dans sa réalité quotidienne. Les députés européens des pays de l’Est devraient se consacrer à l’amélioration du niveau de vie de leurs concitoyens. (Voir annexe 13). 

Le plus grand pays de l’Est de l’Union Européenne, la Pologne dont les citoyens ont connu la privation de leurs droits sous le régime communiste et qui sont à présent libérés du communisme, se voient privés du bénéfice de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne sur la demande du précédent gouvernement de Lech Kaczinski. Cette privation de droits a été agréée par l’Union Européenne dans le cadre du traité de Lisbonne de 2009 qui devait paradoxalement renforcer l’application de la Charte des Doits Fondamentaux. 

Les Polonais n’ont jamais pu bénéficier des avantages de cette Charte et on comprend le niveau d’abstention record de 83% aux élections européennes dans ce pays en 2009. 

Par ailleurs la Hongrie n’a toujours pas semble-t-il lever les mesures totalitaires prises par le nouveau gouvernement de droite élu un 2010 et la Commission européenne ne semble pas être à la hauteur de ses obligations pour exiger la levée de ces mesures. De plus la Hongrie continue d’assurer jusqu’en Juin la présidence du Conseil de l’Union Européenne, ce qui est un comble. 

Les déclarations de Prague et du Parlement européen peuvent encourager les dérives délétères constatées comme la désinhibition de l’extrême droite en Europe, la résurgence du Nazisme dans les pays baltes et la naissance d’un Néo-maccarthysme contraire à l’esprit européen et consacré par des lois en vigueur dans de nombreux pays de l’Est de l’Union Européenne. 

L’insidieuse mise en équivalence du Nazisme et du Communisme a encouragé l’indécente mise en équivalence entre la Shoah et les souffrances endurées sous les régimes communistes. 

La Lituanie et la Hongrie ont déjà par la Loi consacré cette égalisation entre les souffrances des citoyens ayant vécu sous les régimes communistes et celles des victimes de la Shoah. En Lituanie le musée national du Génocide et l’institut de recherche du Génocide dont le responsable des Relations Publiques est un dirigeant Néo-nazi, excluent la Shoah de ce qu’ils appellent le Génocide. 

La création d’un concept de Génocide égal « par principe idéologique » à la Shoah est à notre avis un acte de déni de la Shoah. Ce concept a parmi d’autres, de profondes racines antisémites toujours vivaces dans les pays de l’Est car il serait autrement vide de sens. Toutefois les déclarations trivialement égalisatrices de Prague et du parlement Européen ne peuvent qu’encourager ces déviances. 

Nous tenons à saluer le fait que la plupart des députés allemands et autrichiens qui sont particulièrement bien placés pour connaître le Nazisme et le Communisme se soient abstenus de signer la déclaration du Parlement européen. 

Les déclarations de Prague et du parlement Européen pourraient aussi avoir un impact négatif sur la politique extérieure de l’Europe : 

Le vocabulaire anticommuniste simpliste et l’encouragement à un  Néo-maccarthysme pourrait finalement heurter la République populaire de Chine, deuxième puissance mondiale et pays communiste. 

La reclassification des crimes Nazis qui met en cause la mémoire des victimes de la Shoah et peut favoriser la résurgence l’antisémitisme, peut aussi renforcer les convictions de la droite israélienne sur la nécessité de garantir avant tout autre chose un refuge pour les juifs contre l’antisémitisme avec le soutien d’un électorat échaudé par l’Europe et devenu méfiant à son égard.

Par son intolérance l’Europe aura créé le conflit du moyen orient ; le Parlement Européen veille ainsi à l’envenimer et disqualifie l’Union Européenne pour jouer un rôle dans le processus de Paix au Moyen Orient. Les pays de l’Union Européenne devraient à titre diplomatique se désolidariser de la déclaration du Parlement Européen. 

L’écart dans le temps entre la date de ces  déclarations et notre réaction est dû notamment  à l’observation d’évènements qui pourraient être mis en relation ou encouragés par les déclarations de Prague et du parlement Européen, dans les pays de l’Est. 

Nous considérons que les Partis de progrès doivent prendre des distances avec ces déclarations pour ne pas être mêlés à leurs conséquences qui sont éloignées des valeurs des Partis de progrès. 

Nous proposerons pour cela un texte de déclaration claire concernant les souffrances des peuples ayant vécu sous les régimes communistes avec indication de toutes les considérations morales et historiques à prendre en compte.

 

Didier Bertin – 9 mai 2011

Ce texte est indissociable de ses 13 annexes