PRIMAIRES 1ER DEBAT

 

MESSAGE ENVOYE AUX PARLEMENTAIRES SOCIALISTES LE 18 SEPTEMBRE 2011

Didier Bertin

Premier débat des primaires et addition d’un autre paragraphe supplémentaire à ma note du 5 septembre

 

Cher(e)s camarades,

Il m'a semblé , lors du premier débat télévisé des Primaires que les « principaux » candidats devaient sans complexes afficher plus de convictions de gauche telles qu’elles sont présentées dans la plateforme du PS. 

1-Les Promesses :

Par exemple nous ne pouvons pas faire l’économie du plein retour à la retraite à 60 ans « sans perdre notre crédibilité  puisque nous nous y sommes engagés. » 

2-Les dépenses :

Ne pas faire de dépenses c’est parfois être dépensier en reportant des réformes qui deviendront plus coûteuse avec le temps. Il faut mettre un terme aux sarcasmes de la droite fondés sur l’amalgame trivial entre dépenses et déraison. 

3-La croissance:

L’obsédante croissance peut aider au mieux être mais elle n’est pas nécessairement liée indépendante à la justice sociale. Nous soutenons d’abord une philosophie quelque soit la situation économique que nous ne pouvons pas toujours maîtriser. Par ailleurs le mieux-être dépend du type de croissance économique.

Un pays peut faire d’autant plus facilement face à la décroissance s’il applique une juste répartition du revenu et développe l’esprit de solidarité. 

Une hausse des minima sociaux et une réforme fiscale sont synergétiques et nécessaires même hors du cadre de la croissance.

 

Les chapitres de ma note du 12 septembre 2011 - SUIVRE LIEN CI-DESSOUS -sur la mission des entreprises, des Banques et sur l’innovation montrent bien l’importance de la croissance, mais celle-ci est loin d’être automatiquement un vecteur de justice et de bien être.

http://www.didier-bertin.org/rubrique,crise-financiere-et-ideologie,1216407.html

Je me permets ajouter un paraphe sur la fiscalité qui vise à montrer la trop forte proportion de taxes indirectes et donc antisociales et l’insuffisance « de la proportion et du volume » des ressources issues des prélèvements directs.

 

4-La fiscalité

Compte tenu d'un cerain flou, j'ai ajouté le paragraphe suivant à la note mentionné ci-dessus

 

CHAPITRE I  -PARGRAPHE 5

PARAGRAPHE ADDITIONNEL DU 18 SEPTEMBRE 2011

5-La réforme indispensable des impôts.

 

Les chiffres de notre fiscalité montrent comme dans le reste des aspects traités dans cette note, la forte influence idéologique sur la conception du système d’imposition et de prélèvement.

Il faut mettre fin au mythe de la gauche dépensière et montrer que de justes applications de ressources révisées sont nécessaire à notre esprit de solidarité dans un monde en crise.

Les fortes disparités de la distribution des revenus sont en France notamment le fruit de sa fiscalité et du choix et des volumes collectés, en plus de la mauvaise redistribution du revenu du travail.

L’impôt a mauvaise presse par qu’il a été jusqu’ici injustement appliqué.

Des publications partiales indiquent que les prélèvements en France sont en France parmi les plus lourds de l’OCDE, mais ces jugements sont faits sur la base d’éléments non comparables.

Le but de ce postulat est de démontrer que la France ne peut pas aller plus loin en matière de prélèvement, ce qui est inexact.

Les pays de l’OCDE incluent dans leur calcul de prélèvement et d’impôts rapportés au PIB, les seules charges sociales payées aux organismes publics alors que les couvertures sociales sont souvent assurées dans beaucoup de ces pays par des entreprises et assurances privées.

En France ce sont des organismes publics qui assurent pour la plupart des citoyens les prestations sociales, ce qui alourdit la charge des prélèvements par rapport à celle d’autres pays de l’OCDE.

Même avec ces prélèvements sociaux non pondérés, nous sommes loin des chiffres parfois indiqués de l’ordre de 40% du PIB en impôts et prélèvement..

Loi de Finance 2010, Budget et PIB :

L’impôt sur les sociétés « net » ne représente que 0.8% du PIB et 6% du budget net tandis que l’impôt sur le revenu ne représente que 2.8% du PIB et 20.5% du Budget « net » avant dégrèvements.

Les impôts directs ne représentent que 5.4% du PIB et 39% du Budget net.

Les impôts indirects (TVA essentiellement) s’élèvent en valeur nette à 6.4% du PIB et constituent 47% du Budget net avant dégrèvements.

En fait, ils représentent 64% du Budget « net » après dégrèvements.

Le fait que notre Budget repose pour presque 2/3 sur l’impôt indirect qui pénalise les pauvres et les classes moyennes, accroît les disparités de revenus et ralentit la croissance.

Un gouvernement socialiste doit modifier très profondément ce système fiscal à la fois injuste et néfaste à l’économie générale.

Nous ne devons réduire la proportion des impôts indirects ainsi surtout augmenter à la fois la proportion et le volume des impôts directs en proportion du Budget et du PIB.

Sur la base des chiffres de 2010 présentés dans le tableau ci-dessous  il faudrait augmenter les prélèvements de 117 milliards d’Euros pour arriver à 40% du PIB.

Les chiffres montrent donc bien qu’en ne collectant pas les ressources nécessaires aux dépenses la Droite est « irresponsable et dépensière ». De plus la Droite est injuste et antisocial en collectant l’essentiel du budget sur l’impôt indirect.